Où serez-vous à la prochaine Fête ?

par Wallace Smith

Cet article examine quatre principes qui nous aideront à être dans une meilleure condition spirituelle pendant la prochaine Fête des Tabernacles qu’au cours de la précédente.

Si vous avez déjà consulté le calendrier, vous savez que le 25 septembre 2026 au soir, nous nous réunirons à nouveau pour la soirée inaugurale de la Fête des Tabernacles. Comme moi, vous vous demandez peut-être où vous serez à ce moment-là. Cependant, il est impossible de savoir avec certitude où nous serons physiquement à cette date, car beaucoup de choses peuvent se produire au cours de l’année, dont la plupart échappent à notre contrôle.

Mais il y a beaucoup plus important : où en serons-nous spirituellement le 25 septembre 2026 ? Sur ce point, vous et moi avons un grand pouvoir de décision. Que pouvons-nous faire pour déterminer quel sera notre état spirituel lorsque la prochaine Fête des Tabernacles commencera ? Nous vivons une époque particulièrement dangereuse, surtout sur le plan spirituel. C’est le moment de prendre notre cheminement avec Dieu très au sérieux. Ce n’est pas le moment, pour aucun d’entre nous, de se contenter de passer le 25 septembre 2026 dans le même état spirituel que celui dans lequel nous nous trouvons actuellement. Au contraire, c’est le moment d’obéir au commandement de croître dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ, car notre salut dépend véritablement de notre croissance spirituelle.

Examinons quatre principes qui, si nous les appliquons tout au long de l’année, nous aideront à être dans une meilleure condition spirituelle pendant la prochaine Fête des Tabernacles qu’au cours de la précédente.

Agir dès maintenant

L’ancien Israël connaissait des saisons pluvieuses, dont l’une, mentionnée à plusieurs reprises dans la Bible, est appelée la pluie de la première saison (cf. Joël 2 :23). Elle suit immédiatement la Fête et elle est nécessaire pour ramollir le sol afin de le préparer au travail. Dieu a prévu la pluie après la Fête afin de faciliter le labour et les semailles. C’est un élément essentiel.

Pendant la Fête, le « sol » de notre cœur devrait devenir meuble : nous sommes corrigés, encouragés et édifiés. Si nous voulons être dans une meilleure condition spirituelle pour la Fête des Tabernacles en 2026, nous ne devons pas attendre pour tirer parti de ce que Dieu fait avec le sol de notre cœur. Un de mes amis parlait souvent de ce qu’il appelait les trois lois des semailles et de la moisson : vous récoltez ce que vous semez, vous récoltez davantage que ce que vous semez et vous récoltez après avoir semé. Au cours de la prochaine Fête, notre moisson spirituelle dépendra de ce que nous semons actuellement.

Les Écritures nous avertissent que « le paresseux ne rôtit pas son gibier ; mais le précieux trésor d’un homme, c’est l’activité » (Proverbes 12 :27) ou, comme le dit la Bible de Jérusalem, « la meilleure ressource de l’homme est la diligence ». Lorsqu’un chasseur tue un animal, il dispose d’un laps de temps pour dépecer la carcasse avant qu’elle ne pourrisse ou se détériore d’une autre manière, voire avant que des charognards ne s’en emparent. Le paresseux ne travaille pas rapidement avec ce qu’il a gagné, mais celui qui est diligent s’empresse de le faire car il est conscient qu’il ne dispose que d’un court laps de temps pour utiliser et conserver ce qu’il a acquis. Cette diligence est précieuse.

Nous sommes allés à la Fête et nous avons tiré profit de ce que nous avons reçu. C’est maintenant le temps de traiter ces informations, de méditer à leur sujet, de les mettre en pratique dans notre vie, de les utiliser pour réfléchir sur notre vie et pour éclairer notre chemin afin d’être capables de voir de nouvelles choses. Si nous avons assisté à la Fête, apprenant ce qu’est le Millénium, étudiant davantage ce qu’est la voie divine, mais que cette connaissance ne nous ait pas transformés, alors nous avons perdu notre temps à la Fête. Son principal objectif est de faire une différence en nous et les personnes diligentes ne perdent pas leur temps.

Proverbes 6 :9-11 dit : « Paresseux, jusqu’à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir !… Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, et la disette, comme un homme en armes. » Lorsque des hommes en armes se présentent, vous êtes à leur merci. De la même manière, vous serez à la merci de vos besoins, à moins d’agir lorsque vous devez le faire. Les choses que vous souhaitez accomplir seront mises de côté pour laisser place à celles qui doivent être réalisées afin de gérer l’urgence.

Lorsque notre premier fils est né, j’imaginais que je ferais de lui un de ces « bébés prodiges » qui commencent à lire à l’âge de trois ans. J’élaborais un plan détaillé et précis. J’étais enthousiaste et passionné à cette idée. Cependant, huit mois plus tard, je n’avais absolument rien fait. Peut-être que Dieu a utilisé ma procrastination pour le bien de mon fils, car la vie des super-bébés n’est pas toujours facile. Tous mes fils sont devenus des adultes capables, bien qu’aucun n’ait appris à lire avant de savoir marcher ! Quoi qu’il en soit, l’échec de mon plan m’a contrarié : comment ces huit mois ont-ils pu passer aussi vite ? La raison est que je prenais quotidiennement la même décision : reporter le plan d’un jour. Après plusieurs jours, ça m’est tout simplement sorti de l’esprit.

Cela arrive beaucoup plus facilement qu’on ne le pense. Avons-nous déjà célébré la Pâque en réalisant que nous étions à de nombreux égards la même personne qu’il y a un an, pas parce que nous avions décidé de ne pas évoluer, mais parce que nous avions pris 365 décisions de ne pas évoluer pendant un jour ? Notre relation avec Dieu et notre dévouement au Royaume qu’Il instaurera sont trop importants pour être négligés. Nous devons agir maintenant.

Faire le point sur soi-même

Il est très facile de s’habituer à entendre qu’il faut faire un « examen de soi ». C’est une phrase que nous avons entendue tant de fois et l’habitude peut engendrer une certaine apathie et un certain détachement. Cependant, nous devons nous examiner, c’est-à-dire faire une introspection de notre vie en détail afin de savoir où nous en sommes. Lorsque le sol a été ramolli par les premières pluies, l’agriculteur ne se contente pas de courir dans les champs et jeter au hasard les semences dont il dispose. Il réfléchit à l’avance : « Ma charrue est-elle bien affûtée ? Ai-je besoin d’embaucher des travailleurs saisonniers ? Ai-je assez de semences ? » Il sait où il en est pour que ses efforts soient productifs. Nous devons faire de même.

Au début de son règne, le roi David marchait clairement avec Dieu et « l’Éternel protégeait David partout où il allait. David régna sur Israël, et il faisait droit et justice à tout son peuple » (2 Samuel 8 :14-15). Dieu lui accorda réussite sur réussite. Cependant, quelques années plus tard, il commit l’adultère avec la femme d’un de ses hommes les plus fidèles et il orchestra le meurtre de celui-ci (2 Samuel 11). D’un point de vue spirituel, il est évident que David n’était pas au bon endroit. Il est difficile d’imaginer qu’il fit un examen de soi tel qu’il aurait dû le faire.

Lorsque je lis cela, je ne peux m’empêcher de me demander : puis-je prédire où j’en serai spirituellement dans cinq ans ? Est-ce que je continue à m’examiner moi-même ? À quel point je prends au sérieux ma croissance spirituelle ?

Comme l’apôtre Paul l’a écrit dans 2 Corinthiens 13 :5, nous avons l’obligation de nous examiner nous-mêmes : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés. » Comme nous le voyons dans ce qu’il écrivit plus tard, Paul suivit son propre conseil :

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres » (Romains 7 :14-23).

Paul reconnaissait qu’il était un être humain devant lutter contre les difficultés qu’il rencontrait et cela le frustrait. Il peut être frustrant de s’examiner soi-même. Si nous le faisons correctement, nous voyons des choses qui ne nous plaisent pas. Si vous vous examinez et ne voyez que des choses qui vous plaisent, ce n’est pas bon signe : vous devriez peut-être discuter avec des personnes qui sont frustrées par votre comportement afin de découvrir ce que vous ne voyez pas. À l’opposé, si vous ne voyez rien qui vous plaît, ce n’est pas bon non plus : vous devriez peut-être discuter avec des personnes qui vous apprécient et les écouter un peu plus. Les commentaires des autres peuvent parfois nous donner un aperçu de nous-mêmes que nous n’aurions pas autrement.

Paul poursuit au verset 24 : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?… » Nous reconnaissons qu’il existe un lien direct entre le péché et la mort, c’est pourquoi reconnaître le péché en nous-mêmes est frustrant et préoccupant. Mais il existe une solution à ce dilemme : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… » (verset 25). Paul écrivit que, même lorsqu’il se sent frustré de ne pas être à la hauteur des critères fixés par Dieu, « il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Romains 8 :1-2).

Si nous nous soumettons en nous engageant à marcher selon l’Esprit avec Christ, nous avons une confiance devant Dieu que nous n’aurions pas autrement, car nous avons le sacrifice et l’aide de Jésus-Christ. Il nous relève et nous aide à aller de l’avant. Nous pouvons nous présenter avec assurance devant le trône de grâce – pas en ayant les jambes tremblantes, mais avec le désir ardent d’être en présence de notre Père, car Jésus-Christ comprend ce que nous traversons et Il nous aide à surmonter nos difficultés.

Cependant, Paul nous avertit également que « si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui » (Galates 6 :3-4). Nos actions (les sacrifices que nous sommes prêts à faire) révèlent à Dieu les choses auxquelles nous accordons de la valeur. Quel est notre véritable comportement en matière de prière, d’étude de la Bible, de jeûne et de méditation ? À quoi ressemblent nos conversations avec les autres ?

Cela implique que nous devons être prêts à accepter nos responsabilités. Il existe un monstre intérieur et séduisant qui nous dit : « Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas ta faute. » Certes, notre éducation et les personnes qui nous entourent ont une influence réelle sur nous. Cependant, nous ne pouvons pas contrôler leurs actions et, en fin de compte, nous sommes toujours responsables de nous-mêmes et de nos choix, car nous avons reçu le libre arbitre. Dieu pose cette question : « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées ? Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël » (Ézéchiel 18 :2-3).

Il ne fait aucun doute que l’environnement créé par les parents conditionne l’avenir de leurs enfants : soit en les empêchant de prospérer et de s’épanouir, soit en leur facilitant la tâche. Cela étant, les Écritures soulignent qu’un fils, indépendamment des actions de son père, se tiendra devant Dieu pour ses propres actions. Votre relation avec Dieu n’est jamais définie par d’autres personnes. Il n’y a pas de privilèges pour accéder au Royaume et personne ne peut vous en barrer l’accès.

Prier pour un changement intérieur

Je vous encourage à lire les chapitres 8 à 10, ainsi que le chapitre 13 de Néhémie. À partir du chapitre 8, nous trouvons un peuple passionné suite aux Fêtes d’Automne. Le peuple voulait changer, croître et ne pas retourner en captivité. Il était déterminé à s’approcher de Dieu. Ils se réunirent, firent une promesse et se mirent d’accord : « Nous allons suivre Dieu. »

« Le reste du peuple, les sacrificateurs, les Lévites, les portiers, les chantres, les Néthiniens, et tous ceux qui s’étaient séparés des peuples étrangers pour suivre la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui étaient capables de connaissance et d’intelligence, se joignirent à leurs frères les plus considérés d’entre eux. Ils promirent avec serment et jurèrent de marcher dans la loi de Dieu donnée par Moïse, serviteur de Dieu, d’observer et de mettre en pratique tous les commandements de l’Éternel, notre Seigneur, ses ordonnances et ses lois. Nous promîmes de ne pas donner nos filles aux peuples du pays et de ne pas prendre leurs filles pour nos fils ; de ne rien acheter, le jour du sabbat et les jours de fête, des peuples du pays qui apporteraient à vendre, le jour du sabbat, des marchandises ou denrées quelconques ; et de faire relâche la septième année, en n’exigeant le paiement d’aucune dette » (Néhémie 10 :28-31).

Ensuite, Néhémie partit pendant plusieurs années. À son retour, tout le peuple faisait ce qu’il avait précisément promis de ne pas faire. Le jour du sabbat, ils foulaient le raisin pour faire du vin. Ils avaient épousé des païens et en logeaient même un dans le temple (cf. Néhémie 2 :19 et 13 :7-8). Les marchands étrangers affluaient pendant le sabbat, car ils savaient que les Juifs le considéraient comme un jour de marché.

Que fit alors Néhémie ? Il arracha les cheveux de quelques individus et leur dit en substance : « Que faites-vous ? C’est exactement pour cela que nous avons été emmenés en captivité ! » Il prit ensuite des dispositions pour que des gardes soient à leur poste pendant le jour du sabbat afin d’empêcher les marchands étrangers d’entrer. Il avertit aussi ceux d’entre eux qui attendaient à l’extérieur : « Si vous le faites encore, je mettrai la main sur vous » (Néhémie 13 :21) !

Il s’agissait là d’une obéissance imposée de l’extérieur qui ne s’accompagna d’aucune transformation ou changement intérieur. Finalement, cela conduisit à la religion des pharisiens, basée sur le paraître et remplie de signes extérieurs de « justice », mais spirituellement en décalage avec ce que Dieu désire. Jésus condamna leur hypocrisie, disant qu’ils ressemblaient « à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Matthieu 23 :27).

Un changement imposé de l’extérieur n’est jamais permanent. Les renforcements extérieurs devront augmenter en fréquence et en intensité, car la volonté humaine de pécher est grande et elle trouve presque toujours un moyen de s’exprimer. Cela ne signifie pas que les mesures de protection externes soient inutiles. Par exemple, en ce qui concerne l’immoralité visuelle sur Internet, vous pouvez utiliser des filtres qui fournissent un certain niveau de protection. Cependant, il est important de reconnaître qu’aucune protection n’est parfaite. Au mieux, elle peut fournir un délai ou une occasion d’y réfléchir à deux fois. Pour une véritable sécurité et une croissance réelle, nous devons travailler sur notre caractère, c’est-à-dire un changement qui vient de l’intérieur.

Si nous souhaitons un changement permanent, si nous voulons vraiment être dans une meilleure condition spirituelle lors de la prochaine Fête, nous devons nous concentrer sur le changement intérieur. Ce n’est pas quelque chose pour lequel les êtres humains sont doués. Pourtant, en tant que disciples du Christ, Dieu vit en nous par Son Saint-Esprit, prêt à s’engager avec nous pour changer notre for intérieur. Il est important de demander à Dieu de nous aider dans ce changement intérieur.

Se fixer un objectif et établir un plan

Plusieurs méthodes existent pour se fixer des objectifs. La moins utile d’entre elles consiste à garder l’objectif uniquement dans votre tête, plutôt que de le noter. Transférer un objectif de votre esprit vers un support que vous pouvez lire vous aide à vous y engager. Cependant, si nous souhaitons réellement qu’un objectif contribue à notre progrès, une solution consiste à établir un objectif « SMART ».

S pour spécifique. Des objectifs tels que « se rapprocher de Dieu » ou « croître dans la foi » sont évidents, mais ils ne sont pas suffisamment précis pour contribuer de manière tangible à notre réussite. Il est plus utile de se concentrer sur les actions que vous pouvez entreprendre plutôt que de vous concentrer uniquement sur les résultats. Un objectif tel que « prier davantage » est plus spécifique et donc plus utile : il contribue aux objectifs plus larges qui consistent à se rapprocher de Dieu et à croître dans la foi. Il nous aide à nous concentrer sur une action spécifique car, en fin de compte, notre désir est de nous repentir des choses dont nous devons nous détourner et changer ce qui doit être changé.

M pour mesurable. Contrairement à un objectif conceptuel tel que « prier davantage », un objectif mesurable pourrait être de « prier chaque matin », si ce n’est pas déjà le cas. Lorsque vous vous fixez un objectif, essayez de réfléchir à la manière d’évaluer rétrospectivement si vous l’avez atteint ou non.

A pour approprié. Si vous êtes parent, vous pourriez être tenté de vous fixer un objectif tel que : « Je souhaite que mon fils commence à s’approcher de la note maximale pour ses devoirs. » Cependant, comment transformer cela en une action concrète et réalisable ? Une solution consiste à réviser votre objectif pour qu’il devienne quelque chose comme : « Cette semaine, je parlerai tous les jours à mon fils de ses devoirs et je verrai s’il a besoin d’aide. » C’est pertinent. C’est approprié car cela relève de votre sphère d’influence. Il s’agit d’une action que vous pouvez accomplir.

R pour réaliste. Supposons que vous ayez des difficultés à prier, au point que vous laissiez passer plusieurs jours sans prier Dieu. Dans ce cas, est-il réaliste de dire : « À partir de demain, je vais prier quotidiennement à genoux pendant 30 minutes » ? Probablement pas. Si vous avez du mal à prier, il serait plus utile de vous fixer comme objectif de prier 5 minutes par jour. Bien qu’il ne s’agisse assurément pas du niveau à atteindre dans votre vie de prière, alors que vous croissez, c’est tout de même un progrès montrant que vous êtes sérieux dans votre volonté de changer. Nous ne devons jamais transiger avec le péché, mais nous devons être réalistes et comprendre qu’un progrès constant est plus réaliste et qu’il produit plus de fruits que des efforts impulsifs ou irréguliers.

T pour temporel. C’est la différence entre « Je vais marcher plus souvent » et « Je vais marcher trois fois par semaine ». Lorsque vous fixez un critère temporel, vous pouvez mesurer vos progrès régulièrement.

Certains vont encore plus loin et visent des objectifs SMARTER, c’est-à-dire des objectifs qu’ils peuvent régulièrement évaluer et réviser si nécessaire (E pour évaluer ; R pour remanier ou réviser).

Posez-vous la question : « Quel changement puis-je apporter à mes pratiques, mes comportements ou mes habitudes qui aurait un impact important sur ma condition spirituelle lors de la prochaine Fête ? » Ne pensez pas connaître la réponse trop rapidement, réfléchissez-y sérieusement et demandez à Dieu de vous aider à la trouver. Il n’y a évidemment rien de mal à choisir deux changements ou plus, mais essayez de conserver des objectifs suffisamment précis afin de pouvoir vous concentrer réellement sur ceux-ci.

Des suggestions pour croître

Le temps de dire ouf, nous serons déjà sur le point d’observer la Pâque. Je vous encourage à considérer cette période comme une période d’évaluation de votre ou vos objectifs. Nous allons tous nous examiner nous-mêmes dans les jours qui précèdent la Pâque. C’est donc le moment de semer les graines qui nous permettront de vérifier notre croissance réelle le moment venu, afin de mesurer si les épreuves de notre vie portent leurs fruits. Dieu nous a donné un délai naturel pour cela.

Si vous êtes baptisé, je vous encourage à réfléchir spécifiquement au fruit de l’Esprit de Dieu. Si nous avons cet Esprit en nous, il est censé produire un fruit spécifique dans notre vie. Lisez Galates 5 et songez à intégrer le fruit de l’Esprit dans vos objectifs.

Si vous êtes adulte mais pas encore baptisé, souvenez-vous que le Christ souhaite que vous entriez dans Sa famille. Si vous ne savez pas vraiment la raison pour laquelle vous n’êtes pas encore baptisé, c’est un excellent sujet d’introspection. Pouvez-vous écrire les raisons pour lesquelles vous ne l’êtes pas encore ? Savez-vous quels obstacles s’interposent entre vous et le baptême ? Ne vous sentez pas soumis à une pression excessive, mais gardez à l’esprit qu’il n’y a pas de troisième voie : il y avait seulement un bouc pour l’Éternel et un bouc pour Azazel, mais il n’y avait pas de troisième bouc (Lévitique 16). Le fait d’être baptisé fait une différence. En tant qu’adulte, si vous n’avez pas encore été baptisé, réfléchissez aux causes possibles.

Si vous êtes adolescent, le baptême n’est probablement pas imminent, mais cela ne devrait pas vous empêcher de commencer à réfléchir à votre baptême à venir. L’article de M. Scott Winnail intitulé « Pour les jeunes dans l’Église : Comment savoir lorsque je suis prêt pour le baptême ? » mérite d’être lu et de méditer à son sujet (Le Journal, janvier-février 2019).

Ces jours pendant lesquels nous réfléchissons à la Fête des Tabernacles qui s’est s’achevée sont cruciaux pour nous. Si Dieu le veut, le 25 septembre 2026, nous entendrons M. Weston nous parler des huit jours à venir pendant son message de la Soirée inaugurale. Je ne sais pas où je serai physiquement et vous non plus. Pour chacun d’entre nous, l’important est de nous concentrer dès maintenant, avec l’aide de Dieu le Père et de Jésus-Christ, sur l’endroit où nous serons spirituellement.