Le récit de deux boucs
Chaque année, les membres de l’Église du Dieu Vivant célèbrent un Jour saint décrit dans Lévitique 16 comme le Jour des Expiations. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une fête « juive » archaïque. Au contraire, ce jour est riche de sens pour ceux qui comprennent le plan divin et qui s’efforcent de vivre selon chaque parole qui sort de la bouche de Dieu.
Bien sûr, en raison du sacrifice de Jésus-Christ et de la destruction du Temple quelques décennies plus tard, ni les juifs ni les chrétiens actuels n’observent chaque détail des rituels décrits dans Lévitique 16. Pourtant, en étudiant les instructions de Dieu aux Israélites, nous pouvons apprendre beaucoup de choses qui nous aident à comprendre non seulement Son plan pour le monde entier, mais aussi pour notre vie.
Un élément central des instructions données par Dieu aux Israélites dans Lévitique 16 concernait le bouc pour Azazel. Parmi les anciennes cérémonies que Dieu donna à Israël concernant le Jour des Expiations, l’une des plus étranges aux yeux de beaucoup concerne peut-être les deux boucs présentés au souverain sacrificateur ce jour-là. On tirait au sort afin qu’un bouc soit clairement désigné par Dieu comme étant « pour l’Éternel », l’autre étant « pour Azazel » (verset 8). Le bouc destiné à l’Éternel était sacrifié en offrande pour les péchés, tandis que celui destiné à Azazel était chassé vivant dans le désert – un rituel unique, pratiqué seulement pendant le Jour des Expiations.
Si un bouc est « pour l’Éternel », il est évident que l’autre ne l’est pas. Pourquoi ou pour qui était-il destiné ? Que représente le bouc « pour Azazel » ? Cet article vous aidera à mieux comprendre ce que ce deuxième bouc symbolise et ne symbolise pas, ainsi que la signification de ce symbolisme pour les disciples actuels.
Le terme Azazel est-il un nom ?
Certaines versions de la Bible, comme la Bible du Semeur utilisent le terme « bouc émissaire » pour traduire le terme hébreu Azazel. Il s’agit d’un terme problématique qui a suscité beaucoup de confusion, en particulier parmi ceux qui ne connaissent pas bien la religion de l’Israël antique. L’expression « bouc émissaire » provient de traductions plus anciennes, telles que la Septante en grec et la Vulgate en latin. Cependant, l’expression « bouc émissaire » repose sur une théologie erronée et non sur le texte original en hébreu.
Il est vrai que le terme Azazel est composé de deux mots hébreux, mais la question de savoir de quels mots il s’agit et quelle est leur signification combinée fait l’objet d’un débat. Cette association pourrait être interprétée comme une combinaison de azaz et el, que certains interpréteraient hâtivement comme « force » (azaz) et « Dieu » (el). Cependant, la plupart des érudits estiment que les deux mots sont plutôt « ez », qui signifie « bouc », et « azal », qui signifie « parti », « usagé » ou « écarté », correspondant assurément à la situation. (En hébreu, les voyelles peuvent changer lorsque les mots sont combinés.) Cela n’apporte toujours aucune explication quant à la signification du rituel, ni ce que représente le bouc qui n’a pas été choisi « pour l’Éternel ».
Il est utile de prendre d’autres éléments en compte. Les noms composés tels qu’Azazel (des noms formés à partir de deux mots hébreux différents) sont « fréquemment utilisés comme noms propres […] En revanche, ils sont très rarement utilisés comme noms communs. »[1] En effet, la formulation hébraïque utilisée pour introduire le terme Azazel dans Lévitique 16 :8-10 ne peut désigner qu’un nom propre plutôt qu’une fonction du bouc. Le texte hébreu du verset 8 présente les deux boucs dans un langage parallèle : un sort pour l’Éternel, l’autre sort pour Azazel. Il en résulte que si un bouc est « pour l’Éternel », le second ne l’est manifestement pas, mais est destiné à un autre – pour Azazel. La formulation du verset 10 confirme bien qu’Azazel est traité comme un nom : « Le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel. »
Que signifie l’expiation ?
Nous comprenons d’après les Écritures que le sang du bouc du sacrifice expiatoire (c.-à-d. offert en sacrifice pour les péchés), et non celui du bouc pour Azazel, est celui qui servait à faire l’expiation pour le tabernacle et pour le peuple d’Israël. Que signifie le terme « expiation » ? Ce mot est traduit de l’hébreu kafar (Lévitique 16 :10) ou kippour (Lévitique 23 :27) signifiant « couvrir ». Le sang de l’offrande expiatoire servait à couvrir les péchés du peuple (Lévitique 16 :15). Les chrétiens reconnaîtront que c’est aussi la fonction du sang versé de Jésus-Christ en tant qu’Agneau de Dieu (Romains 3 :25 ; 1 Jean 2 :2 ; 4 :10). Le mot « propitiatoire », décrivant le couvercle de l’arche de l’alliance, est également dérivé de l’hébreu kippour.
Dans Lévitique 16, le mot hébreu kafar est également utilisé en référence au bouc pour Azazel, mais il est employé d’une manière très différente. Le sang du bouc expiatoire faisait expiation pour tout ce sur quoi il était aspergé et ce bouc était « pour le peuple » (verset 15). En revanche, le bouc pour Azazel qui restait en vie devait recevoir l’expiation sur lui (verset 10). Dans le résumé figurant à la fin du chapitre (versets 29-34), on constate que le bouc pour Azazel ne fait pas partie du processus d’expiation pour le peuple. Au contraire, il était chargé des péchés du peuple et renvoyé vivant, ce qui constituait une expiation ou une élimination littérale des péchés par leur éloignement physique vers un lieu reculé.
Bien que deux boucs fussent présentés devant l’Éternel, il convient de noter que la Bible précise clairement qu’il n’y avait qu’un seul sacrifice expiatoire (au singulier et non au pluriel). Un sacrifice expiatoire nécessite l’effusion du sang de l’animal sacrifié, or le bouc pour Azazel n’était pas mis à mort et son sang n’était pas aspergé dans le tabernacle ou le temple. Il n’y avait aucune effusion de sang. Il ne pouvait donc pas constituer un sacrifice expiatoire selon Lévitique 4 qui décrit clairement les exigences relatives à ce sacrifice, ni selon l’épître aux Hébreux qui affirme catégoriquement que « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9 :22).
Il est instructif de noter que le terme « sacrifice expiatoire » ou « sacrifice pour le péché » (Darby) est toujours employé au singulier et non au pluriel. La forme plurielle est utilisée pour désigner les péchés du peuple, mais jamais pour les boucs eux-mêmes. Si les deux boucs devaient être des sacrifices expiatoires, il serait inutile d’avoir une sélection divine des animaux. Or, les boucs devaient être présentés devant l’Éternel afin qu’Il puisse choisir lequel des deux serait le sacrifice expiatoire. Dans la suite du chapitre, le bouc immolé (ou égorgé) est désigné comme le bouc expiatoire (Lévitique 16 :15 ; cf. versets 9, 27), tandis que l’autre bouc pour Azazel ne l’est pas. Comme nous l’avons déjà mentionné, le rôle du bouc pour Azazel n’a aucun rapport avec un quelconque sacrifice expiatoire. Puisque son sang n’était pas versé, cela implique clairement qu’un seul des deux boucs constituait un sacrifice expiatoire.
De plus, c’est l’Éternel, et non les sacrificateurs, qui choisissait quel bouc deviendrait le sacrifice expiatoire. En en choisissant un pour Lui-même et en rejetant l’autre (verset 8), l’Éternel établissait une distinction entre les deux boucs. Il est particulièrement significatif que ce soit Dieu Lui-même qui faisait ce choix. Cela devrait nous rappeler l’avertissement de l’apôtre Paul selon lequel Satan peut se déguiser en ange de lumière (2 Corinthiens 11 :14). Nous ne nous attendrions pas à ce que des gens qui n’ont pas reçu la révélation fournie par le Saint-Esprit divin soient capables de faire la distinction entre les choses de Dieu et celles du diable ; de la même manière, Dieu Lui-même devait faire la distinction entre les deux boucs.
Seul le sang du sacrifice expiatoire permettait l’expiation. En revanche, l’imposition des mains sur le bouc pour Azazel concernait la confession des péchés ou des iniquités (Lévitique 16 :21). La conséquence de cette confession était que l’Azazel devait, d’une certaine manière, porter le fardeau des péchés de la nation dans le désert.
Dans le désert
Nous lisons ensuite que le bouc pour Azazel était chassé dans le désert, c’est-à-dire qu’il y était conduit de force, contre son gré. Comme me l’ont fait remarquer des amis éleveurs de chèvres, il est intéressant de noter que le Jour des Expiations a lieu à l’époque où les chèvres sont généralement en chaleur, de sorte qu’un bouc préférerait être avec les femelles plutôt que seul dans le désert. L’homme qui avait la charge de chasser le bouc dans le désert (versets 21-22) avait besoin de déployer beaucoup de force pour maîtriser ce bouc qui était réticent à être séparé des troupeaux d’Israël et à être emmené là où il ne pourrait plus exercer d’influence sur eux. Voyez à quel point cela diffère de l’exemple de Jésus-Christ qui donna volontairement Sa vie pour être notre sacrifice de la Pâque. Lorsque nous examinons la typologie (l’étude des parallèles entre l’Ancien et le Nouveau Testament) du bouc pour Azazel, il apparaît clairement qu’un bouc animal réticent, chassé de force hors du camp d’Israël, ne peut en aucun cas symboliser notre Sauveur et notre Souverain Sacrificateur ! Par ailleurs, il est intéressant de noter que cette expulsion vers le désert est la seule fonction du Jour des Expiations que le souverain sacrificateur n’accomplissait pas lui-même.
Toutes les références bibliques à Jésus-Christ portant nos péchés se rapportent à Sa mort et non à un séjour dans le désert (par ex. Ésaïe 53 :1-12 ; Hébreux 7 :27 ; 9 :28 ; 1 Pierre 2 :24). Certaines personnes utilisent à tort Ésaïe 53 pour imaginer que le bouc pour Azazel était une représentation de Jésus, mais toutes les références de ce chapitre concernent la mort de Celui qui porte les péchés. Les versets d’Hébreux 7 et de 1 Pierre 2 contiennent le terme grec utilisé pour exprimer ce dont parle Lévitique 16 :21. Or, tous ces versets parlent du Christ portant nos péchés par Sa mort. Lévitique 16 :21-22 décrit donc autre chose. Le sang du Christ a été versé pour expier nos péchés, tandis que le bouc pour Azazel est utilisé vivant pour chasser l’injustice ou la séparer du peuple.
En tant que disciples, il est important de nous rappeler que tous les rituels historiques du temple ne trouvent pas nécessairement leur origine dans les commandements bibliques. Des spécialistes scrupuleux de la langue hébraïque ont débattu de ce que Dieu voulait dire par une terre « désolée » au verset 22. Le mot hébreu original a le sens d’une terre solitaire, d’un lieu isolé coupé de tout contact ; certains en ont conclu que le bouc pour Azazel devait mourir pour être pleinement séparé d’Israël. Cela a conduit à la pratique, établie à l’époque du deuxième temple, selon laquelle le sacerdoce jetait le bouc pour Azazel dans un ravin ou un gouffre. Toutefois, le texte hébreu de Lévitique 16 n’ordonne pas une telle exécution. De nombreux textes juifs rédigés au 1er siècle apr. J.-C. (et avant) soutiennent l’idée selon laquelle le bouc pour Azazel était une représentation de Satan. Les chrétiens qui ont à l’esprit Apocalypse 20 :1-3 verront un parallèle entre l’exil du bouc pour Azazel décrit dans Lévitique 16 et l’exil de mille ans de l’être spirituel immortel connu sous le nom de Satan, qui sera séparé de l’humanité.
Une fois encore, nous voyons Azazel dans le rôle de Satan et non dans celui du Christ. Le Jour des Expiations, situé entre la Fête des Trompettes et la Fête des Tabernacles, symbolise une étape cruciale du plan de Dieu. La Fête des Trompettes représente le Jour du Seigneur, qui durera une année et culminera avec le retour du Roi des rois, tandis que la Fête des Tabernacles illustre le règne millénaire du Christ avec Ses saints. Le Jour des Expiations, et son rituel inhabituel du bouc pour Azazel, illustre le grand événement qui doit avoir lieu entre les deux autres Fêtes : la séparation de Satan le diable d’avec l’humanité. Enchaîné et précipité dans un abîme par un ange désigné pour cette tâche (cf. Lévitique 16 :21, par “un homme qui aura cette charge”), Satan sera totalement séparé de l’humanité et incapable de séduire et de tenter à nouveau les hommes jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis (Apocalypse 20 :3).
Pourquoi la confession des péchés du peuple était-elle donc faite sur la tête du bouc pour Azazel s’il ne meurt pas pour ces péchés (Lévitique 16 :21) ? Les Écritures décrivent Satan comme ayant séduit le monde entier (Apocalypse 12 :9) et ayant joué dès le commencement un rôle dans les péchés de l’humanité (Genèse 3 :1-5). C’est sur la tête de Satan que repose la responsabilité ultime du péché. Jésus-Christ, notre Souverain Sacrificateur, a déjà payé le prix des péchés pour l’humanité. Satan, en tant que séducteur de toute l’humanité, doit assumer sa part de responsabilité pour ces péchés, confessés sur sa tête, puis chassé loin de la présence de Dieu. Le livre du Lévitique précise également qu’en temps normal, c’est la personne coupable qui doit confesser ou reconnaître ses péchés (Lévitique 5 :5 ; Psaume 32 :5 ; Proverbes 28 :13). Or, les Écritures ne montrent jamais que Satan reconnaisse sa culpabilité ; les péchés doivent donc être confessés à sa place par quelqu’un d’autre. Il sera précipité dans l’abîme et le poids de sa propre culpabilité reposera entièrement sur lui.
Deux boucs, un agneau !
Comme nous l’avons vu, le bouc pour Azazel ne peut être considéré comme une représentation de Jésus-Christ. Ce Dernier est le sacrifice expiatoire pour les péchés du monde et Son rôle était préfiguré par le bouc expiatoire qui était égorgé en sacrifice. Toutefois, il est important de faire preuve de prudence dans notre compréhension des symboles et de la réalisation de ceux-ci. Nous devons aussi veiller à ne jamais perdre de vue le plan global de Dieu, tel qu’il est révélé dans les Jours saints annuels. Sans cette compréhension, nous risquerions de commettre la même erreur que les premiers théologiens catholiques, notamment Origène d’Alexandrie qui, ignorant les pratiques religieuses juives ou n’étant pas à l’aise avec celles-ci, associèrent à tort le bouc pour Azazel à Jésus-Christ. En ce qui concerne les Jours saints de Dieu et l’Ancien Testament, il manquait à ces individus la connaissance qui découle de l’obéissance (voir Psaume 111 :10).
Bien que le sacrifice expiatoire du Jour des Expiations présente des parallèles importants avec le sacrifice de Jésus-Christ pour nos péchés, nous ne devons jamais oublier que notre Sauveur est notre Agneau pascal. Bien que cet article traite du Jour des Expiations, nous ne devons pas négliger les liens qui existent entre les Jours saints. Ils n’existent pas indépendamment les uns des autres ; au contraire, ils sont liés entre eux pour former non seulement une image de la moisson physique que l’Éternel a accordée à Israël, mais aussi une image du plan plus vaste de Dieu, établi avant la fondation du monde.
Il y a quelques années, j’avais rédigé à cet égard une brève explication, intitulée « Les sacrifices du Jour des Expiations et des Jours saints », sur la manière dont le Jour des Expiations fait écho à l’ensemble des Jours saints qui le précèdent.
Quelques jours avant de donner Sa vie en tant que notre Pâque, Jésus-Christ prononça une déclaration fascinante à Jérusalem : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12 :31-32). Le texte semble indiquer qu’Il prononça ces paroles le 10 nisan, le jour où les agneaux de la Pâque étaient choisis. Jean rapporte que Jésus arriva à Béthanie, chez Marie, Marthe et Lazare, six jours avant la Pâque. Son arrivée aurait donc eu lieu pendant la partie diurne de notre jeudi. Le souper aurait donc eu lieu le lendemain, vendredi, avant son entrée à Jérusalem le jour du sabbat (Jean 12 :1-2, 12). Que voulait dire le Christ lorsqu’Il a déclaré que « maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » ? Notez qu’Il en parle comme d’un événement futur et non comme une action qui se serait déjà produite. En effet, le prince de ce monde, Satan, n’a pas encore été chassé et il est encore actif de nos jours (2 Corinthiens 4 :4 ; Éphésiens 2 :2). Le Christ parlait de Sa mort en tant qu’Agneau pascal, mais aussi comme d’un événement ultérieur qui doit encore s’accomplir. Le Christ savait que Sa mort déclencherait une série d’événements qui s’achèveront dans un avenir relativement proche, lorsque Satan sera chassé – un événement illustré par les cérémonies du Jour des Expiations.
Le sacrifice expiatoire était fait pour le souverain sacrificateur et pour Israël, mais nous devrions nous réjouir que le sacrifice du Christ soit une offrande expiatoire pour tous les êtres humains, y compris ceux qui seront finalement appelés à Lui après que le dirigeant actuel de ce monde aura été chassé. Nous n’assimilons pas toujours la Pâque à un sacrifice expiatoire, mais le récit biblique nous montre que c’était bien le cas. La première déclaration de Jean-Baptiste au sujet de Jésus Le décrit comme une offrande pour ôter le péché (Jean 1 :29). Les déclarations des apôtres allaient dans le même sens (Matthieu 1 :21 ; Hébreux 10 :4-14 ; 1 Pierre 1 :19-21 ; 1 Jean 3 :5).
Autant l’orient est éloigné de l’occident
Les Écritures mentionnent souvent à quel point notre Père élimine totalement nos péchés. « Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions » (Psaume 103 :12). Il dit encore qu’ils sont jetés dans la mer afin d’illustrer l’impossibilité de les récupérer (Michée 7 :19 ; voir Ésaïe 38 :17 ; 43 :25 ; Jérémie 50 :20). Nous savons que le sang de Jésus-Christ expie nos péchés, mais il y a bien davantage à comprendre pour ceux qui veulent bien y prêter attention.
Certains observent le Jour des Expiations sans prêter attention au bouc pour Azazel. C’est dommage, car la typologie d’Azazel mérite que nous méditions à ce sujet. Les Jours saints montrent une progression claire dans le plan global de Dieu pour l’humanité. Les événements décrits dans le livre de l’Apocalypse – respectivement les sept trompettes du Jour du Seigneur (Apocalypse 8, 9, 11), la mise à écart du diable pour mille ans (20 :1-3), le règne de Jésus-Christ et des saints pendant cette période (versets 4-6) et le Jugement du grand trône blanc (versets 11-15) – sont puissamment illustrés par la Fête des Trompettes, le Jour des Expiations, la Fête des Tabernacles et le Dernier Grand Jour. Nous devrions aspirer à ce que le monde observe ces Fêtes, afin qu’il puisse les comprendre comme nous les comprenons.
Lorsque nous jeûnons pendant le Jour des Expiations (Lévitique 16 :29 ; 23 :27), nous cherchons à être en harmonie avec notre Père et à intérioriser l’humilité, qui est l’exact opposé de l’orgueil qui anime le diable (Ézéchiel 28 :17 ; 1 Timothée 3 :6). Réjouissons-nous que Dieu cherche à être en harmonie non seulement avec nous, mais avec l’humanité tout entière. Réjouissons-nous que Son plan ne consiste pas seulement à séparer l’humanité du péché (et du diable) pendant mille ans, mais à nous en séparer afin d’être uni à Dieu pour l’éternité.
1. A Grammar of Biblical Hebrew, Paul Joüon et Takamitsu Muraoka, pp. 218-219


FLUX RSS
IMPRIMER
TÉLÉCHARGER CETTE REVUE
Anglais
Canada
Afrikaans
Allemand
Espagnol
Néerlandais
Site mobile