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Avoir de l’équilibre en matière de santé

par Roderick Meredith
(1930-2017)

Lors d’un récent Conseil des Anciens, nous avons discuté, entre autres, de notre approche quant à la guérison divine. Avant d’écrire la brochure qui traite de ce sujet important, je souhaitais entendre les avis du Conseil. Nous avions tous convenu, qu’auparavant, l’approche générale chez les ministres et chez les membres oscillait entre deux extrêmes. Certains pensaient que, si quelqu’un avait recours à un traitement au lieu de « se confier entièrement en Dieu », il était « faible dans la foi », et peut-être même en train de commettre un péché.

D’autre part, au fil des années, un nombre croissant de ministres et de membres constatèrent que Dieu n’intervenait pas toujours, miraculeusement, pour nous « guérir » immédiatement, et que certains mourraient prématurément, alors que leur vie aurait pu être prolongée avec des soins médicaux appropriés. De ce fait, certains membres commencèrent à négliger les directives divines, mentionnées dans Jacques 5 :14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. »

Le Conseil des Anciens de l’Eglise du Dieu Vivant enseigne que ces deux extrêmes sont mauvais ! Prier Dieu, avoir foi en Lui, et en même temps faire « notre part » en prenant des soins médicaux, ne sont pas incompatibles ! Souvenez-vous que M. Herbert W. Armstrong, dans les dernières années de sa vie, a reçu des traitements médicaux. Mais il se fit également oindre, et il priait Dieu pour que Sa volonté se fasse.

Selon l’exemple de M. Armstrong, et en étudiant de près les enseignements bibliques au sujet de la guérison, nous voyons qu’une approche « équilibrée » du sujet est juste et plus « chrétienne » que certains extrêmes que nous avons connus par le passé. Non, nous ne désirons point « diluer » notre compréhension que Dieu est le Seul qui puisse véritablement nous « guérir ». Dieu est le seul qui puisse, miraculeusement, effacer la pénalité qui accompagne la transgression des lois physiques, provoquant nos malaises, nos maladies et nos blessures. N’oublions jamais cela ! Les médecins, les médicaments et les bistouris peuvent enlever ou atténuer certains « symptômes » des maladies dont nous sommes affligés. Par contre, certaines de ces méthodes occasionnent des « effets secondaires », qui sont parfois plus nuisibles que le problème lui-même.

De plus, d’ici quelques années, de grandes épidémies vont balayer l’occident, et amèneront des maladies « nouvelles » et terribles, qui résisteront aux traitements et aux médicaments ! (Luc 21 :11). Que ferez-vous alors ?

Il n’y aura pas d’autre solution que de se fier entièrement à Dieu pour obtenir la guérison surnaturelle et la délivrance divine ! Même lorsque les soins médicaux sont disponibles, la parole divine nous montre que nous devons impliquer le Dieu Suprême, qui est notre Père et notre Guérisseur. En toute chose, nous devons prendre à cœur de suivre les instructions de l’apôtre Paul, dans Colossiens 3 :17 : « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. »

Dieu nous a dit de faire appel aux anciens, et de nous tourner vers Lui, lorsque nous sommes malades. La parole divine nous montre également que Luc était le « médecin bien-aimé » (Colossiens 4 :14). De plus, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Marc 2 :17). Jésus parla du bon Samaritain qui versa de « l’huile et du vin », afin de soigner les plaies d’un blessé (Luc 10 :34). L’alcool et d’autres éléments contenus dans le vin tuent les bactéries et limitent l’infection d’une plaie ouverte. L’huile est un lubrifiant naturel, qui aide aussi à la guérison. Est-ce que Jésus a mal agi en parlant positivement de ces propriétés médicinales ?

Qu’en est-il de Timothée ? L’apôtre Paul souhaita que la « foi sincère » de la mère et de la grand-mère de Timothée soit aussi en lui (2 Timothée 1 :5). Paul parla de Timothée comme se « consacrant au service de l’Evangile » (Philippiens 2 :22). Pourtant, Dieu permit que Timothée souffre de maux d’estomac et de « fréquentes indispositions » (1 Timothée 5 :23). Il ne fait aucun doute que l’apôtre Paul ait oint et prié pour ce jeune évangéliste exceptionnel, qu’il considérait comme son « enfant légitime dans la foi ». Paul lui prescrivit de prendre « un peu de vin » pour ses fréquentes indispositions. Le vin rouge contient un antibiotique semblable à la pénicilline. Cela devait aider Timothée à lutter contre les bactéries qu’il ingérait en buvant l’eau de la région méditerranéenne.

Le vin fut donc utilisé comme une sorte de « médicament ». L’apôtre Paul était-il dans l’erreur en donnant de tels conseils à Timothée ? Certainement pas ! Les serviteurs de Dieu pouvaient utiliser certaines propriétés médicinales pour faire face à la maladie, aux blessures ou aux infections (Exode 21 :19 ; Esaïe 38 :21). Dieu a préservé ces instructions dans la Bible pour notre instruction : « Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3 :16-17).

A posteriori, nous constatons que les idées qui circulaient dans l’Eglise et dans le ministère n’étaient pas toujours conformes aux Ecritures. Nous avons besoin de plus d’équilibre et de sagesse en ce qui concerne la guérison, la médecine et la santé. La foi et la confiance absolues en Dieu, dans tous les aspects de la vie, sont indiscutablement nécessaires (Matthieu 9 :29). Il est également très important de savoir où nous mettons notre foi (2 Chroniques 16 :12). Chercher des conseils auprès d’un médecin, qui connaît le corps humain et les maladies, ne signifie pas avoir une foi aveugle en un praticien. La Bible nous dit que la « prudence » est dans le « grand nombre » de conseillers (Proverbes 11 :14 ; 15 :22).

La guérison est une prérogative de Dieu. Elle est un privilège que Dieu accorde aux êtres humains (Psaume 103 :1-5). Elle est également un don de Dieu (1 Corinthiens 12 :7-11). La guérison est aussi le pardon des péchés (Marc 2 :1-12). La médecine et les opérations chirurgicales ne guérissent pas. Au mieux, elles traitent les symptômes, parfois avec succès, mais pas systématiquement. Souvenez-vous que la guérison divine ne se compare pas aux moyens physiques, utilisés pour réparer le corps. Par contre, il n’est pas répréhensible de faire notre part en essayant de « glorifier » Dieu dans notre corps (1 Corinthiens 6 :20).

Dieu ne S’intéresse pas uniquement à la guérison physique de notre corps ; Il désire que nous apprenions toutes les leçons nécessaires, afin d’être prêts pour la vie éternelle dans Son Royaume. Si nos problèmes physiques sont enlevés ou « guéris », chaque fois que nous commettons une erreur, nous n’apprendrons pas les leçons importantes de la vie, afin de diriger notre corps avec sagesse et de vivre en harmonie avec les lois physiques. Lorsque nous sommes malades, la Bible nous exhorte à nous faire oindre et à regarder vers Dieu pour la guérison. Mais nous devons également examiner notre vie, nos habitudes, et voir ce que nous avons fait de mal, puis nous en repentir (Jacques 5 :16). La guérison n’est pas simplement destinée à nous « tirer d’affaire », mais également à nous apprendre les leçons de la vie, y compris les instructions relatives à la bonne santé, afin de pouvoir les enseigner aux autres dans le Monde de Demain.

Alors que la prière et la foi en Dieu sont primordiales pour rétablir la santé physique, la Bible dit : « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable » (1 Jean 3 :22). Ces choses « qui lui sont agréables » vont bien au-delà du fait de mener une bonne vie et d’éviter les aliments impurs. « Ces choses » incluent l’utilisation de l’esprit que Dieu nous a donné, afin de Le « glorifier » dans notre corps physique.

Jadis, M. Armstrong nous a appris à adopter un mode de vie complet ! Ce mode de vie repose sur le fait que nous devons apprendre à agir dans les limites des lois naturelles. Nous avions donc réalisé que l’allaitement était le meilleur mode de nutrition qu’aucun autre moyen artificiel, pour alimenter les nourrissons. Plusieurs articles furent écrits ces dernières années pour corroborer ce fait. Nous avons appris que la « naissance naturelle » était, dans la plupart des cas, meilleure pour la mère, ainsi que pour l’enfant. Bon nombre de médecins reconnaissent maintenant ce fait. Nous avons appris que manger des fruits, des légumes frais, et consommer des aliments « naturels » est préférable à la consommation « d’aliments » artificiels, manufacturés, mis en conserve et en boîte. M. Armstrong nous enseigna à manger des aliments frais, qui ne sont pas traités, et de les consommer avant qu’ils ne se gâtent.

Il y a plusieurs années, j’avais écris une brochure (certains s’en souviendront) traitant de l’hygiène alimentaire. Dans cette brochure, j’énumérais les lois de base de la santé, et qui s’appliquent encore aujourd’hui. Ces lois sont :

  1. Avoir un régime approprié
  2. Faire de l’exercice régulièrement, et si possible de façon plus énergique
  3. Dormir et se reposer suffisamment
  4. S’assurer de prendre assez d’air frais et de soleil
  5. Avoir une bonne hygiène et porter des vêtements appropriés
  6. Eviter les blessures corporelles
  7. Maintenir une attitude positive

Dans cette ancienne brochure, j’expliquais en détail chacun de ces points. Il est évident qu’ils sont très importants pour se maintenir en bonne santé. Comme je l’expliquais dans cette brochure, il n’est pas suffisant de faire attention à tous les points mentionnés, car, si par exemple vous êtes étourdi et que vous vous retrouvez face à un camion, vous risquez fort de ne pas en sortir indemne. C’est pourquoi, je recommande aux personnes âgées d’être prudentes en marchant, en voyageant ou en empruntant les escaliers. La prudence joue un rôle essentiel pour rester en bonne santé.

Comme le dit un vieux dicton : « Le problème ne vient pas de ce que vous mangez, mais de ce qui vous dévore ! » En d’autres termes, vous pourriez faire suffisamment d’exercice, et avoir une bonne alimentation, mais si vous laissez des pensées négatives de jalousie, de ressentiment, d’amertume ou de haine dominer votre esprit, il pourrait en résulter des ulcères, un excès de tension, et même une mort précoce. Réfléchissez à ces lois. Si nous désirons réellement « apprendre les leçons » que Dieu veut que nous apprenions, Il en tiendra compte. Et si nous avons sincèrement essayé de faire notre part, Il nous écoutera attentivement lorsque nous irons vers Lui pour être guéris !

Souvenez-vous également de l’effet négatif de « courir chez le médecin » au moindre rhume, et au moindre malaise. Dieu veut que nous « ayons tous les éléments en main », et que nous fassions preuve de sagesse lorsque nous nous tournons vers la médecine, pour obtenir de l’aide. Une récente parution du Public Citizen contenait un article de l’auteur Sidney Wolfe, M.D. Certains des points dont il faisait mention peuvent nous aider à avoir une meilleure perspective :

  • 70% des médecins dont les patients étaient couverts par l’assurance médicale ont échoué à un examen, qui testait leurs connaissances en matière de prescription pour les personnes âgées
  • La majorité des médecins, à qui l’on a demandé de passer l’examen, ont refusé de s’y soumettre, prétextant leur « manque d’intérêt pour le sujet »
  • Entre 40 et 50% des médicaments prescrits, pour les personnes âgées, en dehors des hôpitaux, sont en surdose
  • 48% des patients, qui prennent trois médicaments ou plus, ingurgitent des médicaments incompatibles pour eux
  • Chaque année, il y a trop de victimes de maladies causées par les médicaments
  • Chaque minute, une personne est hospitalisée pour des réactions d’incompatibilité entre les médicaments (1.500.000 chaque année), et toutes les cinq minutes et quinze secondes, la mort s’ensuit (100.000 chaque année). Toutes les trois minutes et quinze secondes, quelqu’un souffre de perte de mémoire, causée ou aggravée par des médicaments (163.000 chaque année). Cela est heureusement réversible, si vous connaissez quel est le médicament incriminé

De plus, un article du Los Angeles Times du 30 novembre 1999, rapportait : « Lundi, un comité fédéral a dit que dans le système de santé américain, des négligences engendrent des erreurs médicales qui causent jusqu’à 98.000 morts par an, et demande que des changements majeurs soient opérés afin de protéger les patients […] Selon le rapport, chaque année, entre 44.000 et 98.000 personnes meurent à cause d’erreurs médicales, soit plus qu’il n’en meurt à cause d’accidents de la route, de cancers du sein ou du SIDA. Le coût annuel, de ces blessures évitables, est évalué entre 17 et 19 milliards de dollars. »

Bien d’autres citations et statistiques allant dans le même sens pourraient être ajoutées ici, mais cela devrait déjà vous donner un aperçu. Vous devriez être prudent, comme le font d’ailleurs certains médecins envers leur propre famille, et ne pas laisser n’importe quel médecin vous prescrire quelques traitements « nouveaux », ou risqués pour votre santé !

Comme nous l’avons enseigné depuis plusieurs années, c’est à vous de prendre votre décision, en ce domaine. Plusieurs professionnels de la santé avouent honnêtement que là où ils sont le plus efficaces, c’est lorsqu’on leur amène un corps blessé. Lorsque nous avons été percuté par un camion, et que nous avons un os fracturé ou un organe interne écrasé, les médecins peuvent nous aider efficacement ! Il faut le reconnaître et leur rendre justice. Mais, en général, soyez prudent en ce qui concerne le type de traitement auquel vous recourez. Soyez sage lorsque vous utilisez des produits « naturels », tels que des herbes ou des vitamines, afin de « guérir » des maladies ou des malaises. Certains de ces produits peuvent aider le corps à se guérir lui-même de certaines carences ou faiblesses physiques. Par contre, Dieu seul est le véritable Guérisseur.

Par conséquent, régulièrement, je prie afin que tous, dans l’Eglise, nous soyons plus proches de Dieu, et que nous apprenions à « marcher avec Dieu », non seulement en matière de guérison, mais dans tous les aspects de notre vie. Nous devons montrer à Dieu que nous essayons, de toutes les façons possibles, de faire les choses qui Lui sont agréables. Puis, après avoir fait de notre mieux, recherchons les conseils appropriés et tournons-nous vers Dieu, pour qu’Il fasse bien au-delà de ce que l’homme peut faire, et qu’Il intervienne pour nous délivrer ou nous guérir. Il est notre Père. Il nous a dit : « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13 :5).

Alors que nous nous approchons de la fin de cet âge, soyons équilibrés en matière de santé et de guérison ! Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour « glorifier Dieu », dans notre corps et dans la façon dont nous agissons, et traitons la maladie et les blessures. Recherchons tous les faits et faisons preuve de sagesse. Mais ne négligeons jamais l’importance de mettre notre confiance en Dieu de tout notre cœur et, en fin de compte, de nous tourner vers Lui pour obtenir Son aide et Son intervention.

Il est également très important de ne pas nous juger les uns les autres, lorsque survient une maladie ou une blessure. Nous ne connaissons pas les détails exacts du corps de l’autre, nous ne connaissons pas son « cœur », ni son approche de Dieu, ni la façon dont il pense. Nous ne sommes pas en mesure de juger les autres à ce sujet. Jésus-Christ nous recommande : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez pas jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Matthieu 7 :1-3).

Souvenez-vous que celui qui « juge sévèrement son frère » (ou sa sœur) en ce qui concerne sa décision d’avoir recours à la médecine, à une opération ou à tout autre moyen pour être soulagé, est en voie de commettre lui-même un péché très grave. Car notre « jugement », avec toutes les attitudes vaniteuses et arrogantes que cela engendre, peut être pire que la faiblesse apparente d’une personne sincère, dans l’Eglise de Dieu, qui cherche de l’aide, à cause d’une grave maladie ou parce que sa vie est en danger ! Jésus-Christ a dit : « Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents » (Matthieu 12 :7).

Je développerai plus en détail ce sujet dans ma brochure sur la guérison. Je voulais vous en donner un aperçu. Lorsque les membres de l’Eglise sont malades, notre tâche principale est de prier avec ferveur, afin que Dieu les aide à faire leur part de la bonne façon et qu’ensuite, Il aille au-delà de tout ce que les hommes peuvent faire, afin de les guérir miraculeusement, en Son temps et à Sa façon. Cette approche, pleine de sagesse et de miséricorde, devrait guider toutes nos pensées et toutes nos actions dans les domaines de la santé et de la guérison divine.

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