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Combien de temps ?

par Gerald Weston

Chaque année, alors que nous passons en revue la signification de la troisième et dernière saison de Fêtes, beaucoup se posent la question : Combien de temps ? Combien de temps avant que la Fête des Trompettes, le Jour des Expiations et la Fête des Tabernacles deviennent réalité ? L’accomplissement de ces Fêtes commencera bientôt. Le Dernier Grand Jour aura lieu mille ans plus tard, mais pour les êtres spirituels nés de nouveau, le Millénium (représenté par la Fête des Tabernacles) semblera ne durer qu’une journée de 24 heures – peut-être un peu plus longtemps pour les enfants nouvellement nés de Dieu, mais cette période passera beaucoup plus rapidement que nous ne l’imaginons.

Des gens me demandent souvent « combien de temps » reste-t-il et je fais très attention à ne jamais formuler de réponse spécifique ni dogmatique. Récemment, un homme m’a fait part de sa spéculation et je l’ai assuré qu’il n’y avait rien de particulièrement mauvais en cela pour lui, mais que la réciproque n’était pas vraie pour moi. La raison est simple. Bien que l’Église de Dieu ait historiquement compris la chronologie générale de la prophétie, à chaque fois que nous avons tenté d’être plus spécifiques concernant les dates, nous nous sommes trompés.

À une époque, M. Herbert Armstrong pensait que les événements de la Deuxième Guerre mondiale conduiraient à la fin des temps. C’était une opinion raisonnable vu le conflit horrifiant qui affecta le monde entier et emporta des dizaines de millions de vies. Le Musée national de la Deuxième Guerre mondiale, à la Nouvelle-Orléans, estime qu’il y a eu 45 millions de morts chez les civils, 15 millions de soldats tués et 25 millions de blessés au combat. Une note en bas de page ajoute : « Le nombre de victimes varie énormément selon les sources. Rien qu’en Chine, le nombre de morts chez les civils pourrait bien atteindre les 50 millions. »(1)

L’impact de cette guerre fut tellement sidérant qu’il est difficile d’en saisir son ampleur pour ceux d’entre nous qui n’avons pas connu cette période. Si nous avions vécu à cette époque-là, peut-être comprendrions-nous mieux pourquoi M. Armstrong interpréta à tort l’avancée du général allemand Erwin Rommel vers l’Égypte et la Palestine, dans le contexte de Daniel 11 et pourquoi il donna une signification prophétique à la destruction qui avait lieu à travers le monde.

Plus tard, il écrivit une brochure intitulée 1975 selon la prophétie, dont le but était surtout de mettre l’accent sur une étape significative dans l’avenir, comme beaucoup d’autres l’ont fait. Par exemple 1984, de George Orwell, a été publié en 1949 et Famine 1975 ! Décision de l’Amérique : qui doit survivre ?(2), de William et Paul Paddock, a été écrit en 1967. De nos jours, nous pourrions mettre en avant l’année 2050 pour symboliser l’avenir, sans impliquer que 2050 soit spécifiquement la date à laquelle nous attendons un événement bouleversant. Certains enseignants de l’Ambassador College commencèrent aussi à calculer, en utilisant des cycles de 19 ans, que l’Œuvre aurait pu se terminer en 1972, et que la période de trois ans et demie mentionnée dans l’Apocalypse nous aurait conduit jusqu’en 1975.

Je sais de première main qu’au cours d’un dîner au domicile de M. Armstrong, fin 1969, il pensait qu’il était possible que les choses se terminent cette année-là. Parallèlement, il avertissait fortement l’Église de ne pas établir de date. Et M. Meredith disait dès 1968 que « la fin de l’Œuvre en 1972 » et « le retour du Christ en 1975 » étaient des dates qui passeraient sans voir l’accomplissement de ces événements.

Lorsqu’il apparut clairement que 1972 ne marquerait pas la fin de l’Œuvre, des gens cherchèrent d’autres dates et certains en conclurent que l’erreur était d’avoir décompté les sept ans de folie de Nebucadnetsar des 2520 années à partir de la chute de Babylone en 539 av. J.-C. Ce nouveau calcul fixait la fin de l’Œuvre en 1979 et le retour du Christ en 1982. Mais depuis, 40 ans se sont écoulés et ces spéculateurs s’étaient assurément trompés une fois encore.

Peut-être pouvons-nous être excusés pour de telles erreurs, car l’apôtre Paul en fit de même lorsqu’il écrivit : « Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs » (1 Thessaloniciens 4 :17). Cela s’appliquera probablement à certains d’entre nous, peut-être la majorité, mais Paul s’adressait à un auditoire vivant à son époque, tandis que Dieu l’a inspiré pour toutes les époques. Pour autant que nous le sachions, Paul n’a pas établi de dates spécifiques, mais en lisant ses épîtres, nous voyons qu’il pensait que lui et ses contemporains étaient très proches de la fin des temps ! Cependant, plus tard dans sa vie, Paul signala dans sa deuxième épître à Timothée : « Le moment de mon départ approche » (2 Timothée 4 :6).

Il est naturel de souhaiter savoir combien de temps il nous reste et il est naturel de souhaiter que le retour du Christ ait lieu pendant notre vie. Cette tendance naturelle à la spéculation doit être contrôlée avec un raisonnement mature à l’aune de ce que nous avons appris dans le passé. Vu l’histoire des 100 dernières années, nous devrions avoir appris à ne pas essayer de faire des prédictions spécifiques. M. Meredith comprit cela et refusa de donner des dates précises. Il mentionnait parfois qu’il pensait que la fin de cette époque aurait lieu entre 7 et 17 ans – et il répéta cela pendant plus d’une décennie, décalant donc la date en question.

Ce n’est pas une critique de l’apôtre Paul, de M. Armstrong ou de M. Meredith, mais cela devrait être une leçon pour chacun d’entre nous. Malheureusement, certains n’apprennent jamais et ils vont au-delà de simples spéculations en calculant des dates spécifiques. Lorsqu’une date prévue pour le retour du Christ s’avère erronée, ils en établissent une autre, puis une autre et encore une autre. Parfois, ils se découragent et ils abandonnent la foi. Bien qu’il soit divertissant de spéculer, le problème est que certaines personnes prennent des décisions importantes basées sur leurs prévisions, comme d’abandonner leur éducation, de ne pas faire soigner leur denture ou de s’engager à la hâte dans un mariage voué à l’échec.

La meilleure chose à faire est de considérer ce que Jésus répondit à Ses disciples lorsqu’ils Lui demandèrent quand ces choses arriveraient : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1 :7-8).

Il donna aussi la parabole des mines. « Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître » (Luc 19 :11). Il expliqua alors que Ses serviteurs accompliraient l’Œuvre jusqu’à Son retour. Autrement dit, nous devons nous focaliser sur la tâche que nous devons mener à bien, sans essayer de déterminer quand la récompense tant attendue arrivera.

Un évangéliste et enseignant bien connu de l’Ambassador College, à présent décédé, expliqua très bien ce point : Le Christ viendra plus tard que certains ne le pensent, mais plus tôt que d’autres ne le pensent. Les événements pourraient se développer lentement et prendre plus de temps que prévu, mais lorsqu’ils se mettront en marche, ils pourraient s’accomplir très rapidement. Dans son livre La jungle regagne du terrain, le politologue Robert Kagan lança un avertissement similaire à propos des années précédant immédiatement la Première Guerre mondiale : « Ils ont appris et désormais nous avons oublié que lorsque les choses commencent à se détériorer, elles peuvent se détériorer très vite, que lorsqu’un ordre mondial se brise, les pires défauts de l’humanité refont surface et prennent de l’ampleur. »(3) Il cita aussi un des personnages d’Hemingway, dans Le soleil se lève aussi, lorsqu’il répondit à la question de savoir comment il avait fait faillite : « Graduellement d’abord, et puis brusquement. »(4)

En réalité, ces deux catégories – ceux qui pensent que le retour du Christ aura lieu plus tôt ou plus tard – pourraient s’appliquer à chacun d’entre nous et elles s’appliquent probablement à plusieurs, comme l’indiquent les Écritures :

« Voici déjà, bien-aimés, la seconde lettre que je vous écris […] afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance […] sachez avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, et marchant selon leurs propres convoitises. Ils disent : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création » (2 Pierre 3 :1-4).

Cela indique qu’à la fin des temps, « dans les derniers jours », certains seront cyniques et ne croiront pas à l’imminence du retour du Christ, voire à la réalité de Son retour !

Nous lisons encore à propos d’une autre pensée prophétique : « Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 24 :48-51).

Nous ferions bien de découvrir pourquoi se développent le cynisme et l’attitude consistant à dire que le Seigneur retarde Son retour. Serait-ce la perception que les prophéties ont échoué ? Il semblerait bien que ce soit le cas.

Lorsque la prophétie “échoue”

Les livres d’Esdras, d’Aggée et de Malachie sont instructifs. Esdras rapporte l’histoire du retour de captivité de Juda, lorsque 42.360 personnes, accompagnées de quelques milliers d’autres, rentrèrent à Jérusalem pour reconstruire le temple de Dieu (Esdras 2 :64-65). Les historiens pensent qu’il ne s’agissait que d’une petite partie de ceux qui étaient en captivité en Chaldée, car ils reconnaissent qu’au moins deux millions de Juifs vivaient à Babylone à cette époque.

Puisque Jérusalem était en ruine depuis des décennies, comme nous le lisons, c’était assurément une tâche intimidante, mais ils érigèrent un autel et ils commencèrent à offrir des sacrifices pour la Fête des Trompettes (Esdras 3 :1-3, 6). Cette année-là, ils observèrent aussi la Fête des Tabernacles (verset 4). Probablement en raison de leur installation après leur voyage et le besoin de construire des abris avant l’hiver froid et pluvieux, ils furent retardés dans la construction du temple jusqu’à la Pâque de l’année suivante, lorsqu’ils commencèrent les travaux et célébrèrent la pose des fondations (Esdras 3 :8, 10).

Après un démarrage enthousiaste, les habitants du pays commencèrent à créer des problèmes. Connus plus tard sous le nom de Samaritains, ils proposèrent d’abord leur aide, mais Zorobabel n’était pas naïf. Il vit où cela aboutirait – les gens du pays assimileraient les Juifs et s’approprieraient le temple dès qu’il serait achevé – et il rejeta leur offre. Ce n’est pas très différent des membres bien intentionnés mais naïfs qui, de nos jours, veulent réunir toutes les Églises de Dieu dans le cadre d’activités sociales, sans se rendre compte qu’il existe des différences significatives dans les priorités, le gouvernement et les motivations de chaque groupe. Il ne s’agit pas de comparer les autres organisations aux Samaritains, mais il y a de vraies raisons pour lesquelles nous ne sommes pas ensemble ! Les Juifs construisirent le temple seuls, tout comme nous ne devons pas nous laisser distraire par les tentatives de la base populaire de « rassembler tout le monde ».

Les habitants du pays embauchèrent alors des conseillers (des avocats) contre les Juifs et ils rédigèrent des accusations mensongères pour faire cesser la construction. Cela eut lieu à l’époque de Cyrus et d’Assuérus (Esdras 4 :4-6). Par conséquent, les Juifs ne reprirent la construction du temple qu’au cours de la deuxième année du règne de Darius, roi de Perse. La construction du temple fut mise en pause pendant une quinzaine d’années.

Que se passa-t-il à la reprise de la construction ? « Aggée, le prophète, et Zacharie, fils d’Iddo, le prophète, prophétisèrent aux Juifs qui étaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d’Israël. Alors Zorobabel, fils de Schealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à bâtir la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux étaient les prophètes de Dieu, qui les assistaient » (Esdras 5 :1-2).

Que déclarèrent les prophètes ?

Cet événement eut lieu vers 520 av. J.-C. et une lecture du livre d’Aggée révèle que ses prophéties s’appliquaient à cette époque, mais elles concernaient surtout une époque éloignée dans le futur. Notez ce qu’il déclara au peuple le premier jour du sixième mois de la deuxième année du règne de Darius (Aggée 1 :1). Le peuple était appelé à reconstruire le temple de Dieu, mais le projet fut négligé à cause de l’opposition, ainsi que leur désir humain de s’occuper de leurs propres intérêts. À travers Son prophète, Dieu réprimanda ces gens de ne pas accomplir le travail qui leur avait été assigné. « Ainsi parle l’Éternel des armées : Ce peuple dit : Le temps n’est pas venu, le temps de rebâtir la maison de l’Éternel. C’est pourquoi la parole de l’Éternel leur fut adressée par Aggée, le prophète, en ces mots : Est-ce le temps pour vous d’habiter vos demeures lambrissées, quand cette maison est détruite ? » (Aggée 1 :2-4).

En raison de leur manque de volonté, ils furent coupés des bénédictions. Au chapitre suivant, nous trouvons le principe du « bâton » et de la « carotte ». Pendant le dernier jour de la Fête des Tabernacles (Aggée 2 :1), voici ce que l’Éternel déclara :

« Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec ; j’ébranlerai toutes les nations ; les trésors de toutes les nations viendront, et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Éternel des armées. L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Éternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Éternel des armées ; et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Éternel des armées » (Aggée 2 :6-9).

Zacharie les réprimanda également pour ne pas avoir fait leur part (Zacharie 3 et 4). Puis, il parla aussi d’une époque future lorsque le Messie reviendra. Nous lisons souvent ce passage, dans Zacharie 14, pendant la Fête des Tabernacles.

Les Juifs réagirent aux remontrances de ces deux prophètes et de leurs dirigeants. C’était un projet de grande ampleur qui demanda quatre ans pour être achevé. Selon les prédictions de ces deux prophètes, ils pensaient que le Messie viendrait bientôt, mais ce ne fut pas le cas. La ville de Jérusalem était toujours en ruines, même à l’époque de Néhémie, une soixantaine d’années plus tard.

Nous ne sommes pas entièrement certains de la date, mais il semble que c’est à ce moment-là que le prophète Malachie entra en scène. Il parla d’un peuple cynique, sceptique et désabusé qui se demandait s’il était bien utile de servir Dieu. Ses habitants ne faisaient pas de leur mieux pour servir Dieu, ils trichaient avec la loi et ils divorçaient de leurs épouses, ils volaient Dieu dans les dîmes et, dans tout cela, ils se justifiaient et argumentaient, en niant qu’ils faisaient le mal.

Pour les Juifs, à cette époque, la venue tant attendue du Messie, dont Aggée et Zacharie avaient parlé, ne s’était pas réalisée. Ils avaient rebâti le temple, mais où était-Il ? En fin de compte, Il vint dans ce temple, mais 500 ans plus tard qu’ils ne l’espéraient ! De nos jours, certains ont aussi perdu la vue d’ensemble. Ils ont oublié qu’ils ont été appelés à accomplir une Œuvre. Au lieu d’essayer de déterminer la date du retour du Christ, et d’être déçus lorsque nos prévisions ne se réalisent pas, nous devrions accomplir l’Œuvre qu’Il nous a appelés à réaliser. Le Messie, dont nous prions quotidiennement qu’Il revienne et qu’Il établisse Son Royaume, reviendra au moment opportun. Lorsque nous observons le monde environnant, il est clair que cette date est proche. Elle est assurément plus proche que lorsque nous avons commencé à croire (Romains 13 :11).

« Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 24 :45-51).

Nous ne devrions pas nous laisser emporter par une attitude consistant à se plaindre que le Seigneur retarde Son retour, mais plutôt nous préparer à entendre, au moment choisi par Dieu, les paroles les plus merveilleuses que nous entendrons dans notre existence : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25 :21, 23).


1. “Worldwide Deaths in World War II”, NationalWW2Museum.org
2. “Famine 1975 !”, Le Monde, 26 décembre 1967
3. The Jungle Grows Back, Robert Kagan, 2018, page 24
4. Le soleil se lève aussi, Ernest Hemingway, éditions Gallimard, traduction Maurice Edgar Coindreau

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