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Nous sommes conscients que les enfants sont parfois en désaccord avec leurs parents, notamment parce qu’il existe des différences considérables dans leur expérience. Un parent en sait naturellement davantage qu’un enfant, tout comme un membre de longue date de l’Église devrait avoir une meilleure perspective de la voie de Dieu et de l’Église. Il devrait en savoir davantage sur son histoire, sur la manière dont notre adversaire œuvre contre nous et comment les petites tendances se transforment en mouvements de grande envergure. Je pense souvent à mon père, sergent-chef dans l’armée de l’air, qui était chargé de surveiller le moral et l’état de préparation d’un escadron de 500 hommes et de leurs familles. Il était responsable du bien-être général des hommes. Il assurait la liaison entre eux et le commandant de l’escadron. Si nécessaire, il lui revenait de les discipliner. À bien des égards, son travail était similaire à celui d’un ministre religieux, bien qu’il y ait des différences évidentes. Contribuer à la joie des autres (2 Corinthiens 1 :24) est très différent de la discipline militaire. Je m’attarde un peu sur le contexte afin de souligner un principe que mon père m’a enseigné : « Occupe-toi des petites choses et tu n’auras pas à te soucier des grandes. » M. Kermit Nelson, directeur des programmes éducatifs d’été pour les jeunes dans l’Église Universelle de Dieu, l’avait bien compris. Il mit en place des règles visant à éviter de nombreux problèmes aux campeurs. Sachant que les farces ou les mauvaises plaisanteries pouvaient rapidement dégénérer, il demanda aux moniteurs de les étouffer dans l’œuf, plutôt que d’attendre qu’elles deviennent incontrôlables. Il s’occupait des « petites choses ». La Bible s’exprime à ce sujet. Salomon a écrit : « Parce qu’une sentence contre les mauvaises actions ne s’exécute pas promptement, le cœur des fils de l’homme se remplit en eux du désir de faire le mal » (Ecclésiaste 8 :11). Il conseilla également : « Commencer une querelle, c’est ouvrir une digue ; avant que la dispute s’anime, retire-toi » (Proverbes 17 :14). Il est effectivement plus facile d’arrêter un problème lorsqu’il est petit que lorsqu’il a pris de l’ampleur. J’ai observé la mise en application de ce principe dans l’éducation des enfants lorsque les parents pensent en savoir davantage que Celui qui nous a créés. Les jeunes parents souhaitent faire de leur mieux pour leurs enfants, alors ils recherchent souvent des conseils en dehors de la Bible, dans des programmes qui semblent intéressants. Ces programmes déconseillent souvent toute forme de punition physique et recommandent plutôt de raisonner, y compris avec les très jeunes enfants. Bien sûr, les plus âgés d’entre nous ont observé les résultats de cette approche. Dans le domaine de l’éducation des enfants, les DVD, les livres, les séminaires et les phrases accrocheuses telles que « l’amour et la logique » rapportent beaucoup d’argent à ceux qui les produisent. Cependant, le message biblique est qu’il existe dès le début un arbre de la connaissance qui mélange le bien et le mal. Ces programmes d’éducation des enfants ont certains aspects positifs, sinon ils ne se vendraient pas, mais ils ne sont pas basés sur les vérités que l’on trouve dans les Écritures. Ainsi, lorsque de tels programmes vont à l’encontre de la parole de Dieu, nous devons nous demander : « Est-ce que je crois vraiment que la Bible est inspirée par Dieu ? Est-ce que je crois qu’elle est pleine de bonnes intentions, mais qu’elle est “périmée” ? Si elle se trompe sur l’éducation des enfants, sur quoi d’autre se trompe-t-elle ? Puis-je choisir ce que j’accepte dans ses pages ? » Ces questions méritent d’être sérieusement prises en considération. Dieu nous dit que « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui » (Proverbes 22 :15). Une meilleure traduction du mot verge (ou bâton dans d’autres traductions) serait plutôt baguette de bois ou une petite branche flexible. Le but de ce verset n’est pas de dire qu’il est nécessaire de donner des fessées avec une baguette de bois, il nous indique qu’une punition physique est un outil légitime et utile pour discipliner les jeunes enfants. La parole de Dieu nous conseille de régler un problème avant qu’il ne prenne de l’ampleur. « Qui refuse de châtier son fils ne l’aime pas ; qui l’aime le corrigera de bonne heure » (Proverbes 13 :24, Semeur). Croyez-vous cela ? La discipline physique peut-elle être administrée avec amour ? Croyez-vous la Bible lorsqu’elle nous parle de la correction inhérente à l’amour de Dieu ? « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils » (Hébreux 12 :5-6). La discipline doit être motivée par l’amour et non par la colère. Trop souvent, les parents essaient des idées qui semblent bonnes, pour finalement se rendre compte qu’elles ne fonctionnent pas. Frustrés, certains parents finissent par aller trop loin et administrent des fessées sous le coup de la colère. Dans le monde actuel, qui n’a manifestement pas de bons antécédents en matière d’éducation des enfants, toute forme de discipline physique est mal vue, voire illégale dans certains pays, bien que de nombreuses juridictions autorisent les fessées données à la main (de nombreux éducateurs approuvent même cette pratique). Aller à l’encontre de l’autorité civile en place peut entraîner le retrait de l’enfant du foyer, ce qui est le pire des scénarios possibles à moins, bien entendu, qu’il s’agisse d’une véritable situation de maltraitance. Même quand les punitions physiques sont légales, la sagesse veut que ces mesures disciplinaires soient prises en privé et qu’aucun châtiment ne soit jamais excessif ou donné sous le coup de la colère. Les actions qui causent un préjudice réel ou permanent, comme frapper avec le poing ou faire couler le sang, ne sont jamais acceptables ! L’équilibre bibliqueJe me souviens d’une mère célibataire dont le fils de 4 ans était incontrôlable. Ma femme et moi leur rendions visite un jour lorsqu’elle m’a confié : « Je sais que c’est mal, mais je déteste mon fils. » Elle était frustrée et honnête. Raisonner avec son enfant ne servait à rien. Pendant que nous étions là, il se comportait comme à son habitude et j’ai expliqué à cette mère que son fils n’avait aucune raison de l’écouter. Elle devait l’avertir une fois, puis lui donner une fessée s’il n’obéissait pas. Elle suivit immédiatement ce conseil, mais elle lui donna une « fessée » si légère que celle-ci le mit encore davantage en colère. Je lui ai alors expliqué que la fessée devait être suffisamment forte pour lui faire un peu mal aux fesses, sans le blesser, mais en lui faisant vivre une expérience désagréable. Elle suivit de nouveau mon conseil. Cette fois-ci, le garçon ne poussa pas un cri de colère, mais de douleur. Puis il vint rapidement se réfugier dans les bras de sa mère. C’était l’un de ces cas où une personne avait vraiment écouté et mis le conseil en pratique. En quelques semaines, ce garçon de 4 ans devint un enfant avec lequel il était agréable de passer du temps. Si les parents ne parviennent pas à contrôler un enfant de 4 ans, que feront-ils lorsqu’il aura 14 ans et que sa logique lui dira que la drogue est une bonne idée ? Il est important d’inculquer le respect de l’autorité parentale dès le plus jeune âge, avant que les problèmes ne prennent de l’ampleur. À l’autre extrême, certains pensaient que la fessée était la seule action nécessaire pour élever de bons enfants. C’est une erreur : la fessée n’est qu’un des outils nécessaires. Néanmoins, c’est un outil important qui est trop souvent rejeté aujourd’hui. Bien avant de recourir aux châtiments corporels, les parents doivent passer du temps avec leurs enfants. Ils doivent leur enseigner qui est Dieu dans le cadre des activités familiales quotidiennes. Les pères sont avertis de ne pas être trop exigeants avec leurs enfants, au point de les décourager, mais de les élever « en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens 6 :4 ; cf. Deutéronome 6 :6-7 ; Psaume 78 :2-8). Nous lisons encore dans Ésaïe 3 :12 : « Mon peuple a pour oppresseurs des enfants, et des femmes dominent sur lui ; mon peuple, ceux qui te conduisent t’égarent, et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches. » D’après mon expérience, c’est souvent – mais pas toujours – l’épouse qui empêche son mari de discipliner leur enfant. Lorsque les femmes dominent le foyer, les enfants deviennent souvent des oppresseurs à la maison et dans la société. Les pères ne doivent jamais recourir à une discipline sévère, mais ils doivent prendre les devants pour le bien de leur famille. Tout dépend finalement de notre perception de la Bible : la considérons-nous ou non comme la parole de Dieu ? Dans l’affirmative, nous mettrons fin à la rébellion d’un enfant tant qu’il est encore jeune, plutôt que d’attendre que la situation empire. Si nous nous appliquons à « être attentifs aux détails », nous nous préparerons, nous et nos familles, aux « grandes choses », c’est-à-dire aux récompenses glorieuses que Dieu nous réserve à la résurrection.
Article a394 – www.eglisedieuvivant.org
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