L’attitude de la Pâque

par Roderick Meredith

À l’approche de la saison pascale, il est important de nous concentrer sur la véritable signification du sacrifice de Jésus-Christ, notre Sauveur. C’est Lui qui nous fera entrer dans le Royaume de Dieu, dont Il sera le Roi. Il doit vivre Sa vie en nous par le Saint-Esprit, sinon nous n’entrerons pas dans ce Royaume !
Roderick Meredith
Roderick C. Meredith
Rédacteur en chef

À l’approche de la saison pascale, il est important de nous concentrer sur la véritable signification du sacrifice de Jésus-Christ, notre Sauveur. La façon dont le monde met l’accent sur le fait d’aimer le « petit Jésus » peut parfois nous influencer, même dans l’Église de Dieu, de telle sorte que nous commencions à sous-évaluer cet aspect crucial de l’Évangile concernant Jésus-Christ et Son sacrifice. Mais comme M. Armstrong le rappelait régulièrement, dans ses sermons et dans ses écrits, nous ne devons pas agir ainsi !

Le Christ est le Sauveur qui nous fera entrer dans le Royaume de Dieu, dont Il sera le Roi. Il doit vivre Sa vie en nous par le Saint-Esprit, sinon nous n’entrerons pas dans ce Royaume !

L’apôtre Paul écrivit aux Romains : « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu – Évangile qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures ; il concerne son Fils, né de la postérité de David, selon la chair, déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 1 :1-4). Paul souligne clairement le rôle primordial de « Jésus-Christ notre Seigneur » dans « l’Évangile de Dieu ». Aucun faux enseignant ne doit nous éloigner de la base même de notre message – qui ne peut être dissocié du Christ, de Sa mort, de Sa résurrection, de Sa fonction actuelle de Souverain Sacrificateur et de Son avenir en tant que Roi dans le gouvernement, ou Royaume, de Dieu à venir.

À l’approche de la Pâque, méditons sur le fait que Celui qui existait avec Dieu le Père de toute éternité accepta de « [se dépouiller] lui-même, en prenant une forme de serviteur » (Philippiens 2 :7). Il « s’est dépouillé lui-même », en venant dans la chair pour être cruellement battu de verges, puis amené devant la foule et crucifié pour payer l’amende de nos péchés. Nous devons constamment reconnaître qu’Il fut ressuscité, qu’Il est monté au ciel et qu’Il est maintenant assis dans la gloire comme notre Souverain Sacrificateur et futur Roi. C’est grâce à Lui que nous pouvons nous présenter devant Dieu le Père par la prière. Il doit maintenant vivre Sa vie en nous au travers du Saint-Esprit (Galates 2 :20).

L’apôtre Paul écrivit aux Corinthiens : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2 :1-2).

Le Christ fut battu pour notre guérison !

Nous devrions nous rappeler, particulièrement à l’époque de la Pâque, que le Christ a été battu juste avant d’être crucifié ! Le but de cette flagellation – comme les Écritures nous le font comprendre – était de payer l’amende de nos transgressions physiques aux lois de la santé et aux lois de la nature. Ainsi, le Christ est devenu Celui qui nous guérit, comme l’a écrit l’apôtre Pierre : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2 :24). Lorsque l’apôtre Paul expliqua la signification de la Pâque aux Corinthiens, il leur rappela : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11 :23-24). Comme nous l’avons expliqué à de nombreuses reprises pendant la cérémonie de la Pâque, le pain rompu est pris avant le vin, car il symbolise le corps meurtri du Christ pour payer nos négligences et nos transgressions physiques dans la façon dont nous traitons notre corps, le temple du Saint-Esprit. Ensuite, nous prenons le vin rouge – symbolisant le sang de Jésus, versé pour payer l’amende de nos péchés spirituels.

Un peu plus loin, Paul ajouta : « Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts » (versets 28-30). Si nous voulons être guéris par Dieu, nous devons développer une véritable foi dans le fait que le corps du Christ a été meurtri pour notre guérison ! Nous devons « discerner » la signification profonde des symboles de Son sacrifice, le pain et le vin, que nous prenons lors de la Pâque.

Agneaux

Cependant, la connaissance et la compréhension du sacrifice du Christ se sont graduellement estompées dans l’esprit de beaucoup ces dernières années, à cause de certains dirigeants qui s’étaient introduits dans l’Église de Dieu et qui avaient commencé à « diluer » le message de l’Évangile ! Beaucoup de frères et sœurs ont complètement oublié de se tourner d’abord vers Dieu, car ils ne voient plus qu’Il est Celui qui nous guérit. Ils préfèrent se tourner naturellement vers toutes sortes de remèdes et de pilules, ou vers un médecin s’ils ont besoin d’une ordonnance ou d’une opération, plutôt que de demander premièrement une onction, quand cela est possible, et de demander à Dieu d’intervenir en toutes choses bien au-delà de ce que peut faire un homme !

La foi de centaines de frères et sœurs s’est graduellement estompée en matière de guérison ! Soyons conscients de ce danger et revenons à la foi « qui a été transmise une fois pour toutes » – même pour la guérison divine ! Frères et sœurs, à l’approche de la Pâque, souvenez-vous que le Christ a payé une terrible amende afin que vous puissiez être guéris. Si vous prenez la Pâque sans la foi et sans comprendre ces choses, plusieurs parmi vous pourraient bien – comme les Corinthiens – être affaiblis, malades ou même « s’endormir » [mourir] ! Paul écrivit encore : « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde » (versets 31-32).

Reprenez l’étude d’Ésaïe 53 :4-5, ces versets prophétiques expliquent clairement que la « flagellation » du Christ était nécessaire ! Selon le verset 4, « ce sont nos souffrances qu’il a portées », c’est-à-dire nos « douleurs » comme le mot hébreu est généralement traduit ! Le verset 5 montre qu’Il a été meurtri pour nos iniquités et « c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris ». La guérison est directement associée à la flagellation subie par Jésus, juste avant d’être crucifié. C’est la signification du pain que nous prenons lors de la Pâque – juste avant le vin, symbole de la mort du Christ pour nos péchés spirituels.

L’Évangile selon Matthieu relève que, lorsque Jésus est venu, « il guérit tous les malades, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies » (Matthieu 8 :16-17).

Dans le Nouveau Testament, de nombreux passages montrent que la guérison physique et le pardon spirituel sont inexorablement liés ! Lorsque Jésus guérit un paralytique, Il dit aux pharisiens incrédules : « Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison » (Matthieu 9 :5-6). À chaque fois que Jésus prêchait, Il ne se contentait pas d’enseigner le pardon des péchés, mais Il guérissait également les gens de toute maladie et infirmité : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité » (verset 35).

Le pouvoir de guérir

Lorsque Jésus envoya Ses douze apôtres – avant qu’ils soient convertis car ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit – Il « leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité » (Matthieu 10 :1). Et Il leur ordonna : « Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10 :7-8). La guérison physique et le pardon des péchés spirituels étaient étroitement liés lorsque Jésus et les apôtres prêchaient l’Évangile ! C’est un aspect essentiel du « message de l’Évangile ». Nous voyons dans Luc 10 que les « soixante-dix autres », envoyés par Jésus séparément des apôtres, avaient reçu la même puissance et la même mission de prêcher et de guérir ! « Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté, guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous » (Luc 10 :8-9).

Après Sa résurrection, Jésus envoya les apôtres en leur disant : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris » (Marc 16 :17-18).

Plusieurs de nos ministres ont effectivement participé à guérir des malades et à chasser des démons, par la puissance divine. Mais ces événements ne se produisent pas aussi souvent qu’ils ne le devraient !

Pourquoi ?

Voici la réponse apportée par Jésus : « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 :8). Frères et sœurs, de nombreux passages bibliques montrent qu’à la fin de cette époque, le peuple de Dieu manquera cruellement de foi. Nous devons réaliser que chacun d’entre nous commence déjà à être affecté par cette situation ! En général, le Dieu tout-puissant ne guérit pas très souvent, à moins qu’il y ait une « atmosphère de foi » ! Rappelez-vous que Jésus-Christ Lui-même – lorsqu’Il retourna dans Sa ville natale auprès des siens – « ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit » (Marc 6 :5). Il est évident que ce n’était pas Lui qui manquait de foi, mais « il s’étonnait de leur incrédulité » (verset 6) !

Nous devons agir activement pour restaurer cet aspect du christianisme originel. Commençons par implorer Dieu collectivement afin qu’Il restaure une pleine compréhension et une foi profonde au sujet de la guérison et de l’intervention divine, comme l’avaient les premiers apôtres. Prions et jeûnons à ce sujet. Nous devons « nous secouer », chers frères et sœurs, afin que Dieu guérisse surnaturellement un nombre croissant de nos amis et de nos proches dans l’Église de Dieu, en ces temps de la fin ! Nous savons que de terribles épidémies auront lieu. C’est pourquoi, il est d’autant plus impératif que le peuple de Dieu développe une véritable foi, en sachant qu’Il peut nous guérir si nous nous tournons vers Lui de tout notre cœur !

À Sa façon et en Son temps

Permettez-moi de vous rappeler que l’Église a toujours enseigné que Dieu ne guérit pas systématiquement au cours de notre vie physique – et Il permet que certaines personnes meurent à un moment donné. Dieu guérit à Sa façon et en Son temps. Bien que nous ayons été très attristés par les décès de MM. Dibar Apartian, David Burson, Glen Gilchrist, Fitzroy Greeman, Randy Gregory, Bob League, Carl McNair, John Ogwyn, Carl Ponder, Bruce Tyler, Keith Walden et bien d’autres ces dernières années, ces hommes ont prouvé qu’ils étaient des fidèles serviteurs de Jésus-Christ. Certains étaient sexagénaires ou septuagénaires, voire plus âgés que moi. En ce qui me concerne, frères et sœurs, sachez et comprenez que Dieu n’a pas « besoin » de me guérir, même si j’espère sincèrement qu’Il le fera. Dieu m’a déjà accordé près de 87 années de vie merveilleuse, avec deux charmantes épouses, six enfants, dix petits-enfants, quatre arrière-petits-enfants, des voyages autour du monde et d’innombrables autres bénédictions et opportunités. J’ai déjà vécu presque 16 années de plus que le roi David, qui régna sur Israël il y a 3000 ans et qui mourut « âgé et rassasié de jours ». J’apprécierais profondément vos prières afin que Dieu m’accorde quelques années supplémentaires pour aider à finir l’Œuvre ! C’est ma passion et mon désir. Mais ne soyez pas choqués, ne vous détournez pas, et en aucune façon ne perdez pas courage si Dieu permet qu’un homme de 87 ans meure. Votre foi doit toujours être dans la parole de Dieu et dans ce que Dieu dit qu’Il fera. À moins qu’il y ait une raison spéciale, Dieu nous guérit souvent au cours de cette vie – et beaucoup parmi nous en ont fait l’expérience. Mais nous devons vraiment faire tout notre possible – en tant qu’Église – pour demander à Dieu d’augmenter notre foi et notre zèle, afin que notre Père céleste nous accorde les dons du Saint-Esprit – y compris la guérison divine – et les répande beaucoup plus que par le passé, à mesure que nous travaillons avec Christ en créant une « atmosphère de foi » au sein de Son Église.

Au nom de Jésus, je vous demande de vous joindre à moi sans tarder en implorant notre Père céleste pour restaurer cette foi vivante au sein de Son Église ! Je vous en prie, demandez à Dieu de nous enseigner chaque leçon, de nous montrer tout ce que nous devons changer et d’avancer ensemble, de nous approcher de Lui pour qu’Il puisse nous bénir, de nous donner les moyens et de nous utiliser pour finir Son Œuvre avec le même zèle qu’avaient les premiers apôtres – et aussi de nous bénir avec les miracles qui les « accompagneront » !

À l’approche de la Pâque, mettons-nous à genoux avec plus de sincérité et demandons à Dieu – avec une intelligence et un zèle renouvelés – de nous aider à apprécier profondément le sacrifice de Jésus-Christ notre Sauveur, qui versa non seulement Son sang pour nos péchés spirituels, mais qui livra aussi Son corps aux coups afin que nous puissions être guéris. N’oublions pas et ne négligeons pas cet aspect vital du but de Dieu pour notre vie, ni la signification profonde de la cérémonie de la Pâque !