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Lorsque j’étais adolescent, mon père essayait de temps à autre de me faire mémoriser un passage biblique. Pendant environ un an, chaque sabbat, je révisais le Psaume 23 au cas où mon père me demanderait de le réciter. Avec seulement six versets, ce n’est pas très difficile à mémoriser. Le voici en entier : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel [pour l’éternité, cf. Ostervald]. » Comment chacun d’entre nous devrait-il comprendre l’idée que le Seigneur soit notre Berger ? Qu’est-ce que cela devrait signifier pour nous ? Afin de comprendre comment le Seigneur remplit ce rôle, examinons trois choses que fait tout bon berger. Un berger guideLes bergers existent depuis des milliers d’années. C’est une fonction ancestrale et la Bible mentionne plusieurs bergers célèbres. Abel, Abraham, Isaac, Jacob, Rachel, les fils de Jacob, Moïse et David furent tous bergers, au moins pendant une partie de leur existence. Un berger doit avoir une excellente connaissance du terrain qui l’entoure, car il doit guider ses brebis vers les meilleurs pâturages, vers les points d’eau, vers les endroits où il y a le moins de prédateurs et vers les lieux où il peut protéger ses brebis, surtout le soir. Il doit connaître les bons chemins et y conduire ses brebis. Il y a plusieurs années, je marchais dans les Rocheuses, dans l’État du Wyoming, avec un groupe de randonneurs et nous avions emprunté un sentier, appelé « l’escalier du diable », qui portait bien son nom ! C’est le genre de sentier qu’un berger doit connaître pour guider son troupeau à travers un terrain aussi difficile. Psaume 23 :1 dit : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. » D’autres traductions, comme celle de Port-Royal, disent : « C’est le Seigneur qui me conduit, rien ne pourra me manquer. » Ces deux tournures de phrase expriment correctement ce qui est dit ici à chacun de nous en particulier. Dans l’Ancien Testament, bien que Dieu ait parfois œuvré avec certains hommes individuellement, Il travaillait généralement avec un groupe : la nation d’Israël. Cependant, ce psaume s’adresse à chacun de nous séparément, pas uniquement à un groupe plus large. Il n’y a pas de meilleur exemple de berger que Jésus-Christ. Dans Jean 10 :13, Il se désigna Lui-même comme « le bon berger ». Il est également appelé « le souverain berger » dans 1 Pierre 5 :4. Le Christ a toujours rempli tous Ses rôles à la perfection et Il est le Berger parfait. Considérons maintenant comment les deux versets suivants ajoutent des détails supplémentaires concernant le Berger. Que fait-Il ? « Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom » (versets 2-3). Au verset 2, l’expression « eaux paisibles » peut aussi être traduit par « une eau fortifiante » (Port-Royal). Être conduit vers la justiceLe fait que le Berger soit un guide est mentionné deux fois : Il guide le troupeau et Il nous guide individuellement. Où nous conduit-Il ? Vers le repos et la paix, alors que nous empruntons les sentiers de la justice. L’une des façons dont Jésus-Christ nous conduit hors du danger est par Sa loi. En tant que notre bon Berger, le Christ nous conduit sur les sentiers de la justice en nous aidant à rester à l’intérieur de ces limites protectrices. Nous lisons dans les Proverbes : « Mon fils, garde les préceptes de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère […] Car le précepte est une lampe, et l’enseignement une lumière, et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie : ils te préserveront de la femme corrompue » (Proverbes 6 : 20, 23-24). La plupart des commentaires ne parlent de cette séductrice qu’au sens le plus littéral, une femme incitant un homme à l’immoralité sexuelle, mais ils négligent le fait que Dieu utilise aussi parfois cette symbolique pour représenter l’idolâtrie. À quoi servent les enseignements d’une mère et d’un père à leurs enfants ? Ils fonctionnent comme une lumière et un moyen de rester dans le droit chemin, pour préserver leur progéniture de l’immoralité sexuelle et de l’idolâtrie. Comme le montre ce récit de cette séductrice et de sa malheureuse victime, la meilleure façon de rester à l’écart du danger est de rester sur les sentiers de la justice – les limites sûres de la loi de Dieu. « Par tes ordonnances je deviens intelligent, aussi je hais toute voie de mensonge » (Psaume 119 :104). Une mauvaise voie est un chemin différent qui nous éloigne des sentiers de la justice. « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. Je jure, et je le tiendrai, d’observer les lois de ta justice » (versets 105-106). À mesure que nous comprenons les raisons sous-jacentes aux règles de Dieu, nous prenons profondément conscience qu’elles servent de repères pour nous empêcher de tomber de la falaise ou de dévier du chemin vers des zones dangereuses. Notre Berger essaie de nous garder en sécurité en nous maintenant sur les sentiers de la justice. « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux » (Psaume 19 :8-9). Il est intéressant de noter que la loi de Dieu peut rendre sages les ignorants. Nul besoin d’être un spécialiste en élevage ovin pour comprendre que les moutons ne sont pas toujours les créatures les plus intelligentes : ils ont besoin de connaître le berger, de lui faire confiance et de reconnaître sa voix pour être guidés dans les bons sentiers. S’ils le font, ils seront à l’abri du danger, même s’ils ne sont pas les moutons les plus intelligents du troupeau. La version Parole de Vie traduit ainsi le début de Psaume 19 :7 : « La loi du Seigneur est parfaite, elle redonne la vie ». Cela peut signifier « sauver ou préserver la vie », ou « redonner des forces » (émotionnellement et physiquement). Ainsi, le fait de suivre les sentiers de la justice, en étant guidés par la loi de Dieu, engendre à la fois un effet protecteur et un effet régénérateur sur nous, les brebis de Son pâturage. Examinons un autre exemple biblique. Dans le cantique de Moïse, que les Israélites chantèrent après que Dieu les eut délivrés des Égyptiens, nous voyons que l’Éternel est dépeint comme un bon Berger guidant Son troupeau : « Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, digne de louanges, opérant des prodiges ? Tu as étendu ta droite : la terre les a engloutis. Par ta miséricorde tu as conduit, tu as délivré ce peuple ; par ta puissance tu le diriges vers la demeure de ta sainteté » (Exode 15 :11-13). Où Dieu avait-Il l’intention de les conduire ? Vers la Terre promise où abondaient la nourriture, l’eau, le repos et la paix. « Tu les amèneras et tu les établiras sur la montagne de ton héritage, au lieu que tu as préparé pour ta demeure, ô Éternel ! » (verset 17). Un berger guide par sa voix et ses brebis la reconnaissent sans faillir. Le livre des Psaumes met cela en évidence, tout en nous rappelant que ceux qui ont un cœur rebelle n’arriveront jamais aux verts pâturages et aux eaux paisibles : « Car il est notre Dieu, et nous sommes le peuple dont il est berger, le troupeau que sa main conduit… Oh ! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix ! N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, comme à la journée de Massa, dans le désert, où vos pères me tentèrent, m’éprouvèrent, quoiqu’ils aient vu mes œuvres. Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, et je dis : C’est un peuple dont le cœur est égaré ; ils ne connaissent pas mes voies. Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos ! » (Psaume 95 :7-11). Voici ce qu’un commentaire biblique déclare à propos d’écouter la voix du Berger : « “Écouter Sa parole très sainte” est présenté ici comme l’un des actes principaux de l’adoration. En hébreu, “écouter”, ou prêter l’oreille, a souvent la dimension supplémentaire “d’obéir” pour laquelle l’Ancien Testament n’a pratiquement aucun autre mot […] Ainsi, le disciple qui chante ce psaume est invité à se demander comment il écoute – le fera-t-il avec obéissance ? – et à quelle voix il prête l’oreille. »[1] En tant que bon Berger, Jésus-Christ connaît le terrain. Il sait où se trouvent la nourriture, les pâturages et les points d’eau. Il sait comment éviter les problèmes – les chemins que vous ne souhaitez pas emprunter – et Il protège les brebis en les guidant vers des pâturages sûrs où l’eau coule en abondance. Un berger protègeLes bergers avaient un métier difficile. Lorsque Jacob en eut finalement assez de Laban, il lui dit : « La chaleur me dévorait pendant le jour, et le froid pendant la nuit, et le sommeil fuyait de mes yeux » (Genèse 31 :40). Les bergers devaient vivre avec les brebis qui se trouvaient dans les pâturages et ils devaient être vigilants, car de nombreux prédateurs cherchaient à les dévorer. David a proclamé : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent » (Psaume 23 :4). Même dans les circonstances les plus sombres, nous continuons à croire que le Berger prendra soin de nous. Même dans la mort, il y a l’espoir de la résurrection. Le Berger est toujours fidèle et Il est toujours là. « Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité. Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite » (Psaume 16 :9-11). Les bergers disposaient de deux instruments principaux pour protéger leurs brebis du danger : le bâton et la houlette. Il s’agissait d’outils ayant des fonctions très distinctes, bien qu’ayant le même objectif de prendre soin du troupeau et le protéger. Le bâton, aussi appelée la verge dans d’autres versets, est avant tout un symbole de protection et d’autorité : les bergers s’en servaient pour repousser les prédateurs et protéger les brebis du danger. Ils pouvaient aussi s’en servir pour maintenir le troupeau dans l’obéissance et l’empêcher de s’égarer dans des zones dangereuses. En français moderne, nous pourrions employer le mot « matraque ». Dans le contexte biblique, le bâton représente la protection divine. Il nous assure que Dieu nous défendra et veillera à notre sécurité, tant que nous croyons en Sa présence. Dans le livre de l’Apocalypse, il est mentionné à trois reprises que le Christ paîtra les nations avec une verge de fer qu’Il utilisera pour corriger et pour régner. La houlette est beaucoup plus longue que le bâton. Elle sert à guider et à soutenir les brebis. Les bergers l’utilisaient pour les pousser doucement dans la bonne direction ; elle était souvent munie d’un crochet à une extrémité qui pouvait aider à sortir une brebis d’un endroit dangereux. Alors que nous marchons sur les sentiers de la justice, même si nous avons les commandements de Dieu et que nous faisons de notre mieux pour les suivre, nous restons des êtres humains et Dieu doit nous remettre sur le droit chemin de temps à autre. Le berger dispose de sa houlette pour cela. Le bâton symbolise la protection et la discipline, tandis que la houlette symbolise la direction à prendre et le soutien. Ensemble, ils donnent un sentiment complet d’attention et de protection pour le troupeau. La bergerieUne autre façon de protéger les brebis, surtout le soir, était de les garder dans une bergerie. Dans l’Antiquité, une bergerie était souvent constituée de murs bas en pierres empilées ; une porte étroite permettait aux brebis d’y entrer afin d’être protégées pendant la nuit. Souvent, le berger s’allongeait en travers de la porte afin qu’aucun prédateur ne puisse entrer autrement qu’en escaladant les murs. En tant que bon Berger, Jésus-Christ parla ainsi de Sa bergerie : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors […] Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger » (Jean 10 :1-3, 7-16). En tant que bon Berger, le Christ a véritablement donné Sa vie pour Ses brebis. Une porte qui garde les brebis en sécurité dans la bergerie et empêche les voleurs d’entrer est une excellente métaphore du Christ qui protège Son troupeau. De nombreuses menaces s’abattent sur le troupeau qu’est l’Église de Dieu et le Christ est toujours le bon Berger, toujours vigilant : Il ne se lasse ni ne dort jamais. Il est toujours là, veillant sur Ses brebis. Un berger apporte la guérisonLa suite du Psaume 23 dit : « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde » (verset 5). De nombreux passages bibliques mentionnent le fait d’oindre avec de l’huile. L’utilisation qui nous est la plus familière est l’onction pour la guérison. Une des façons dont les bergers prenaient soin de leurs brebis consistait à les faire passer « sous le bâton ». La méthode la plus courante consistait à se placer à l’entrée de la bergerie. Lorsque les brebis passaient à travers la porte, le berger tenait le bâton suffisamment bas de manière qu’elles puissent se faufiler dessous, mais en faisant un effort. Le but était de ralentir les brebis, permettant ainsi au berger d’inspecter leur état physique lorsqu’elles passaient sous le bâton. De nos jours, les bergers doivent toujours vérifier régulièrement l’état de leurs brebis qui continuent de s’égratigner, de se frapper ou de manger des choses qu’elles ne devraient pas. Les bergers pansent les brebis là où elles sont blessées et peuvent vaporiser des antibiotiques sur les zones concernées. Il arrive toujours qu’une brebis se blesse, que des prédateurs tentent de la dévorer et que le berger doive lui prodiguer des soins en fonction de ses besoins. Même après les événements de la grande tribulation et du Jour du Seigneur, lorsque Dieu commencera à rassembler le reste d’Israël pour le ramener en Terre promise, Il ira encore à leur rencontre et inspectera à la fois leur état physique et, plus important encore, leur condition spirituelle. Il y aura toujours des rebelles parmi le peuple et ceux-ci ne seront pas autorisés à entrer dans le territoire d’Israël : « Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, je régnerai sur vous, à main forte et à bras étendu, et en répandant ma fureur. Je vous ferai sortir du milieu des peuples, et je vous rassemblerai des pays où vous êtes dispersés, à main forte et à bras étendu, et en répandant ma fureur. Je vous amènerai dans le désert des peuples, et là je vous jugerai face à face. Comme je suis entré en jugement avec vos pères dans le désert du pays d’Égypte, ainsi j’entrerai en jugement avec vous, dit le Seigneur, l’Éternel. Je vous ferai passer sous la verge, et je vous mettrai dans les liens de l’alliance. Je séparerai de vous les rebelles et ceux qui me sont infidèles ; je les tirerai du pays où ils sont étrangers, mais ils n’iront pas au pays d’Israël. Et vous saurez que je suis l’Éternel » (Ézéchiel 20 :33-38). La Bible compare la maison d’Israël à des brebis égarées et Luc 15 révèle que Dieu consacre Son temps et Ses efforts à retrouver ne serait-ce qu’une seule brebis perdue parmi cent. Nous voyons que Dieu soignera et guérira les Israélites qui auront traversé le second exode. Il le fera en examinant leur état physique et spirituel, mais aussi en les ramenant dans le lien de l’alliance en purgeant les rebelles en leur sein. Cette alliance comprend les lois, les statuts et les jugements de Dieu. Il s’agit des sentiers de la justice. Il remettra avec amour et tendresse Ses brebis dans le droit chemin. Il prendra soin de tout Son troupeauJérémie nous donne une autre description du second exode du point de vue du bon Berger : « Je rassemblerai le reste de mes brebis de tous les pays où je les ai chassées ; je les ramènerai dans leur pâturage ; elles seront fécondes et multiplieront. J’établirai sur elles des bergers qui les paîtront ; elles n’auront plus de crainte, plus de terreur, et il n’en manquera aucune, dit l’Éternel » (Jérémie 23 :3-4). Cela constitue presque un résumé du Psaume 23. « Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en roi et prospérera, il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure ; et voici le nom dont on l’appellera : l’Éternel notre justice » (Jérémie 23 :5-6). Encore une fois, les sentiers sur lesquels le Berger conduit Son troupeau sont des sentiers de justice. Le rejeton que Dieu établira, identifié comme le « germe juste » de David, est Jésus-Christ qui régnera sur toutes choses. Nous servirons alors en tant que bergers de justice sous Son autorité. « Ainsi parle l’Éternel des armées : Il y aura encore dans ce lieu qui est désert, sans hommes ni bêtes, et dans toutes ses villes, il y aura des demeures pour les bergers faisant reposer leurs troupeaux. Dans les villes de la montagne, dans les villes de la plaine, dans les villes du midi, dans le pays de Benjamin et aux environs de Jérusalem, et dans les villes de Juda, les brebis passeront encore sous la main de celui qui les compte, dit l’Éternel » (Jérémie 33 :12-13). Un berger pourvoit à tous les besoins de son troupeau. Dans sa sollicitude, il évalue l’état des brebis, puis soigne leurs blessures et leurs maux. Qu’en est-il des brebis qui se sont rebellées dans le passé ? Le concept de la guérison s’étend à l’idée d’être ressuscité pour revenir à la vie. Comme le montre la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37 :1-14), le fidèle Berger d’Israël est là pour prendre soin du peuple ressuscité et le diriger sur les sentiers de la justice. En tant que notre Berger, le Christ va bien au-delà des soins médicaux les plus avancés, allant jusqu’à ressusciter les morts. Si Jésus-Christ n’était pas le Berger juste, fidèle et véritable qu’Il est, les morts n’auraient aucune espérance. Mais Il agit à cause de Son nom, afin de montrer au reste du monde qu’Il est fidèle au peuple d’Israël malgré la rébellion de ce dernier. En tant que bon Berger et Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ veille sur chacun de nous d’une manière très personnelle. Il nous guide sur les sentiers de la justice par Ses commandements, Ses statuts, Ses jugements et Son ministère. Il emploie Sa houlette pour nous ramener sur les chemins sûrs. Il nous protège avec vigilance au sein de Sa bergerie et il nous examine individuellement avec grand soin, nous évaluant alors que nous passons sous Son bâton. Il restaure notre âme alors que nous marchons sur les sentiers de la justice et Il guérira même ceux qui sont morts. Hébreux 13 :20-21 révèle que « le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand berger des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus [nous rend] capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté », accomplissant en nous « ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ». Jésus-Christ fait tout cela car Il est le bon Berger et qu’Il aime Ses brebis. 1 Psalms 73-150 : A Commentary on Books III-V of the Psalms, Derek Kidner
Article a407 – www.eglisedieuvivant.org
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