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Qu’est-ce qui motive vos décisions ?

par Gerald Weston
Gerald Weston
Gerald Weston
Rédacteur en chef

Qu’est-ce qui motive vos décisions ? Comprenez-vous les choses de Dieu ? La plupart de ceux qui se disent chrétiens ne se sont jamais posé la question. Et vous ? Aurez-vous la volonté et le courage de vous poser cette question, puis d’accepter la réponse venant de la parole de Dieu ? Il est si facile de nous séduire nous-mêmes en pensant que nous agissons selon la volonté divine, alors que nous faisons tout le contraire. N’avez-vous jamais pensé avoir entièrement raison alors que vous aviez entièrement tort ? Cela m’est déjà arrivé ! Et je ne pense pas avoir été le seul dans cette situation au sein du peuple de Dieu.

Deux exemples devraient nous venir à l’esprit. Le premier eut lieu lorsque Jésus réprimanda Pierre pour une réaction que la plupart d’entre nous, si nous avions été là, aurions considéré comme une attitude de loyauté et de courage. Jésus avait demandé à Ses disciples qui Il était selon eux et Pierre avait correctement répondu : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16 :16). Jésus expliqua ensuite que Pierre était un petit rocher parmi eux, mais qu’Il bâtirait Son Église sur un rocher beaucoup plus grand – le Christ Lui-même ! Il expliqua aussi qu’Il devrait d’abord être mis à mort par des hommes charnels. C’est alors que Pierre « l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas » (verset 22).

Une telle réaction ressemblait à un geste noble de la part de Pierre, mais la réponse de Jésus ne correspondait pas à ce que nous aurions pu nous attendre, humainement parlant. Sa sévère remontrance dut choquer ceux qui l’entendirent ! « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16 :23) – ou, comme le déclare la version Martin : « car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu » !

Réfléchissez maintenant à ceci : Pierre avait-il eu tort d’être prêt à combattre pour son Messie ? À une autre occasion, Jésus dit à Pilate : « Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas » (Jean 18 :36). Beaucoup ne comprennent pas qu’une époque arrive pendant laquelle les enfants ressuscités de Dieu combattront. « Que les fidèles triomphent dans la gloire, qu’ils poussent des cris de joie sur leur couche ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et le glaive à deux tranchants dans leur main, pour exercer la vengeance sur les nations, pour châtier les peuples, pour lier leurs rois avec des chaînes et leurs grands avec des entraves de fer, pour exécuter contre eux le jugement qui est écrit ! C’est une gloire pour tous ses fidèles » (Psaume 149 :5-9). Cela est également confirmé dans Apocalypse 19 :14.

Où était donc l’erreur de Pierre ? De toute évidence, c’était une question de temps. Pierre n’avait pas pris en compte le plan et la volonté de Dieu. Il avait répondu du « tac au tac », sans être en phase avec la volonté divine. Il est évident que Pierre permit à Satan d’influencer ses pensées. Cet exemple devrait nous inciter à reconsidérer attentivement nos pensées sur de nombreux sujets. Combien de fois croyons-nous être en conformité avec les instructions divines, alors que nous sommes branchés sur les ondes du séducteur ?

Faire descendre le feu du ciel

Le second exemple impliqua deux autres disciples de Jésus. Jacques et Jean étaient surnommés les « fils du tonnerre » (Marc 3 :17). Pourquoi ? Vous êtes sans doute familier avec ce récit. Jésus se rendait à Jérusalem et Il envoya des messagers dans un village de Samarie afin de préparer un logement pour y passer la nuit, mais les Samaritains Le rejetèrent car Il était en route pour Jérusalem. Jacques et Jean demandèrent alors : « Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et qu’il les consume, comme fit Élie ? » (Luc 9 :54, Ostervald). La remontrance de Jésus fut immédiate et directe. « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver » (versets 55-56). Ici encore, Ses disciples ne faisaient pas la différence entre leur situation et celle d’Élie. Ils ne comprenaient pas le juste jugement. Ils ne comprenaient pas les choses de Dieu.

Dans ces deux incidents, nous pourrions très bien substituer notre nom à ceux des apôtres, car il y a une certaine logique humaine derrière leurs réactions. Bien sûr, notre nature charnelle nous pousse à croire que nous ne pourrions pas être séduits de la sorte. Examinons donc cela de plus près.

Mon épouse et moi aimons observer les gens dans les aéroports. Êtes-vous aussi étonné que nous du nombre de personnes qui arborent des tatouages aujourd’hui ? Quelle dégénérescence en vingt ans ! « L’art corporel », comme ils aiment l’appeler, se pratiquait surtout chez les marins qui buvaient un peu trop dans les ports. Dans le monde occidental, nous ne voyions pratiquement jamais de femmes avec des tatouages. Ce n’est plus le cas ! Pourquoi ? Parce que les êtres humains se comportent comme des « moutons » et ce n’est pas toujours positif. Si telle ou telle personne le fait, alors il faut le faire aussi. Même au sein du peuple de Dieu, nous voyons parfois apparaître des tatouages, des piercings peu ordinaires ou des vêtements indécents à la mode.

Se faire tatouer est fermement interdit par Dieu dans Sa parole (Lévitique 19 :28). Peu de gens connaissent ce verset. Mais nous qui savons ces choses, choisirons-nous de suivre le monde ou d’obéir à Dieu ? Ces dégradations corporelles se voient de plus en plus parmi les nouvelles personnes dans l’Église. Mais si nous sommes réellement convertis, nous n’avons pas à les juger, ni à les condamner, pour d’anciennes erreurs dont elles se sont repenties. Ce péché a souvent été commis par ignorance et il existe des péchés bien plus faciles à cacher que d’autres.

Les vêtements et la modestie

La tenue vestimentaire est un défi perpétuel pour le peuple de Dieu. Les Écritures enseignent aux femmes de s’habiller avec modestie, mais qu’est-ce que la modestie ? De tout temps, l’Église de Dieu a compris qu’il existe des différences culturelles dans l’habillement et que les styles évoluent constamment. Les plus âgés parmi nous se souviennent des pantalons à pattes d’éléphant pour les hommes. Certains dans l’Église de Dieu les voyaient d’un mauvais œil, tandis que d’autres ne pouvaient se passer d’en acheter. Malheureusement, il y avait des problèmes de style beaucoup plus graves à cette époque. Heureusement, de nombreuses tendances vestimentaires des années 1970 furent de courte durée – pour de bonnes raisons.

Homme ne sachant pas où aller

Le véritable problème n’est pas le changement de style, mais de savoir ce que véhicule ce style et s’il reflète la modestie. Certains pourraient argumenter que la Bible ne condamne pas explicitement, à travers un commandement direct, les boucles d’oreilles pour les hommes. Mais, de nos jours, qui encouragea ce changement de comportement masculin ? Un chrétien devrait-il suivre cette mode ?

Le problème est que nous avons tous des idées différentes concernant la modestie. Si nous avons tous l’Esprit de Dieu, pourquoi y a-t-il autant de différences ? L’apôtre Paul nous donna un indice : « Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les principes élémentaires des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :11-14).

Pour beaucoup de gens la « nourriture solide » concerne la prophétie spéculative, mais ce n’est pas ce que Paul déclara ici. Il écrivit que la nourriture solide requiert « l’expérience de la parole de la justice » et un « jugement […] exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal ». Autrement dit, à mesure que nous croissons dans la compréhension de la pensée de Dieu, nous devrions apprendre à faire la différence entre le bien et le mal. Tout n’est pas aussi clair qu’un ordre commençant par : « Ainsi parle l’Éternel… » Certains sujets exigent que nous prenions des décisions fondées sur les principes bibliques. Cela requiert un juste jugement.

Les vêtements considérés comme élégants dans ce monde manquent généralement de modestie. Souvent, ils dévoilent beaucoup trop le corps des femmes : des shorts très courts, des jupes trop serrées et courtes, des robes avec de grands décolletés, etc. Des messages à double sens imprimés sur les pulls et les t-shirts sont aussi suggestifs et inappropriés. Lorsqu’une femme passe son temps à tirer sur sa jupe pour couvrir davantage ses cuisses lorsqu’elle s’assied, cela devrait peut-être lui indiquer quelque chose.

Une partie du problème des tenues vestimentaires vient de la culture qui ne cesse d’évoluer. Certaines choses considérées indécentes par les générations passées sont aujourd’hui perçues comme complètement démodées. Il faut aussi prendre en considération les circonstances. Si une jupe de tennis peut s’avérer appropriée sur un court de tennis, elle ne le sera pas en classe de mathématiques. De même qu’un maillot de bain ne serait pas approprié pour assister à une assemblée de sabbat.

La question de savoir si les femmes peuvent porter un pantalon aux assemblées de sabbat est une interrogation qui ressurgit régulièrement. Il y a quelques années, M. Roderick Meredith avait clairement expliqué qu’un pantalon élégant pouvait être approprié. C’est particulièrement vrai pour des femmes qui ont des problèmes aux jambes ou qui vivent sous des climats très froids. Le problème est que certaines personnes ont seulement entendu que « les pantalons étaient acceptables », mais ce n’est pas ce qu’il avait dit. M. Meredith avait parlé des pantalons élégants, en donnant l’exemple de Mme Condoleezza Rice (ancienne secrétaire d’État [ministre des Affaires étrangères] sous l’administration Bush) qui portait souvent un pantalon dans ses fonctions gouvernementales. Il ne parlait pas de pantalons de sport, de jeans ou de pantalons décontractés.

Désirer suivre les us et coutumes du monde

Le discernement entre le bien et le mal ne se résume pas à décréter que « telle chose est acceptable ». À l’époque du Christ, ce fut l’approche de l’élite religieuse qui avait établi une longue liste de choses à faire ou à ne pas faire. Mais une telle liste finit par devenir interminable. Dieu s’attend à ce que nous apprenions à porter des jugements justes, fondés sur Sa parole et sur le Christ qui demeure en nous par le Saint-Esprit. Au lieu de chercher la permission de faire ce que nous avons toujours voulu faire, nous devrions plutôt apprendre à comprendre les choses de Dieu, pas les us et coutumes de ce monde.

Un autre sujet qui ne cesse de ressurgir est celui des anniversaires de naissance. Certains membres de l’Église ne veulent pas en entendre parler, tandis que d’autres les célèbrent. En lisant les Écritures, il est évident que les personnages bibliques qui s’y trouvent connaissaient leur âge. Nous savons combien d’années vécurent Metuschélah, Abraham, les rois de Juda et d’Israël. De toute évidence, ils gardaient une trace. Cependant, nous ne lisons pas une seule fois que des serviteurs de Dieu célébrèrent leur anniversaire. Les seules mentions d’anniversaires de naissance dans la Bible concernent des dirigeants païens. L’anniversaire de Pharaon se solda par la condamnation à mort du chef des panetiers (Genèse 40 :20-22). Et celui d’Hérode entraîna la décapitation de Jean-Baptiste (Matthieu 14 :6-12 ; Marc 6 :21-28). Bien qu’aujourd’hui les anniversaires se terminent rarement par la mort ou le démembrement d’un individu (nous l’espérons !), ces exemples peu flatteurs sont les seules célébrations indiscutables d’anniversaires de naissance consignées dans la Bible.

L’Encyclopedia Britannica rapporte : « Aussi tard qu’en 245, Origène […] rejetait comme péché l’idée même de célébrer l’anniversaire du Christ “comme s’il était un Pharaon” » (article “Christmas”, 11ème édition). Origène n’était pas un véritable chrétien, mais son commentaire révèle la position de l’Église primitive à l’égard de la célébration de l’anniversaire du Christ et cela nous donne un indice sur la position adoptée par le christianisme originel par rapport aux anniversaires en général.

Pourtant, certains membres fêtent l’anniversaire de leurs enfants dès leur première année. À cet âge-là, ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’il se passe, mais à 16 ans, ils comprennent que c’est « leur jour » en s’attendant à une fête et à recevoir des cadeaux. Voulons-nous leur apprendre cette leçon ? Sommes-nous capables de faire la différence entre marquer ou reconnaître le jour de la naissance, et le célébrer dans une ambiance festive ? Sommes-nous capables de faire des jugements sages, fondés sur la parole divine ? Suivons-nous les coutumes de ce monde, comme des moutons qui vont à l’abattoir ? Ou comprenons-nous les choses de Dieu ?

Comprendre les choses de Dieu

Comprendre les choses de Dieu requiert d’étudier Sa parole avec un cœur humble et profondément respectueux (Ésaïe 66 :2). Même après le baptême, le processus de conversion de notre nature doit se poursuivre vers une nouvelle façon de penser (1 Corinthiens 2 :9-11). Lorsque le prophète Jérémie a dit : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? », il s’adresse à nous tous (Jérémie 17 :9). Lorsque Dieu déclare : « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort », nous devons y prendre garde (Proverbes 14 :12 ; 16 :25). Comme nous l’avons vu au début de l’article, il arrivait encore aux apôtres d’être séduits, bien qu’ils aient été enseignés directement par Jésus-Christ pendant trois ans et demi. Que devons-nous faire ? Apprenons à comprendre les choses de Dieu, pas celles des hommes.

Chaque jour, nous sommes confrontés à d’innombrables décisions. Devons-nous regarder la télévision ? Et si nous la regardons, quels programmes permettons-nous à notre esprit de voir (Psaume 101 :3) ? Combien de temps consacrons-nous aux loisirs par rapport à l’étude biblique, à la prière, à l’exercice physique, aux échanges véritables avec notre famille, etc. ? Combien de temps devrions-nous consacrer aux réseaux sociaux, et quel genre de communications et d’échanges devrions-nous avoir avec les autres ? Les choses qui nous viennent à l’esprit ne reflètent pas forcément les pensées de Dieu.

Chez certains membres et certains ministres, il y a toujours eu un désir de trancher chaque question comme étant « bonne » ou « mauvaise », « autorisée » ou « interdite ». Mais réfléchissez à ceci : Dieu ne crée pas des robots. Il crée des enfants qui pensent comme Lui. Il nous donne les principes de base. Certains sont précis, comme les Dix Commandements. Les statuts et les jugements nous aident également à comprendre ce qu’Il pense de certains sujets, mais Il veut aussi que nous apprenions à penser comme Lui dans certaines circonstances en constante évolution. Nous n’avons pas besoin d’une liste sans fin, mais d’un esprit capable de discerner – de comprendre – ce qu’Il ferait à notre place.

Les laodicéens semblent avoir un problème avec les compromis. Ils manquent de discernement lorsqu’ils doivent saisir les nuances qu’implique un juste jugement. Ils ne comprennent pas les choses de Dieu. C’est un défi pour nous tous. Sommes-nous capables de voir au-delà d’une liste de choses à faire ou à ne pas faire, pour discerner ce que Dieu pense de ces sujets qui ne sont pas toujours clairement énoncés ? Pouvons-nous appliquer volontairement Ses standards, sans avoir toujours quelqu’un derrière notre dos pour nous dire ce qu’il faut faire ? Notre vie pourrait en dépendre !

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