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Les sacrifices du Jour des Expiations et des Jours saints

par Peter Nathan

Lévitique 16 est un chapitre remarquable qui détaille des tâches incombant uniquement au souverain sacrificateur pendant le Jour des Expiations (verset 29). Le seul autre individu mentionné est l’homme en charge de chasser un bouc dans le désert à l’apogée de cette journée (versets 21-22). Nous savons qu’à l’époque de Jésus et de l’Église originelle, ce jour était célébré en grande pompe dans le temple. Les pèlerins venaient en grand nombre à Jérusalem pour les Fêtes d’Automne afin de voir et d’observer le souverain sacrificateur effectuer ces rituels. Cependant, ce chapitre mentionne bien plus que la cérémonie du Jour des Expiations, car ces actions étaient un aperçu des étapes du plan divin jusqu’à ce Jour saint.

Le souverain sacrificateur entamait le Jour des Expiations en effectuant les sacrifices d’expiations – c.-à-d. les sacrifices pour les péchés (Ostervald) – dont le sang était amené dans le saint des saints – le seul jour où il était autorisé à y entrer. Un jeune taureau était sacrifié pour le souverain sacrificateur et sa maison. L’autre sacrifice était un bouc qui était choisi après avoir jeté le sort pour l’Éternel (versets 7-9). Le sang de ces sacrifices pour les péchés devait ensuite être apporté dans le saint des saints par le souverain sacrificateur afin d’y être aspergé sur l’arche de l’alliance et le propitiatoire qui la recouvrait (Lévitique 16 :14-15). Il est intéressant de noter que le sacrifice originel pour la Pâque devait être un agneau ou chevreau d’un an (Exode 12 :5).

Bouc

Nous comprenons que l’offrande de la gerbe agitée avait lieu au cours de la Fête des Pains sans Levain (Lévitique 23 :9-14) et qu’elle représentait la brève visite de Jésus-Christ devant Son Père peu après Sa résurrection (cf. Jean 20 :17), alors qu’Il avait accompli Son sacrifice pour le pardon de nos péchés. Ainsi, les premières instructions données au souverain sacrificateur de prendre un bouc pour l’offrande pour les péchés et de présenter son sang devant le propitiatoire dans le saint des saints se référait à ce qui arriverait à Jésus-Christ, notre Pâque, et à la gerbe agitée pendant les Pains sans Levain (Hébreux 9 :11-12).

Ensuite, le souverain sacrificateur devait retourner dans le lieu saint, le plus grand endroit du tabernacle, où se trouvaient l’autel en or des parfums, la menorah et la table des pains de proposition. Le souverain sacrificateur devait également asperger ces objets de sang afin qu’ils soient purifiés (Lévitique 16 :16-17). Ces objets sont mentionnés dans le Nouveau Testament pour représenter l’œuvre de ceux qui ont été appelés dans l’Église et qui ont reçu le Saint-Esprit de Dieu. La menorah était une lumière dans un endroit très sombre, tout comme nous devons être la lumière de ce monde enveloppé de ténèbres. Elle était alimentée par de l’huile d’olive, une représentation du Saint-Esprit divin donné à l’Église le Jour de la Pentecôte. L’encens sur l’autel d’or était utilisé pour représenter nos prières qui montent jusqu’au trône de Dieu (Apocalypse 8 :4). Bien que les pains de proposition ne soient pas spécifiquement mentionnés dans le Nouveau Testament en lien avec l’Église, il s’agissait de pains sans levain semblables à ce que nous devons devenir suite au sacrifice de Jésus-Christ et avec l’aide du Saint-Esprit. En faisant l’expiation pour cet endroit du tabernacle, le souverain sacrificateur représentait le rôle du Christ dans l’Église de nos jours. Il nous purifie afin que nous puissions accomplir Son Œuvre et être prêts à faire partie de Sa famille (1 Pierre 4 :17).

Lorsque le souverain sacrificateur avait achevé la purification du lieu saint, il devait sortir du tabernacle et se rendre sur le parvis afin de purifier l’autel des holocaustes avec le sang des sacrifices pour les péchés (Lévitique 16 :18-19). Malachie expliqua que le Messie remplira ce rôle lorsqu’Il reviendra, afin que les offrandes soient agréables à notre Père (Malachie 3 :1-4). Cela s’inscrit dans le contexte des événements entourant la seconde venue du Messie et la Fête des Trompettes. Ésaïe représenta le retour de Jésus-Christ de la même manière, lorsqu’Il reviendra avec des habits rouges comme s’Il avait travaillé dans un pressoir à vin (Ésaïe 63 :1-4). Le souverain sacrificateur devait porter des vêtements spéciaux lorsqu’il officiait pendant le Jour des Expiations (Lévitique 16 :4) – des habits qui devaient assurément être maculés de sang après qu’il eut fait l’aspersion pour tous les rites de purification. Il devait aussi se laver avant de porter ces vêtements cérémoniaux en lin.

Après avoir fini tout son travail de purification, le souverain sacrificateur revenait alors vers le second bouc, sur lequel n’était pas tombé le « sort pour l’Éternel » (Lévitique 16 :9-10, 20). Tous les péchés du peuple retombaient sur la tête de ce bouc, puis il était chassé loin du peuple dans le désert par un homme dont c’était la charge (versets 21-22). Dans le livre de l’Apocalypse, Jean montra que Satan sera séparé de tout contact avec l’humanité, juste après le retour du Christ en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apocalypse 20 :1-3). L’apogée du Jour des Expiations était le retrait des péchés du peuple, le dernier acte de purification effectué par le souverain sacrificateur ce jour-là.

Jésus-Christ est notre Souverain Sacrificateur, qui est actuellement au trône de Son Père, représenté par le saint des saints. Il est en train de nous préparer pour les rôles qui nous seront attribués dans Son Royaume lorsqu’Il reviendra pour bannir Satan dans son rôle actuel de dieu de ce monde et pour inaugurer le règne glorieux de la famille divine. Les actions du souverain sacrificateur pendant le Jour des Expiations nous aident à apprécier comment cette transformation se réalisera.

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