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La grâce est un des concepts centraux de la Bible. C’est un des aspects les plus merveilleux du caractère de Dieu le Père et de Jésus-Christ. Elle joue également un rôle clé dans leur plan de salut. La saison de la Pâque nous rappelle chaque année de suivre l’exhortation de l’apôtre Pierre de croître « dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 3 :18). Le sujet de la grâce est très vaste et largement méconnu, en particulier chez ceux qui pratiquent différentes formes de christianisme contrefait dans le monde. Il peut être facile pour nous, dans l’Église de Dieu, de minimiser l’importance de la grâce de Dieu lorsque nous voyons ceux qui en abusent la transformer en antinomisme (c.-à-d. une “opposition à toute loi”)[1], rejetant la beauté et la valeur de la loi divine. Cet article ne suffirait pas à couvrir le sujet tout entier ; c’est pourquoi je vous encourage à lire la brochure de M. Gerald Weston dont le titre pose la question : La loi ou la grâce ? Bien entendu, sa réponse est : les deux ! À l’approche de la Pâque et de la Fête des Pains sans Levain, nous devons nous rappeler ce que ces jours nous enseignent à propos de la grâce de Dieu et de la manière dont nous devons y répondre. Dans sa brochure Les Jours saints : le magistral plan divin, M. Roderick Meredith a écrit : « La Pâque montre que nous sommes “gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé IMPUNIS les péchés commis auparavant” (Romains 3 :24-25) » (pp. 16-17). Dans cet article, nous allons essayer d’approfondir notre compréhension de l’infinie richesse de la grâce de Dieu (Éphésiens 2 :7). Nous examinerons la signification de la grâce, comment elle est présente non seulement dans le Nouveau Testament mais aussi dans l’Ancien, comment Jésus a enseigné et accordé la grâce, et enfin comment nous devrions être profondément reconnaissants pour la grâce de Dieu. Qu’est-ce que la grâce ?Une brève définition de la grâce est qu’il s’agit d’une faveur et d’un pardon gratuits et immérités que Dieu accorde à ceux qui Le cherchent, rendus possibles par Son Fils, Jésus-Christ. Pardonner, c’est « cesser d’éprouver de la colère ou du ressentiment envers quelqu’un pour une offense, un défaut ou une erreur » et « annuler (une dette) ». La faveur peut être définie comme « une attitude d’approbation ou d’affection ».[2] Bien que ce soit une simplification excessive, nous pourrions dire que lorsque Dieu nous accorde Sa grâce, cela signifie qu’Il nous aime ! En vérité, Il nous a aimés au point d’envoyer Son Fils mourir à notre place et d’annuler l’énorme dette que nous avions contractée par nos péchés, allant même jusqu’à les oublier, ce qui est un élément clé de la nouvelle alliance (Hébreux 10 :16-17). Ces définitions peuvent aider d’un point de vue intellectuel, mais, comme pour découvrir un trésor enfoui, il faut creuser davantage pour voir pleinement son ampleur et sa beauté. La grâce de Dieu n’est pas quelque chose que nous, les humains, pouvons gagner ou mériter, car nous avons tous péché (Romains 3 :23). Pourtant, Dieu nous aimait alors que nous continuions à pécher. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5 :8). Comme c’est souvent le cas, réfléchir à l’amour des parents physiques envers leurs enfants nous aide à comprendre le point de vue de Dieu. Je pense à la façon dont mon épouse et moi accordons souvent notre « grâce », humainement parlant, à notre fils de trois ans. L’été dernier, nous avons passé des vacances en famille avec des frères et sœurs, des cousins, des oncles et des tantes, ainsi que ses grands-parents. Nous avions dit à tous les enfants que nous les emmènerions manger une crème glacée et ce jour était arrivé. Mon fils était extrêmement excité, comme tout enfant de trois ans quand il s’agit d’une glace, mais il n’avait pas très bien mangé son dîner. Alors que tout le monde se préparait à monter en voiture, il était devenu fatigué et très grincheux. Il se faisait un peu tard, alors mon épouse et moi avons décidé de rester et de demander à quelqu’un de ramener une crème glacée pour notre fils le lendemain. Cela nous permettrait de le coucher tôt, ce dont il commençait à avoir besoin. Alors que le reste de la famille commençait à partir, nous avons vu que notre fils voulait non seulement sa crème glacée, mais aussi faire partie du groupe qui sortait ensemble. Mon épouse a eu le cœur serré et m’a chuchoté que nous devrions peut-être y aller. Nous en avons brièvement discuté et nous y sommes allés. Notre fils et tout le monde ont passé un merveilleux moment en famille autour d’une glace. C’est un exemple insignifiant, mais, comme beaucoup d’autres moments dans la vie de parents, il donne un aperçu, bien qu’imparfait et limité, de la façon dont Dieu traite chacun de nous, Ses enfants. Mon épouse et moi avons fait preuve d’un peu de « grâce » envers notre fils. Nous lui avons accordé un peu de faveur et de pardon « immérités », parce que nous l’aimons vraiment ! Encore une fois, l’image n’est pas parfaite. Notre façon de penser était peut-être plus proche de celle de Moïse après la journée très difficile d’Aaron à la fin de Lévitique 10. Parfois, les parents « transforment la grâce en autorisation ». Si cette glace devait lui apprendre que les mauvaises attitudes seraient récompensées, nous n’aurions pas pu aller jusqu’au bout de notre désir d’accorder notre grâce. Bien entendu, Dieu ne « met pas simplement de côté » la punition prévue par Sa loi : Sa grâce envers nous signifie que la punition que nous avons méritée sera accomplie à notre place par le sang versé de Son Fils. Pourtant, comme mon fils dans cette petite histoire, nous voulons que notre Père céleste nous accorde Sa grâce, Sa faveur et Son pardon immérités, lorsque nous péchons. Trouver la grâce dans l’Ancien TestamentEn nous efforçant de comprendre et d’apprécier la grâce de Dieu, nous ne devons pas oublier de nous tourner vers l’Ancien Testament, car la grâce divine en est un thème central. Si vous vous contentez de rechercher le mot « grâce », vous ne le trouverez pas aussi souvent dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, mais voici trois façons simples d’identifier la grâce dans l’Ancien Testament. 1) Notez les mots et les concepts étroitement liés à la grâce et à sa signification. Par exemple, après que Dieu a déclaré qu’Il détruirait la Terre à cause de la méchanceté des hommes, nous lisons que « Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Genèse 6 :8). Certaines traductions utilisent parfois le mot « faveur » au lieu de « grâce ». La prophétie de Jérémie à propos du pardon des péchés sous la nouvelle alliance en est un autre exemple. « Je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jérémie 31 :34). Personne ne mérite que ses péchés soient pardonnés et oubliés, mais Dieu choisit de le faire et d’accorder Sa grâce à ceux qui s’efforcent de se repentir et de rechercher Son pardon avec foi. Considérez cette description poétique de la manière dont Dieu accorde Sa miséricorde et Sa grâce, en pardonnant complètement les péchés : « Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent ; autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions » (Psaume 103 :11-12). Trouver et étudier des mots qui traduisent tous les aspects de la grâce – tels que l’amour, la bonté, la miséricorde, la faveur et le pardon – peut nous aider à trouver des exemples de la grâce de Dieu dans l’Ancien Testament. 2) Recherchez le mot hébreu « checed » (ou hesed). Dans Exode 20 :6, la dernière partie du deuxième commandement se lit ainsi : « [je] fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. » Le commentaire biblique Expositor décrivit le lien entre checed et la grâce dans l’Ancien Testament, notant à propos de ce verset : « En réalité, ????? (checed), traduit par “miséricorde” […] est un des meilleurs mots de l’Ancien Testament pour désigner la grâce de Dieu. Il apparaît plus de 250 fois. »[3] Le mot hébreu checed, utilisé à de nombreuses reprises dans l’Ancien Testament, est généralement traduit par « bonté » ou « miséricorde ». Sa signification est très proche du mot grec charis, généralement traduit par « grâce » dans le Nouveau Testament. Checed peut être traduit par « amour bienveillant, bonté immuable, grâce, miséricorde, fidélité, bonté, dévotion ».[4] M. Peter Nathan expliqua ce point très utile dans son article « “Charis”, “Checed”, la loi et la grâce » (Le Journal, novembre-décembre 2015), montrant comment checed nous aide à mieux comprendre la grâce de Dieu dans l’Ancien Testament. 3) Notez les exemples de l’Ancien Testament où Dieu a accordé une grâce abondante. Tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons Dieu accorder Sa faveur et Son pardon immérités à des personnes, des familles et des nations. Dans Genèse 12 et 20, nous lisons deux récits où Abraham mentit et demanda également à son épouse de mentir, en disant qu’elle était sa sœur et non sa femme. Il fit cela sous l’effet de la peur, par instinct de conservation et par manque de foi. Cependant, il est un des grands « héros » de la foi que Dieu présente comme un exemple. Dieu traita Abraham – qui était tout aussi humain et pécheur que nous – avec grâce, lui accordant Sa faveur et Son pardon immérités. Des siècles plus tard, Jésus-Christ allait mourir, payant la peine de mort qu’Abraham méritait. Même le « père des croyants » avait besoin de la grâce de Dieu et de l’expiation de ses péchés par le sacrifice du Christ afin de recevoir le salut. D’autres exemples incluent celui de David et ses péchés impliquant Urie et Bath-Schéba. Dieu accorda une grâce abondante à David. La nation de l’ancien Israël reçut la grâce de Dieu à maintes reprises, car Il lui accorda régulièrement Sa faveur et Son pardon immérités. Nous pourrions aussi lire Hébreux 11 et réfléchir à tous les « héros de la foi » mentionnés dans ce chapitre. Beaucoup d’entre eux ont mené une vie de foi extraordinaire et exemplaire, mais chacun d’entre eux a néanmoins péché et n’a donc pas « mérité » le salut. Eux aussi ont mérité la mort, mais ils seront sauvés par Dieu car « ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3 :24). Comme le montrent ces exemples, il existe différentes façons de trouver la grâce de Dieu dans l’Ancien Testament. Elle n’apparaît pas toujours aussi clairement que dans le Nouveau Testament, mais elle est bien présente. Jésus-Christ était “plein de grâce”Certains seront peut-être surpris d’apprendre que la traduction Louis Segond ne mentionne nulle part dans les quatre Évangiles que Jésus-Christ ait utilisé le mot « grâce ». Cependant, le récit de Ses actions montre que la grâce était et reste un élément clé de Son caractère. Il enseigna et accorda constamment la grâce au cours de Sa vie humaine. Considérez ces passages du Nouveau Testament : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1 :14). En effet, « la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1 :17). Le Christ était « plein de grâce » et « la grâce et la vérité sont venues par » Lui. Notons deux exemples tirés de Son ministère lorsqu’Il enseigna et montra la grâce. La parabole du fils prodigue, donnée par le Christ dans Luc 15 :11-32, raconte l’histoire d’un homme qui avait deux fils. Le plus jeune demanda son héritage avant de partir gaspiller sa fortune dans une vie dissolue et extravagante, se retrouvant sans ressources. Plus tard, ce fils se ressaisit et retourna vers son père dans un repentir humble et sincère, confessant pleinement ses péchés. Lorsque le père vit son fils revenir, il éprouva une grande compassion, courut à sa rencontre, l’embrassa et le serra dans ses bras. Il demanda ensuite à ses serviteurs de préparer un festin pour célébrer le retour de son fils perdu. Cette histoire émouvante nous enseigne plusieurs leçons, notamment à propos de la grâce de Dieu. Le père, qui aimait beaucoup son fils, lui fit grâce en lui accordant sa faveur. Il lui accorda un pardon immérité en célébrant son retour et sa repentance. Le fils avait pourtant tout fait pour ne pas mériter la faveur et le pardon de son père, et encore moins le somptueux banquet et la fête célébrant son retour. Une grande leçon à retenir est que le père représente Dieu, tandis que le fils prodigue représente chacun d’entre nous en tant que pécheurs. Chaque fois que nous tombons dans le rôle du fils prodigue en péchant, nous pouvons être incroyablement et profondément reconnaissants que, lorsque nous nous agenouillons devant Dieu dans une prière de repentance, notre Père soit prêt à nous accueillir à bras ouverts, nous embrassant et nous accordant Sa grâce abondante. L’autre exemple décrit la manière dont le Christ traita la femme surprise en adultère : « Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus » (Jean 8 :3-11). Jésus ne nia pas le fait que la femme ait commis l’adultère, mais Il lui dit : « Va, et ne pèche plus. » Selon la loi, elle méritait d’être lapidée (Lévitique 20 :10), mais Christ l’a traitée avec grâce. Il lui accorda Sa faveur et Son pardon immérité, tout en insistant sur la réponse ultime et nécessaire à la grâce : « Va, et ne pèche plus. » Bien que Jésus n’ait pas employé directement le mot « grâce », Il l’enseigna avec d’autres mots et à travers Son exemple. Quelques décennies après être retourné auprès du Père, Il inspira Paul à utiliser le mot « grâce » à de nombreuses reprises dans 14 livres du Nouveau Testament. Le Christ enseigna et démontra la grâce pendant Son ministère car Il se préparait à donner Sa vie pour payer la peine de mort non seulement pour chaque être humain qui accepte Son pardon, mais aussi pour chaque péché que nous avons commis. Romains 6 :23 explique que, sous la nouvelle alliance, « le salaire du péché, c’est la mort », mais le Christ a payé cette peine afin que la grâce, dans tout son sens physique et spirituel, puisse être étendue (Romains 5 :15 ; Hébreux 2 :9). Être extrêmement reconnaissants pour le don de la grâce de DieuLa grâce de Dieu est véritablement un des plus grands dons qu’Il nous ait faits. Nous devrions apprécier l’ironie et l’intelligence du choix de Dieu d’utiliser un ancien pharisien, un expert en loi, pour expliquer le concept de la grâce plus directement que quiconque dans les Écritures ! Tout comme l’apôtre Jean est souvent appelé « l’apôtre de l’amour », l’apôtre Paul est parfois appelé « l’apôtre de la grâce ». Comme M. Weston nous le rappela dans sa brochure, « le thème de la grâce est une contribution importante de Paul nous permettant de mieux comprendre ce sujet complexe. »[5] Dans la traduction de Louis Segond, nous voyons que Paul utilisa 97 fois le mot « grâce » dans ses épîtres, contre seulement 44 fois dans tous les autres livres du Nouveau Testament. Certaines des déclarations de Paul sont parmi les plus directes et les plus utiles concernant l’importance de la grâce. Examinons trois exemples marquants : • Paul écrivit que nous sommes « gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience » (Romains 3 :24-25). • Il déplora l’anarchie : « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! » (Romains 6 :14-15). • Il nous rappela que nous ne pouvons ni gagner ni mériter la grâce qui nous sauve : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2 :8-9). Paul écrivit de nombreux autres passages expliquant que les vrais disciples du Christ sont justifiés gratuitement par la grâce, qu’ils sont sous la grâce et non sous la loi, et qu’ils sont sauvés par la grâce au moyen de la foi. Malheureusement, ces concepts ont été largement mal compris et déformés pendant des siècles. Mais ils sont vrais et doivent être compris. En termes simples, Paul dit que les disciples peuvent être librement justifiés – purifiés et rendus innocents de leurs péchés passés – par la grâce de Dieu. Aucune obéissance ni aucune bonne œuvre ne peuvent nous justifier. Nous sommes « sauvés par la grâce » car nous devons être purifiés, justifiés et pardonnés de nos péchés pour être sauvés. Ceux qui se repentent ne sont pas « sous la loi » au sens où ils ne sont pas soumis à la peine de mort exigée par la loi (Romains 6 :23). Par la grâce de Dieu, Christ est mort et a payé la peine de mort pour chacun d’entre nous. Nous serions tous soumis à cette sanction pour nos péchés, la peine de mort éternelle, si Dieu ne nous avait pas accordé Sa grâce personnellement (Romains 3 :23). Mais par la grâce de Dieu, rendue possible par le Christ qui a payé l’amende que nous avons tous méritée pour chaque péché que nous avons commis, nous ne sommes plus soumis à la peine de mort de la loi. Quelle véritable bénédiction d’être sous la grâce de notre Père et de Jésus-Christ ! Paul ne dit pas que les disciples n’ont plus besoin d’obéir à la loi de Dieu. Comme l’a écrit M. Weston dans sa brochure : « Tous les apôtres et les auteurs du Nouveau Testament, y compris Paul, comprenaient que notre comportement est important, mais que le seul respect de la loi (maintenant ou plus tard) ne suffit pas à couvrir nos nombreux péchés : seul le sang versé du Fils de Dieu peut le faire. C’est ce que nous appelons la grâce […] ce don suprême de Dieu. »[6] Paul savait assurément que les gens comprendraient mal, voire déformeraient son enseignement, c’est pourquoi il souligna à plusieurs reprises l’importance de la loi, comme dans le chapitre 6 de l’épître aux Romains. Pierre a également averti que les lettres de Paul pouvaient être mal interprétées (2 Pierre 3 :16-18). Jude mit en garde contre ceux qui chercheraient à promouvoir l’anarchie. « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude 1 :4). Si nous n’étions pas tenus d’obéir à la loi de Dieu, la grâce serait inutile. Le but même de la grâce de Dieu est de nous pardonner nos péchés et de nous réconcilier avec Lui, car le péché est la transgression de Sa loi (1 Jean 3 :4). La gloire de Sa grâcePaul décrivit la grâce de Dieu plus souvent et plus directement que tout autre auteur biblique, et il loua souvent Dieu pour Sa grâce. Considérez ces magnifiques paroles : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption [de filiation] par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé. En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence » (Éphésiens 1 :3-8). La grâce que Dieu nous accorde gratuitement est un don presque incroyable. Vu comme elle est puissante pour purifier et justifier les péchés passés, nous devons éviter de tomber dans le piège de « profiter » de la grâce de Dieu, ce qui nous amènerait à ne pas prendre le péché suffisamment au sérieux. C’est un piège dans lequel sont tombées de nombreuses dénominations protestantes. Pourtant, Paul mit clairement en garde contre cette fausse interprétation : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6 :1-2). Paul souligna un autre point essentiel : le fait que nous sommes sauvés par la vie du Christ (Romains 5 :10), décrivant comment Celui-ci doit vivre Sa vie pleine de foi et d’obéissance dans les vrais chrétiens (Galates 2 :20). Une bonne compréhension de la grâce de Dieu conduit à une appréciation profonde et sincère de celle-ci, à l’exact opposé d’une attitude qui prend le péché à la légère. Lorsqu’une personne comprend et apprécie véritablement la grâce divine, elle s’efforce avec diligence et ferveur de vaincre le péché et d’obéir à Dieu (2 Corinthiens 7 :9-11). Celui qui comprend et apprécie correctement la grâce de Dieu reconnaît le prix inestimable qui a été payé – la vie du Fils de Dieu – pour rendre Sa grâce possible dans toute sa puissance. Cette compréhension correcte reconnaît la gravité et l’ampleur du fait que « par lui nous avons reçu la grâce » (Romains 1 :5). Concluons par la dernière pensée qui nous est transmise dans la parole de Dieu : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! » (Apocalypse 22 :21). 1. “Antinomisme”, Universalis.fr 2. The Oxford American College Dictionary, 2002 3. “Exodus”, The Expositor’s Bible Commentary, volume 2, Zondervan, p. 426 4. Vine’s Expository Dictionary of Biblical Words 5. La loi ou la grâce ?, Gerald Weston, édition 1.0, p. 4 6. Ibid., p. 15
Article a398 – www.eglisedieuvivant.org
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