À la moitié du Millénium
En célébrant la Fête des Tabernacles, nous aurons les yeux tournés vers le Millénium prophétisé. Pendant le Dernier Grand Jour, nous considérerons ensuite le Millénium sous l’angle du Jugement du grand trône blanc qui lui succédera. Quelles leçons pourrions-nous tirer de cette autre perspective ? Dans cet article, nous allons tenter de décrire le Millénium vu de l’intérieur, environ cinq siècles après qu’il aura débuté. À cette époque-là, les troubles de la grande tribulation seront derrière nous depuis longtemps, mais il faudra encore que Satan soit brièvement libéré de sa captivité.
Zacharie nous offre une description du Millénium : « Ainsi parle l’Éternel des armées : Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues » (Zacharie 8 :4-5). Des vieillards, des femmes âgées et des enfants au cœur du Millénium : cette image sera omniprésente dans les villes, car de nombreuses générations d’enfants seront nées au cours des 500 ans suivant le retour du Christ. Il y aura des familles heureuses, des gens heureux et des nations prospères.
À ce stade du Millénium, nous serons en plein cœur de l’accomplissement de l’objectif de ce repos sabbatique millénaire. Rappelons-nous que, pendant les premières décennies (peut-être les deux premiers siècles) du Millénium, nous aurons aidé le Christ à régner sur un monde en train de se remettre des 6000 années traumatisantes du règne de Satan.
Tant qu’une majorité de la population aura traversé la grande tribulation, ou connaîtra d’autres personnes l’ayant traversée (leurs parents ou leurs grands-parents), il y aura un sentiment de grand soulagement. Il sera probablement très difficile pour ces personnes de sombrer dans la complaisance spirituelle. Elles seront heureuses d’honorer Dieu, de se souvenir de Lui, de communier avec Lui et de se concentrer sur Lui en tant que leur Créateur qui subvient à leurs besoins. Chaque repos de sabbat hebdomadaire leur rappellera qu’elles vivent dans le merveilleux septième millénaire de Son plan pour l’humanité.
Quel est le but d’un repos ? Ce n’est pas une fin en soi. Le Millénium sera un repos et une joyeuse bénédiction, mais ce sera aussi une période d’activité visant des objectifs précis. Méditons sur le rôle que nous jouerons dans cette activité.
Le Millénium
Ésaïe brossa un tableau saisissant du Millénium, le décrivant comme d’une période de rassemblement. Ceux qui auront été piétinés par leurs ennemis seront rassemblés en lieu sûr. Israël reprendra la tête, au sens propre, dans ce monde à venir :
« L’Éternel desséchera la langue de la mer d’Égypte, et il lèvera sa main sur le fleuve [l’Euphrate], en soufflant avec violence : il le partagera en sept canaux, et on le traversera avec des souliers. Et il y aura une route pour le reste de son peuple, qui sera échappé de l’Assyrie, comme il y en eut une pour Israël, le jour où il sortit du pays d’Égypte » (Ésaïe 11 :15-16).
Cette prophétie ne s’est pas encore réalisée et elle concerne clairement un événement à venir. Ceux qui ne comprennent pas l’avenir prophétisé sont incapables d’expliquer ce passage biblique. En tant que prémices, où serons-nous, vous et moi, pendant cette période ? « Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thessaloniciens 4 :15-16).
Les disciples du Christ qui auront enduré jusqu’à la fin seront ressuscités et naîtront dans la famille de Dieu, menant une existence glorieuse loin de leurs luttes, de leurs souffrances, de leurs maladies et de leurs faiblesses passées. « Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles » (1 Thessaloniciens 4 :17-18).
Ailleurs, Paul a écrit : « Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu » (Hébreux 4 :9). Chaque septième jour de la semaine, nous profitons d’un repos symbolisé par le jour du sabbat. Celui-ci remonte à la création, mais il préfigure aussi une réalité à venir. Nous savons que le « micro-sabbat » hebdomadaire est une préfiguration de ce que nous pourrions appeler le « macro-sabbat » du Millénium, cette période de mille ans pendant laquelle le sabbat hebdomadaire représentera alors la réalité en cours. Ce sera une époque glorieuse dans l’histoire de l’humanité.
La stabilité et la prospérité
À quoi ressemblera cette époque ? « L’Éternel est élevé, car il habite en haut ; il remplit Sion de droiture et de justice. Tes jours seront en sûreté ; la sagesse et l’intelligence sont une source de salut ; la crainte de l’Éternel, c’est là le trésor de Sion » (Ésaïe 33 :5-6).
À notre époque, le monde a désespérément besoin de sagesse, de connaissance et de stabilité. Cette dernière nous fait défaut au plan gouvernemental, politique et économique. Si vous deviez choisir un seul mot pour décrire les nations de ce monde, « instabilité » serait un terme adéquat. Que pourrions-nous dire de la sagesse et de la connaissance qui apporteront au Millénium la stabilité qui nous fait tant défaut de nos jours ?
Une des premières caractéristiques apportant cette stabilité pourrait être appelée l’économie de la foi. Elle est très différente de tous les systèmes actuels du monde. De quelle manière ? Souvenez-vous de la dernière fois où nous fûmes confrontés à la pénurie d’un produit de première nécessité comme du papier toilette, du gel hydroalcoolique ou des œufs. Les prix sont dictés par la loi de l’offre et la demande. Dans le système économique humain, la rareté des ressources entraîne une guerre des prix et ceux qui en ont le plus besoin sont souvent ceux qui ont le moins les moyens de se les procurer.
La crainte de la pénurie anime notre système et détermine les prix. Si vous vous attendez à ce que le kilogramme de blé atteigne un prix élevé, que faites-vous ? Vous en semez davantage, mais plus vous en semez, moins vous gagnez d’argent, car tout le monde en sème davantage. Nous pourrions penser que le système de l’offre et la demande fonctionne parfaitement. Mais est-il vraiment parfait ? Notre système a-t-il apporté la prospérité à chaque individu ? Non, mais nous ne voyons pas d’autre solution. Nous pourrions encore nous dire que le concept de l’offre et la demande est tout à fait normal.
C’est peut-être normal d’un point de vue humain, mais ce n’est pas biblique. Considérez à présent le système divin qui ne repose pas sur les lois humaines de la rareté, de l’offre et de la demande. Lorsque Dieu envoya la manne aux Israélites, Il leur fit cette promesse : « Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le sixième jour, lorsqu’ils prépareront ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour » (Exode 16 : 4-5).
Voici comment Dieu allait leur fournir la manne : « Au matin, il y eut une couche de rosée autour du camp. Quand cette rosée fut dissipée, il y avait à la surface du désert quelque chose de menu comme des grains, quelque chose de menu comme la gelée blanche sur la terre. Les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : Qu’est-ce que cela ? car ils ne savaient pas ce que c’était » (Exode 16 :13-15). Nous découvrons ici un système d’approvisionnement parfait, ponctuel et répondant aux besoins de chacun. « Que chacun de vous en ramasse ce qu’il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente » (verset 16). Cela exigeait assurément de la fidélité de la part des hommes : ils devaient obéir, sortir et travailler suffisamment pour eux-mêmes, pour leur famille et pour ceux qui étaient dans le besoin.
La manne leur fournissait ce dont ils avaient besoin pour la journée. Que se passa-t-il lorsqu’ils essayèrent d’en stocker davantage ? Les Israélites « en ramassèrent les uns en plus, les autres moins. On mesurait ensuite avec l’omer ; celui qui avait ramassé plus n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n’en manquait pas. Chacun ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture. Moïse leur dit : Que personne n’en laisse jusqu’au matin. Ils n’écoutèrent pas Moïse, et il y eut des gens qui en laissèrent jusqu’au matin ; mais il s’y mit des vers, et cela devint infect » (versets 17-20). Ils devaient compter chaque jour sur ce que Dieu leur envoyait. Ils ramassaient la quantité nécessaire et cela subvenait effectivement à tous leurs besoins, y compris le jour du sabbat où ils ne devaient pas en ramasser.
Voici le premier principe fondamental du fonctionnement du système de Dieu : l’économie de la foi. Il nous incombera d’enseigner aux gens à vivre selon cette voie, sans amasser de fortune, ni pratiquer des prix abusifs, ni exploiter autrui.
La terre comme capital
Un autre principe clé de l’économie de Dieu est celui d’avoir la terre comme capital. Notez la description faite par Dieu du partage du pays de Canaan :
« L’Éternel parla à Moïse, et dit : Le pays sera partagé entre eux, pour être leur propriété, selon le nombre des noms. À ceux qui sont en plus grand nombre tu donneras une portion plus grande, et à ceux qui sont en plus petit nombre tu donneras une portion plus petite ; on donnera à chacun sa portion d’après le dénombrement. Mais le partage du pays aura lieu par le sort ; ils le recevront en propriété selon les noms des tribus de leurs pères. C’est par le sort que le pays sera partagé entre ceux qui sont en grand nombre et ceux qui sont en petit nombre » (Nombres 26 :52-56).
Le principe fondamental est que le pays appartient à Dieu et qu’Il peut le donner comme Il le souhaite. Il le confia aux familles en tant qu’héritage – pas comme lors de la ruée vers les terres de l’Oklahoma, lorsque des milliers de personnes, dans des chariots ou à cheval, se précipitèrent à travers le territoire pour tenter de revendiquer leur droit à la propriété, puis repoussaient ceux qui convoitaient le même terrain, avant de voir quelqu’un le leur voler. Le principe divin n’est pas le « chacun pour soi ».
Dieu donna des précisions sur la manière exacte dont la terre doit être entretenue. Prenons le principe du repos de la terre, chaque septième année. « Pendant six années tu ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne ; et tu en recueilleras le produit. Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel : tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne » (Lévitique 25 :3-4).
Le fait de laisser la terre se reposer, au lieu de la saturer de produits chimiques artificiels pour en extraire le maximum possible, augmentant le rendement mais ruinant le sol, comporte un aspect physique, mais c’est également lié à un principe économique qu’il serait très improbable de voir dans notre monde : « Tous les sept ans, tu feras relâche. Et voici comment s’observera le relâche. Quand on aura publié le relâche en l’honneur de l’Éternel, tout créancier qui aura fait un prêt à son prochain se relâchera de son droit, il ne pressera pas son prochain et son frère pour le paiement de sa dette » (Deutéronome 15 :1-2).
Imaginez l’impact de ce principe sur les nations si nous le mettions en œuvre aujourd’hui ! Notre système repose sur les dettes, le crédit et les intérêts. Le concept divin détruirait ce système. Réfléchissez à votre état d’esprit lorsque vous prêtez de l’argent si vous savez que la dette sera annulée quelques années plus tard. Cela change tout, n’est-ce pas ? « Tu pourras presser l’étranger [c.-à-d. lui réclamer la dette due] ; mais tu te relâcheras de ton droit pour ce qui t’appartiendra chez ton frère » (verset 3). Pourquoi ? Puisque les étrangers vivaient selon leurs propres lois, Dieu n’allait pas permettre qu’ils puissent « emprunter » de l’argent en sachant pertinemment qu’ils pourraient ne jamais le rembourser en toute impunité. Les gens devaient se traiter mutuellement avec miséricorde et entraide.
L’économie du jubilé
Ajoutons une autre dimension à cela, l’année du jubilé : « Vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé ; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille » (Lévitique 25 :10). Le mot traduit par « propriété » renvoie à l’héritage ancestral. Quelle bénédiction que de posséder une maison transmise de génération en génération ! Dans les sociétés occidentales, vous êtes devenu l’exception si vous vivez sur la propriété où vos parents habitaient. En revanche, pendant une grande partie de l’Histoire précédant la révolution industrielle, il était courant que les terres et les propriétés soient conservées de génération en génération. Lorsque vous plantiez un arbre, vos petits-enfants en bénéficiaient.
De nos jours, nous ne sommes plus attachés à la terre. Nous ne sommes plus attachés à des lieux précis. Depuis la révolution industrielle, nous avons pris l’habitude que la main-d’œuvre soit comme des pions sur un échiquier, déplacés là où se trouve le travail. Cependant, Dieu désirait que l’humanité soit attachée à la terre et que son capital soit la terre elle-même – pas de l’argent placé dans une banque, des bitcoins, des actions ou des obligations qui peuvent perdre leur valeur en quelques secondes.
Certains pourraient répliquer que nous sommes bien plus évolués que cela. Vraiment ? Des études récentes ont montré que la disparité des richesses aux États-Unis s’est creusée au cours des 45 dernières années. En 1979, la partie la plus riche de la population américaine (0,1% de la population) détenait environ 7% de la richesse nationale. De nos jours, cette part a pratiquement doublé pour atteindre environ 14%. Les 1% des plus riches contrôlent désormais près d’un tiers de toute la richesse américaine, soit presque autant que les 90% les plus pauvres de l’ensemble de la population américaine. Qu’en est-il de ceux qui souhaitent poursuivre des études supérieures ? Environ 43 millions d’Américains sont endettés à cause de leurs études, pour un montant total de plus de 1700 milliards de dollars. Des situations similaires existent dans l’ensemble des pays occidentaux. Il n’est pas difficile de constater que le système économique actuel est très éloigné de la voie divine.
Il est instructif d’examiner cette question à travers le prisme du principe économique de « cycle de Kondratiev », du nom d’un professeur soviétique condamné à mort par le dictateur Joseph Staline en 1938, car il avait prédit que l’économie américaine se remettrait de la Grande Dépression. Le cycle de Kondratiev montre que notre histoire économique a suivi essentiellement des cycles de 50 ans qui s’achèvent par une redistribution des richesses, parfois à la suite d’un bouleversement interne ou d’une révolution, parfois à la suite d’une guerre avec des pays voisins. D’une manière ou d’une autre, les choses basculent sur le plan économique tous les 50 ans environ.
Si l’on examine la position actuelle des États-Unis dans le cycle mesuré depuis 200 ans, il est intéressant de noter que le pays arrive à la fin d’un cycle. Combien d’années reste-t-il encore à la nation ? Nous voyons son économie imploser sous le poids écrasant de la dette et du marasme économique. Les prophéties révèlent que le prochain effondrement total verra émerger une entité qui atteindra la grandeur économique juste avant la fin de cette ère, mais il ne s’agira ni des États-Unis, ni de la Grande-Bretagne, ni d’Israël, ni d’aucune autre nation de souche israélite. Tout cela a lieu car ces nations ont rejeté la voie de Dieu qui considère la terre comme le capital de base sur lequel repose Son système économique.
L’éthique des affaires selon Dieu
Un troisième principe du système que le Christ établira au cours du Millénium concerne ce que nous pourrions appeler l’économie éthique des affaires selon Dieu. Il s’agit d’un aspect assez vaste qui comporte plusieurs éléments, mais il y en a un en particulier qui vous a peut-être échappé.
Nous voyons dans Nombres 35 :1-8 que les Lévites reçurent 48 villes, chacune entourée d’un espace ouvert de 2000 coudées de large. C’est un modèle fascinant, avec des pâturages accessibles à tout le monde, comportant de nombreuses réglementations, y compris la taille même de ces lieux. Ce dernier élément a de grandes ramifications, car nous constatons que l’agrandissement des villes apportent des avantages uniquement jusqu’à un certain seuil. En 1973, l’économiste E.F. Schumacher publia un ouvrage sous le titre bilingue Small Is Beautiful : une société à la mesure de l’homme, dans lequel il décrivit la taille optimale des villes. Il constata que plus les villes s’agrandissent, plus l’effort nécessaire pour empêcher la détérioration des routes et des services devient économiquement insoutenable. Une croissance constante engendre des problèmes logistiques qui se transforment en problèmes économiques, nécessitant une augmentation des impôts pour financer des services en baisse. À cet égard, il est intéressant de noter que Dieu a établi que l’héritage des Lévites en matière de villes serait un nombre fixe et pas davantage (Nombres 35 :1-8).
Les Lévites jouaient un rôle clé dans le règlement des litiges. « Alors s’approcheront les sacrificateurs, fils de Lévi ; car l’Éternel, ton Dieu, les a choisis pour qu’ils le servent et qu’ils bénissent au nom de l’Éternel, et ce sont eux qui doivent prononcer sur toute contestation et sur toute blessure » (Deutéronome 21 :5).
Pourquoi est-ce important ? Les Lévites étaient chargés de prendre ces décisions concernant des litiges relatifs à l’argent et aux biens, mais ils n’avaient rien à y gagner personnellement. Cela fait une immense différence par rapport à ce que nous observons de nos jours et pendant la majeure partie de l’histoire humaine, où ceux qui prennent les décisions sont souvent ceux qui ont le plus à y gagner, contrairement aux Lévites qui n’étaient pas autorisés à accumuler des terres ni des richesses.
La prospérité et la complaisance
Le système de Dieu fonctionne et il apportera une prospérité jamais vue dans le monde. Cependant, à mesure que le souvenir du monde de Satan s’estompera de la mémoire collective de l’humanité, la complaisance va-t-elle s’installer ? L’Histoire nous offre des exemples étonnants de la facilité avec laquelle l’humanité peut oublier Dieu au milieu des bénédictions. Nous pensons bien sûr à Adam et Ève, ainsi qu’aux Israélites au cœur de l’Exode. Mais notre génération a aussi été affectée. Nous voyons comment la complaisance de l’Église de Dieu conduisit à l’apostasie après le décès de M. Herbert Armstrong.
Par conséquent, même si nous enseignerons la voie de Dieu et que le peuple du Millénium bénéficiera de bénédictions extraordinaires, nous prêcherons également un avertissement, car nous connaissons la fin de l’histoire. Nous savons que Satan sera libéré pour un peu de temps à la fin du Millénium. Nous savons aussi qu’il ne renversera pas le système de Dieu, mais il trouvera suffisamment de rebelles pour causer brièvement de grandes souffrances à ceux qu’il séduira. « Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; leur nombre est comme le sable de la mer » (Apocalypse 20 :7-8).
Ainsi, lorsque nous entrerons dans la seconde moitié du Millénium, une grande partie de notre travail consistera à avertir les gens : « Écoutez mes amis ! N’oubliez pas d’où vient tout cela ! Ce système bien établi dont nous profitons tous peut être détruit par un être spirituel dont l’influence dépasse tout ce que vous pourriez imaginer ! »
La leçon à retenir est qu’un système de gouvernement n’apporte la prospérité et la paix que si la main de Dieu est à l’œuvre dans ce système. Lorsque vous prospérez sous un tel système, vous ne devez surtout pas penser que c’est grâce à vos propres compétences ou à votre bonté. Une des grandes leçons que ceux qui prospéreront pendant le Millénium devront intérioriser est que la gloire doit revenir à Dieu, car c’est Lui qui aura accompli tout ce que nous avons décrit dans cet article.
Se préparer au Jugement du grand trône blanc
Pendant le Millénium, nous devrons rappeler aux êtres humains partout dans le monde que Dieu est la source de leur prospérité et qu’ils prospèrent dans un but divin. Cela nous ramène à la question posée au début de cet article : quelle est la finalité du repos sabbatique millénaire ?
La réponse est simple : se préparer à l’étape suivante du plan divin. C’est ainsi que Dieu agit : Il prépare la phase suivante. Nous allons avoir besoin de beaucoup d’aide (qu’elle soit humaine, angélique ou divine) et il y aura beaucoup à faire pour préparer cet épisode final de l’humanité, le Jugement du grand trône blanc, symbolisé par le Dernier Grand Jour.
Selon certaines estimations, environ 100 milliards de personnes auraient vécu au cours de l’histoire de l’humanité. Nous ne savons pas exactement comment Dieu répartira la charge de travail, mais quel que soit le nombre d’êtres spirituels servant sous Jésus-Christ à ce moment-là, il semble clair qu’ils seront dépassés en nombre par les êtres humains qui seront ressuscités à la deuxième résurrection. D’une manière ou d’une autre, ce sera une tâche colossale et nous aurons passé les années du Millénium à nous y préparer.
Ces mille années soulageront notre planète de la grande dévastation qui aura eu lieu à la fin de l’ère actuelle du règne de Satan. Elles seront suivies par le Jugement du grand trône blanc qui offrira à la majeure partie de l’humanité sa première occasion d’apprendre la voie de Dieu et de recevoir le salut. Entre ces grands événements, chaque année du Millénium sera une période d’action.
Nous enseignerons aux êtres humains la voie que nous aurons nous-mêmes apprise et mise en pratique au cours de cette vie. Ensemble, nous nous préparerons à la prochaine étape du plan de Dieu, le Jugement du grand trône blanc, et il y aura un sentiment d’urgence dans nos préparatifs. Ayons ce même sentiment d’urgence dès à présent, sachant que nous nous préparons à aider des milliards de personnes à apprendre et à mettre en pratique la voie de Dieu. Ne tombons pas dans la complaisance alors que nous nous préparons à remplir notre rôle dans cette merveilleuse époque à venir !


FLUX RSS
IMPRIMER
TÉLÉCHARGER CETTE REVUE
Anglais
Canada
Afrikaans
Allemand
Espagnol
Néerlandais
Site mobile