Lettre co-ouvrière, 14 août 2026

par Gerald Weston

Chers frères et sœurs, chers co-ouvriers en Christ,

Nous ne sommes jamais trop âgés pour apprendre. La semaine dernière, j’ai ainsi découvert quelque chose de nouveau dont je parlerai dans la deuxième partie de cette lettre. Avant cela, je tiens à vous donner des nouvelles de nos membres à la suite des récents séismes et feux de forêt. Vous en avez probablement entendu parler à la télévision ou sur Internet.

Nous ne comptons que quelques membres au Venezuela, mais nous sommes heureux d’annoncer qu’aucun d’entre eux n’a été blessé lors des deux séismes qui ont dévasté certaines régions de ce pays le 24 juin. Plus de 6300 personnes ont perdu la vie et plus de 12 000 logements ont été déclarées inhabitables. Le 10 août, un autre séisme de magnitude 7,4 a frappé la Colombie. Des dégâts importants ont été constatés à Cali, où un hôpital avec un important service de pédiatrie s’est effondré. Pereira a également subi des dégâts considérables. Selon les témoignages, le séisme a duré entre 40 et 60 secondes, une période incroyablement longue qui a dû paraître une éternité. Il est encore trop tôt pour connaître l’ampleur totale des pertes humaines et des dégâts, mais nous sommes soulagés d’annoncer que tous nos membres des cinq congrégations les plus touchées par le séisme sont sains et saufs, bien que secoués par l’événement.

Nous sommes également soulagés d’apprendre que nos membres en Espagne et en France, ainsi que leurs habitations, ont tous été épargnés par les incendies dévastateurs dont nous avons entendu parler le mois dernier. Dans une autre partie du monde, voici un reportage de NBC News :

« Le Canada a mis ses forces armées en état d’alerte lundi pour aider à lutter contre les incendies de forêt meurtriers qui ravagent la Colombie-Britannique. Un maire de la région a averti qu’un de ces incendies avait causé d’énormes dégâts dans sa localité. Une femme a perdu la vie et quelque 20 000 personnes ont dû fuir leur domicile à ce jour.

Le maire de Summerland – une ville d’environ 12 000 habitants, qui ont reçu l’ordre d’évacuer samedi soir, comme les 8 000 personnes vivant à Peachland et dans ses environs – a averti que les zones touchées restaient trop dangereuses pour y pénétrer et qu’il était impossible d’évaluer l’ampleur des dégâts.

En parlant des destructions attendues, le maire Doug Holmes a déclaré que “les dégâts vont être considérables. Nous devons nous préparer à cette mauvaise nouvelle lorsque viendra le moment de rentrer. Tout le monde connaîtra quelqu’un qui aura perdu sa maison” » (“Le Canada met ses forces armées en état d’alerte alors que les incendies de forêt en Colombie-Britannique font un mort et forcent des milliers de personnes à quitter leur domicile”, 10 août 2026).

Summerland abrite l’une de nos congrégations, que j’ai visitée en juin, et dont je connais la plupart des membres. Parmi ceux-ci, une femme, veuve depuis un mois à peine, a tout perdu à l’exception des vêtements qu’elle portait. Les membres de la congrégation vont bien sûr prendre soin d’elle. La maison de notre pasteur a été épargnée mais le feu a littéralement frôlé la clôture au fond du jardin. Cet incendie s’est propagé à une vitesse incroyable, nécessitant l’intervention d’hélicoptères pour secourir 55 personnes.

Il se passe beaucoup de choses dans le monde, mais je voudrais revenir sur un sujet dont j’ai pris connaissance il y a quelques jours seulement. En ouvrant la lettre d’information d’une association dont je suis les activités, j’ai appris que le mois d’août était le « mois du testament » aux États-Unis. Je me suis alors demandé si c’était exact. Existe-t-il vraiment un mois dédié à cette cause ? Une rapide recherche sur Internet montre que le mois d’août est reconnu comme le « mois national du testament » afin d’encourager les particuliers à rédiger ou à mettre à jour leur testament, protégeant ainsi leurs proches et préservant leur héritage. Le Canada commence à faire de même, bien qu’ils aient choisi le mois de novembre.

Ceux d’entre vous qui reçoivent ces lettres savent que je passe davantage de temps à vous tenir informés de ce que vos prières et vos contributions financières permettent de réaliser, plutôt qu’à solliciter de l’argent. Vous savez également que nous ne demandons pas de contributions au public dans nos émissions télévisées ou nos publications. Tout ce que nous avons, nous le distribuons gratuitement grâce à votre aide, en tant que membres et co-ouvriers. Vous êtes les seuls à recevoir ces lettres.

Je tiens toutefois à dire quelques mots sur la question des testaments et des héritages, car c’est un sujet d’une importance essentielle, quelle que soit la manière dont vous répartissez les biens que vous accumulez au cours de cette vie. Ce que vous décidez concernant votre héritage relève de la sphère personnelle. Nous apprécions également le fait que certaines personnes incluent l’Église dans leur succession, mais le message que je souhaite vous transmettre est qu’il est important de rédiger un testament et de le tenir à jour. C’est la raison pour laquelle j’aborde ce sujet. La mort ne survient pas toujours à un âge avancé. Salomon a écrit que « l’homme ne connaît pas non plus son heure, pareil aux poissons qui sont pris au filet fatal, et aux oiseaux qui sont pris au piège ; comme eux, les fils de l’homme sont enlacés aux temps du malheur, lorsqu’il tombe sur eux tout à coup » (Ecclésiaste 9 :12).

Dieu nous dit que nous exerçons des responsabilités même au-delà de la mort. Il nous est aussi précisé dans 2 Corinthiens 12 :14 que les parents doivent mettre des biens de côté pour leurs enfants. Le livre des Proverbes nous dit que « l’homme de bien a pour héritiers [même] les enfants de ses enfants… » (13 :22). Cependant, il est important de faire connaître votre volonté par écrit afin de vous assurer que les biens pour lesquels vous avez travaillé toute votre vie soient répartis selon vos souhaits. Si vous décédez sans testament, vos dernières volontés risquent de ne pas être respectées.

Mes parents avaient réparti leur héritage en parts égales entre ma sœur et moi-même ; ils avaient tout mis en ordre de leur vivant. D’autres parents pourraient avoir des raisons valables de léguer une somme plus ou moins importante à chacun de leurs enfants, pas parce qu’ils ont des favoris, mais parce qu’ils peuvent se rendre compte qu’un enfant est plus responsable et tirera profit de cet héritage, tandis qu’un autre le dilapiderait rapidement. Dieu Lui-même fit la distinction entre Jacob et Ésaü. Aucun de ces deux enfants n’était parfait. Jacob était rusé et il dut apprendre à ses dépens certaines leçons de vie – et ce fut le cas –, tandis qu’Ésaü est décrit comme un « débauché » et un « profane » qui « pour un mets vendit son droit d’aînesse » (Hébreux 12 :16). Nous lisons également qu’il « méprisa le droit d’aînesse » (Genèse 25 :34). Il ne sut pas apprécier à sa juste valeur l’héritage qui devait lui revenir de droit en tant que premier-né. Bien que Jacob ne fût pas un frère digne de ce nom dans sa jeunesse, il sut voir au-delà de l’instant présent et Dieu reconnut qu’il valait mieux transmettre les promesses liées au droit d’aînesse à ses descendants plutôt qu’à ceux de son frère.

Malgré tout, en lisant le récit dans son intégralité, nous constatons que Dieu ne délaissa pas totalement Ésaü. De la même manière, il est important que les parents laissent une part à chacun de leurs enfants, ne serait-ce que pour atténuer les risques d’éventuelles contestations juridiques. Nous ne devons pas non plus oublier l’une des paraboles les plus célèbres de Jésus décrivant le fils prodigue qui dilapida l’héritage que son père lui avait donné alors qu’il était encore jeune. Pourtant, son père continua de l’aimer, tout comme notre Père céleste nous aime malgré nos péchés. Néanmoins, comme le fils cadet avait dilapidé son héritage, l’aîné aurait été mieux loti car l’héritage aurait fructifié avec le temps avant de lui revenir en fin de compte.

Il est étonnant de voir à quel point les gens peuvent se montrer égoïstes en matière d’héritage. Nous avons tous entendu des histoires racontant comment un frère ou une sœur a détourné (c’est-à-dire volé) un héritage au détriment des membres de sa famille. C’est bien triste, mais cela arrive tout le temps. Peut-être en avez-vous été victime. Il existe un proverbe à ce sujet montrant que ce problème n’ai rien de nouveau : « L’héritage trop vite acquis à l’origine, ne sera point béni à la fin » (Proverbes 20 :21, Ostervald).

L’importance de mettre ses affaires en ordre a été mise en évidence l’année dernière lorsque deux personnes de notre entourage souhaitèrent léguer tout ou partie de leur patrimoine à l’Œuvre de Dieu. Cependant, dans les deux cas, ils n’avaient pas mis en ordre leur testament ou la transmission de leur patrimoine. Je connaissais personnellement très bien l’un d’entre eux et je sais qu’il souhaitait léguer une somme importante à l’Église. Bien que sa santé fusse sur le déclin ces dernières années, il négligea de consigner par écrit les désirs de son cœur. L’autre homme avait rédigé son testament, mais avait omis de le signer. Dans ce dernier cas, comme l’homme n’avait pas d’héritiers, son importante succession fut reversée à l’État dans lequel il vivait – ce qu’il ne souhaitait absolument pas.

Que vous envisagiez de léguer une partie de votre patrimoine à l’Église du Dieu Vivant, qui produit Le Monde de Demain, ou à votre famille, à des amis ou à une œuvre caritative, veillez à faire connaître vos souhaits d’une manière conforme à vos désirs et à la législation en vigueur dans votre pays. Rédiger un testament simple, selon les normes en vigueur dans votre région, constitue un premier pas, mais il est toujours préférable de solliciter un avis juridique (par exemple auprès d’un notaire ou d’un avocat) pour vous assurer que votre héritage sera bien distribué comme vous le souhaitez.

Chers frères et sœurs, chers co-ouvriers, encore merci pour votre dévouement à cette Œuvre du Dieu vivant. Souvenons-nous les uns des autres, conscients des nombreux dangers qui planent sur notre monde et conscients de notre unité. Prions les uns pour les autres, que ce soit dans notre propre pays ou à l’autre bout du monde.

Au service du Christ,

Gerald E. Weston