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Au cours du siècle dernier, la façon dont les gens s’habillaient pour diverses occasions a radicalement changé. Je me souviens encore de ma mère me racontant qu’avant la Deuxième Guerre mondiale, les femmes ne se rendaient pas en ville sans s’être mises sur leur trente-et-un : chapeau, gants, robe, voire bijoux. Les photos de cette époque montrent que les hommes s’habillaient généralement de la même manière : costume, cravate, chapeau et chaussures de ville. Cela nous semble tellement étrange aujourd’hui. Chaque fois que je prends l’avion depuis Charlotte, je porte une paire de chaussures qui a besoin d’être cirée, car j’ai remarqué que cet aéroport semble disposer des meilleurs cireurs de chaussures de tous les aéroports des États-Unis. Se faire cirer les chaussures est un gaspillage d’argent dans la plupart des aéroports, c’est pourquoi on ne voit presque jamais de file d’attente, mais ce n’est pas le cas à Charlotte. Il y a souvent trois ou quatre cireurs à l’œuvre tandis qu’un ou deux clients font la queue, impatients de faire profiter leurs chaussures d’un traitement de 15 minutes qui leur redonne le même lustre qu’à l’origine. Pourtant, une fois assis sur la chaise du cireur et qu’on observe les centaines de passants, force est de constater qu’une très faible minorité porte des chaussures de ville. Bien entendu, ce n’est pas un problème car des chaussures de marche confortables sont probablement préférables, compte tenu des distances qu’il faut parcourir dans certains aéroports et des tracas liés au passage des contrôles de sécurité. Cependant, cela illustre le fait que la société moderne est devenue très décontractée, ce qui présente à la fois des avantages et des inconvénients. La plupart d’entre nous nous sentirions probablement mal à l’aise dans les tenues d’apparat des années 1700. De nos jours, beaucoup d’hommes ne voudraient pas porter de longues perruques bouclées ni de chemises à volants. Je suis certain que mon épouse n’aimerait pas non plus porter ces robes à paniers qui empêcheraient les femmes de passer par une porte moderne. Bien entendu, je ne parle ici que des codes vestimentaires du monde occidental. Chaque pays a ses propres coutumes en matière de tenue décontractée ou habillée. Certaines sont parfois restées inchangées depuis un millier d’années, tandis que d’autres ont évolué au fil du temps. En 1981, mon épouse et moi avons assisté à la Fête des Tabernacles aux Bermudes et nous vîmes pendant les assemblées des directeurs de cantiques portant un… bermuda, bien sûr ! Cependant, il ne s’agissait pas des shorts décontractés que l’on voit sur les plages. Ces hommes les portaient avec une veste cintrée et une cravate, des chaussettes montantes et des chaussures de ville. C’était (et c’est peut-être encore) une tenue de cérémonie aux Bermudes. La façon dont nous nous habillons est, dans une large mesure, le produit de notre culture. Au sein même d’une culture, il existe différentes conceptions de ce qui est « habillé » et de ce qui ne l’est pas. Une parabole qui donne à réfléchirJésus commença une parabole sur le Royaume en ces termes : « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces… » (Matthieu 22 :2-3). La fin du verset explique que beaucoup de ceux qui avaient été appelés au festin étaient trop occupés pour s’en soucier et « ils ne voulurent pas venir ». Chaque invité avait une excuse et n’accorda pas d’importance à la signification de l’invitation (versets 5-10). Puis nous arrivons à la conclusion qui donne à réfléchir : « Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (versets 11-14). Nous pouvons en tirer plusieurs enseignements. Le message principal de la parabole concerne la conduite vertueuse, comme le mentionne également Apocalypse 19 :8 décrivant qu’il a été donné à l’épouse du Christ « de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints ». Cela souligne également qu’il existait un protocole en matière d’habillement pour un mariage (et assurément pour d’autres occasions spéciales). En quoi cette tenue spéciale différait-elle des autres ? Je l’ignore. Je n’ai jamais entendu d’explication sur la différence exacte et, pour être franc, je n’ai pas pris la peine de rechercher ce détail. Mais il est clair qu’il y avait des différences. Le message de Jésus est extrêmement clair pour quiconque souhaite le comprendre : la manière dont nous nous habillons spirituellement est d’une importance capitale pour la vie éternelle, mais notre apparence extérieure est également importante. Cette parabole comporte quelques subtilités. L’homme habillé de façon négligée est appelé « ami ». Il n’y a pas d’animosité, juste la constatation qu’il se présenta à cette occasion de manière irrespectueuse. L’homme resta sans voix lorsqu’il fut chassé ; il était stupéfait que sa tenue ait de l’importance. Il faut également noter qu’il éprouva de terribles regrets pour avoir commis l’erreur de ne pas prendre son appel suffisamment au sérieux. L’importance de la modestieEn s’adressant à la communauté dispersée en Asie Mineure (l’actuelle Turquie), Pierre mentionna la nécessité de se vêtir avec modestie (1 Pierre 3 :3-5). Paul chargea Timothée d’exhorter les femmes à ce sujet : « Que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres » (1 Timothée 2 :9-10). Nous voyons ainsi que nos bonnes œuvres accompagnent notre apparence extérieure. Nous comprenons également, d’après le contexte biblique plus large, que le port de bijoux avec modération n’est pas interdit. C’est notre intention qui importe. Dieu s’intéresse davantage à notre beauté intérieure qu’à notre apparence physique et Il n’apprécie pas les tentatives égocentriques visant à attirer l’attention en se démarquant visuellement de la foule. La modestie implique également de faire preuve de retenue dans la mise en valeur de certaines parties de son corps. De nos jours, de nombreuses tenues de plage sont indécentes. Si vous avez vu des reportages sur des destinations touristiques ensoleillées ou sur la façon dont de nombreuses jeunes femmes s’habillent sur les plages, vous comprenez de quoi je veux parler. Par ailleurs, la modestie ne s’applique pas uniquement aux femmes. Dieu donna cette instruction aux hommes qui offraient des sacrifices : « Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte » (Exode 20 :26). L’avis de Dieu sur ce sujet est important. En effet : « Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints, il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent » (Psaume 89 :8). Et « puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint » (1 Pierre 1 :15-16). Ce qui m’inquiète davantage n’est pas le fait que nous puissions parfois ne pas respecter les règles vestimentaires, c’est plutôt le manque de sérieux avec lequel beaucoup de gens reçoivent ces exhortations. Trop souvent, leur réponse se traduit par des paroles ou des actes qui sous-entendent : « Personne n’a le droit de me dire quels vêtements porter. Je m’habillerai comme bon me semble. » Mes amis, nous devons comprendre que c’est un état d’esprit qui va au-delà de l’apparence extérieure et qui peut nous conduire dans « les ténèbres du dehors ». Allons-nous marcher selon notre propre volonté, « selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » ou plutôt « comme des enfants de lumière » (Éphésiens 2 :2 ; 5 :8) ? L’Église de Dieu a toujours enseigné que nous ne devons ni nous concentrer de manière narcissique sur notre aspect extérieur, ni donner l’impression que nous ne nous soucions pas de notre apparence. Autrement dit, que nous ne devons tomber dans aucun de ces deux extrêmes. Les assemblées de sabbat et les Fêtes annuelles sont des moments où nous devons nous habiller élégamment devant Dieu. Quant à l’exhortation appelant à la modestie, elle est autant valable pour les assemblées que pour se rendre à la plage ou à la piscine. M. Roderick Meredith nous rappelait souvent que la Bible révèle la pensée de Dieu. Notre apparence corporelle et notre présentation sont une question de respect envers Celui qui nous a créés. Quel message envoyez-vous aux autres ?
Article a406 – www.eglisedieuvivant.org
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