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Avez-vous accepté ces mensonges ?

par Gerald Weston
Gerald Weston
Gerald Weston
Rédacteur en chef

Quatre des grands débats de société à notre époque sont l’avortement, le mouvement LGBT, la légalisation du cannabis et la soi-disant « mort dans la dignité » – l’euthanasie. Peut-être vous demandez-vous pourquoi je mentionne ces problèmes, car nous en entendons déjà suffisamment parler. En réalité, si nous faisions un sondage anonyme parmi nos membres, particulièrement chez les adolescents, vous seriez surpris par les opinions de beaucoup sur ces sujets. Pourquoi ?

Nous sommes le produit du monde et de la culture qui nous entourent. Il est facile de comprendre ce principe, mais très souvent nous ne nous rendons pas compte de la puissance de cette influence lorsque nous sommes mis à l’épreuve. Les générations actuelles – des babyboomers à la « génération Z », en passant par la « génération Y » (aussi appelée les milléniaux) – vivent dans un monde où les valeurs traditionnelles et le politiquement incorrect sont présentés comme les pires maux. Peu de gens comprennent ou admettent combien les influences du monde affectent leurs pensées. C’est autant valable pour ceux qui sont membres de l’Église que pour ceux du dehors.

Nos enfants sont dangereusement immergés dans cet environnement détestable qui considère « le mal bien, et le bien mal » et ils manquent d’expérience pour bien saisir ce qu’il se passe autour d’eux. Le livre des Proverbes se trouve dans la Bible afin de « donner aux simples du discernement, au jeune homme de la connaissance et de la réflexion » (Proverbes 1 :4). Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas plus mauvais que ceux des générations précédentes. Cependant, en raison de leur manque d’expérience pour comparer et de sagesse pour discerner, ils se laissent emporter par des idées bien plus dangereuses que celles auxquelles les générations précédentes étaient exposées. C’est pourquoi il est essentiel que les parents soient proactifs. Ils doivent contrecarrer l’influence des amis, de l’école et des divertissements. Mais si les parents se retrouvent eux-mêmes absorbés par les valeurs erronées de ce monde, comment pourront-ils enseigner à leurs enfants la différence entre le bien et le mal ?

Quels critères déterminent si une action est bonne ou mauvaise ? Est-ce le résultat d’un raisonnement humain ? D’un vote ? Les réponses à ces questions semblent évidentes, mais le sont-elles vraiment ?

Convaincus par la propagande ?

De nos jours, le politiquement correct vous impose de ne rien dire ou de ne rien faire qui puisse mettre quelqu’un mal à l’aise – sauf si cette personne adhère aux valeurs traditionnelles ou bibliques. Ces personnes peuvent alors être moquées, insultées, critiquées et ridiculisées sans retenue, y compris dans les milieux académiques et médiatiques. Le fait de croire aux valeurs bibliques du bien et du mal est politiquement incorrect – donc inacceptable.

Touché par le mensonge

Notre nature nous pousse à vouloir être acceptés, à suivre le point de vue dominant ; peu de gens souhaitent naviguer à contre-courant et être différents. De plus, une campagne de propagande permanente nous propose de fausses valeurs et il est facile de succomber à ces raisonnements répétés à l’envi (2 Corinthiens 11 :3 ; 2 Pierre 2 :19).

La vision du monde partagée par les membres de l’Église de Dieu devrait être radicalement différente de celle des autres personnes qui nous entourent. Nous supposons que ceux qui s’asseyent dans la même salle que nous chaque sabbat partagent notre vision du monde. Mais ceux qui sont dans l’Église de Dieu depuis plusieurs décennies se souviennent probablement du choc qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont vu à quelle vitesse certains membres ont abandonné la vérité pour retourner dans le monde, lorsque des hérésies furent introduites dans notre ancienne organisation. L’apôtre Pierre les compara à des chiens qui retournent à leur vomi et des truies qui se vautrent dans leur bourbier après avoir été lavées (2 Pierre 2 :22).

Comment cela peut-il se produire ? N’ont-ils jamais été convaincus de la vérité ? Étaient-ils secrètement irrités contre la loi de Dieu ? L’observance des Fêtes bibliques leur déplaisait-elle ? Étaient-ils en désaccord avec la dîme ? N’avaient-ils jamais vraiment abandonné la doctrine de la Trinité inspirée par des philosophes grecs païens ? Pendant et après la rébellion au milieu des années 1990, beaucoup de membres dirent qu’ils n’étaient pas d’accord avec les doctrines de l’Église sur ces sujets et beaucoup d’autres. Que se passa-t-il ? À bien des égards, la réponse se trouve dans Romains 8 :7 : « Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. »

Toute l’Histoire relatant le travail de Dieu avec l’humanité montre avec quelle rapidité les gens retournent dans le monde qui les entoure. Israël abandonna la véritable adoration de Dieu à de nombreuses reprises en mélangeant des pratiques païennes avec les voies divines. À son époque, Élie mit le peuple au pied du mur : « Jusqu’à quand boiterez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! » (1 Rois 18 :21).

Le désir de vivre dans deux mondes différents en même temps est une grande tentation. Le comportement de certains membres qui ont grandi dans l’Église de Dieu me rappelle parfois une série télévisée diffusée dans les années 1950 et intitulée « J’ai mené trois vies(1) ». Le scénario était basé sur l’histoire réelle d’Herbert Philbrick. Ses amis et sa famille ne voyaient en lui que son rôle de mari, de père et d’employé de bureau, pourtant il avait deux autres vies. Il travaillait comme espion communiste, mais en réalité il faisait partie du contre-espionnage américain pour le compte du FBI et il travaillait contre le communisme. Il était constamment sur ses gardes afin de protéger sa crédibilité de part et d’autre. Imaginez le stress que cela devait créer !

De la même manière, certains de nos membres et adolescents vivent trois vies. Une première vie avec leurs amis et leurs proches. Une deuxième vie au cours du sabbat – en côtoyant le ministère et d’autres membres qu’ils perçoivent comme des personnes solides dans l’Église. Puis une troisième vie, loin de l’Église, avec des connaissances qui sont imprégnées de la culture de ce monde. Avant leur baptême, beaucoup de jeunes mentionnent qu’ils avaient un pied dans le monde et un pied dans l’Église. Ils désiraient faire partie du monde, mais ils gardaient un orteil dans l’Église au cas où…

Le but de cet article n’est pas seulement de parler des jeunes, mais de tous les membres et des choses auxquelles nous nous accrochons parfois dans notre entêtement. Quelles sont les choses que vous ne souhaitez pas abandonner ? Êtes-vous en désaccord avec notre position concernant le cannabis ? Apparemment, c’est le cas de certains. Pensez-vous que le droit de « mourir dans la dignité » est acceptable, même si un des Dix Commandements nous ordonne : « Tu ne tueras point » ? Qu’en est-il de l’avortement ? Et croyez-vous secrètement que Dieu a créé les homosexuels et les lesbiennes « comme ils/elles sont », en plaçant des hommes dans un corps de femme et vice-versa ? Ou bien croyez-vous à la Bible lorsqu’elle déclare que ces abominations résultent des choix faits par les gens (Lévitique 18 :22 ; Romains 1 :18-32) ?

Le cannabis est un sujet intéressant. Malgré toutes les preuves montrant le contraire, beaucoup de gens continuent de croire que c’est inoffensif, voire bénéfique. Notez bien : nous ne nions pas le fait qu’il existe des propriétés médicinales dans certaines molécules de cette plante, mais les bénéfices médicaux ne proviennent pas de son ingrédient hallucinogène, le THC. Certains disent pourtant : « Mais c’est une substance naturelle ! Et désormais, c’est légal ! » Le cyanure et le tabac sont aussi des substances naturelles ! N’est-il pas bizarre qu’à l’époque de la guerre anti-tabac, il y ait dans le même temps un mouvement poussant à remplir vos poumons avec un autre type de fumée ?

Laissez-moi être très clair à ce sujet. Nous n’hésiterons jamais à proclamer la vérité, dans le monde comme dans l’Église !

Le cannabis récréatif est une chose du monde ! Cela tombe dans la catégorie de « la convoitise de la chair » et Dieu nous ordonne, par l’intermédiaire de l’apôtre Jean, de ne pas aimer le monde (1 Jean 2 :15-17). Toutes les discussions autour du « cannabis médical » sont un écran de fumée pour légaliser une substance que les gens utilisent en raison de l’euphorie qu’elle procure. Certains d’entre nous manqueraient-ils de discernement au point de ne pas reconnaître cela (Éphésiens 2 :2-3 ; 6 :12 ; 2 Corinthiens 10 :5) ?

Notre brochure Cannabis : ce qu’on vous cache vous présente les preuves. Mais si certains veulent à tout prix consommer du cannabis, même cette excellente brochure n’arrivera pas à les convaincre, pas plus que les exemples cités montrant combien le cannabis a brisé des couples, détruit des vies et conduit certains consommateurs vers d’autres drogues aux conséquences désastreuses. Comme nous l’apprend Jérémie, le problème est que même les faits ne les feront pas changer d’avis : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17 :9).

Lorsque les gens pensent que le monde est en avance sur Dieu et sur la façon dont Il dirige Son Église, quelque chose ne va pas dans leur mode de pensée. Seuls Dieu et Ses lois révèlent ce qu’est un bon comportement. Ce sont les seules règles qui comptent lorsque nous discutons du bien et du mal.

Pourquoi la loi existe-t-elle ?

Jésus résuma la loi en deux phrases : Tu aimeras Dieu de tout ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 22 :37-39). Ces deux instructions proviennent de l’Ancien Testament (Deutéronome 6 :5 ; Lévitique 19 :9-18). Cela nous montre que l’amour est la fondation de la loi divine. Nous comprenons que l’amour consiste à se préoccuper des autres. C’est une autre façon de dire que nous devons traiter les autres avec le même soin et le même intérêt que nous voudrions que les autres aient à notre égard (Matthieu 7 :12). Cela ne signifie pas que nous devons être d’accord, accepter, tolérer, soutenir ou encourager n’importe quel comportement.

De nos jours, le monde voudrait que nous soyons d’accord avec la communauté LGBTQ. Si Jean veut devenir Jeanne, le monde s’attend à ce que nous l’encouragions à le faire. « Mais », comme l’explique Dr Paul McHugh, professeur émérite de psychiatrie à l’Université Johns Hopkins, « les législateurs et les médias ne rendent pas service au public ni aux transgenres en considérant leurs troubles comme un droit devant être défendu, au lieu d’un trouble mental qui mérite d’être compris, traité et prévenu. Ce sentiment intense d’être un transgenre constitue un trouble mental à deux égards. D’une part, l’idée d’une mauvaise attribution du sexe est une erreur – cela ne correspond pas à la réalité physique. D’autre part, cela peut conduire à des issues psychologiques catastrophiques » (“La chirurgie transgenre n’est pas la solution(2)”, Wall Street Journal, 12 juin 2014).

Dr McHugh ne fixe pas une règle établissant le bien et le mal, mais son commentaire démontre que certaines voix compétentes (il n’est pas le seul) s’accordent avec les Écritures à ce sujet. Comme il l’expliqua dans cette tribune, la confusion des genres est une forme de dysphorie liée à la perception corporelle, un état de mécontentement avec son propre corps. Un autre exemple de dysphorie se retrouve chez les personnes anorexiques ou boulimiques qui pensent être grosses, alors qu’en fait elles sont dangereusement en sous-poids ou en malnutrition. Les encourager dans leur trouble serait presque criminel, alors pourquoi encourageons-nous un individu qui renie la réalité concernant sa sexualité ? Comme Dr McHugh l’a écrit, nous « ne [rendons] pas service au public ni aux transgenres ».

Dr McHugh explique que l’hôpital Johns Hopkins fut le premier aux États-Unis à effectuer une chirurgie de changement de sexe, avant d’arrêter une dizaine d’années plus tard, au milieu de la décennie 1970. Une étude publiée en 2011 par l’institut Karolinska, en Suède, va dans le sens de cette décision. Comme McHugh l’a expliqué : « L’étude révélait que 10 années après leur chirurgie, les transgenres commencent à souffrir de difficultés mentales accrues. Encore plus choquant, leur taux de mortalité est presque 20 fois plus élevé que dans la population non-transgenre comparable » (ibid.). Au lieu de redéfinir le bien et le mal, ces faits renforcent la vérité établie par notre Créateur.

La confusion sexuelle n’est pas nouvelle. Les paroles suivantes furent écrites il y a plus de 3400 ans : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lévitique 18 :22). Nous voyons aussi qu’il y a environ 2000 ans, des femmes agissaient comme des hommes et des hommes comme des femmes – des lesbiennes et des homosexuels (Romains 1 :21-22, 24, 26-28). Dieu condamne non seulement ces comportements, mais aussi les personnes qui « approuvent ceux qui les font » (Romains 1 :32).

De la même manière qu’avec la confusion sexuelle, de nombreux problèmes psychologiques surviennent lorsque nous mettons fin à la vie d’un individu. Les articles sur l’avortement publiés dans le Monde de Demain et l’émission télévisée « De petits doigts et de petits orteils » nous donnent des preuves exhaustives montrant les regrets sérieux et véritables, parfois des années plus tard, de beaucoup de ceux qui ont mis fin à la vie des êtres les plus vulnérables. Dieu comprend les conséquences naturelles liées à la destruction de la vie dans le ventre de la mère (Exode 21 :22-25).

Le droit à « mourir dans la dignité » – l’euthanasie – peut sembler miséricordieux, mais le fait d’enlever délibérément une vie, ou d’assister le suicide d’une personne âgée, déprimée ou en phase terminale, ignore complètement le sixième commandement (Exode 20 :13) et ne prend pas en compte l’ultime destinée prévue par Dieu pour l’humanité. Dieu ne nous demande pas de prolonger artificiellement la vie et il n’y a rien de mal avec les soins palliatifs, mais nous comprenons dans le même temps que la souffrance humaine a un objectif (Romains 8 :16-18). Même le Christ a souffert dans cette vie (Hébreux 5 :8). Nous ne devrions ni enlever la vie des plus petits d’entre nous, ni raccourcir artificiellement la vie des plus âgés, peu importe la logique humaine. Oui, la souffrance physique peut accompagner la mort, mais lorsque Dieu nous dit de ne pas faire quelque chose, nous ne devrions pas argumenter au sujet de Son commandement. Il sait ce qu’il y a de mieux sur le long terme.

Vivre dans la lumière

Pourquoi est-il juste d’aimer Dieu et d’aimer notre prochain ? La réponse se trouve dans la différence entre la lumière et les ténèbres. Les commandements nous éclairent. Ils nous donnent la compréhension (Ésaïe 8 :19-20). Les esprits démoniaques n’apportent pas la lumière – pas plus que les raisonnements humains, sauf si ces derniers sont conformes à la parole de Dieu. La source de cette lumière est Dieu et Jésus-Christ (Jean 1 :1-9). Nous voyons le lien entre la lumière de la loi et sa source dans 1 Jean 1 :5-8.

Autrement dit, la nature divine détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. Les préceptes de Dieu ne sont en fait que des descriptions de Sa nature. Les lois de Dieu découlent de Son caractère saint et juste. En d’autres termes, nous apprenons qui est Dieu à travers Sa loi. Sa loi nous enseigne quel est Son système de valeurs. Dieu est amour et Sa loi nous enseigne la définition de cet amour.

Le monde est rempli de haine, souvent déguisé en amour. Nous avons de nombreux avertissements contre les séductions du monde : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5 :8) et « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12 :2).

La vérité est une possession bien trop précieuse pour l’échanger contre des mensonges !


1. I Led Three Lives
2. Transgender Surgery Isn’t the Solution

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