Remercions Dieu de nous préserver dans la vérité
Il est bon de réfléchir aux bénédictions que Dieu nous accorde, surtout lorsque nous traversons des épreuves difficiles. Se concentrer uniquement sur nos problèmes personnels est souvent déprimant et contre-productif. Les personnes les plus heureuses sont celles qui se concentrent sur les besoins des autres (Actes 20 :35) et qui sont reconnaissantes, y compris pour les plus petites bénédictions que Dieu leur accorde. Il n’est pas toujours facile de nous concentrer sur nos bénédictions et de penser aux autres lorsque nous sommes confrontés à une épreuve terrible, comme une maladie grave ou la mort d’un proche. Mais il y a toujours des bénédictions pour lesquelles nous pouvons être reconnaissants, ainsi que des personnes auxquelles nous devons penser, même dans les circonstances les plus difficiles.
J’avais l’habitude de remercier Dieu de m’avoir appelé à Sa vérité (et je le fais toujours), mais à présent je Le remercie également de me préserver dans la vérité. S’accrocher à la vérité peut sembler simple, mais voyez combien l’ont abandonnée, retournant aux erreurs qu’ils avaient autrefois rejetées. « Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2 :22). Pierre faisait référence aux Proverbes qui ajoutent une précision : « Comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, ainsi est un insensé qui revient à sa folie » (Proverbes 26 :11).
Se sentir fiers ou bénis ?
Si vous côtoyez la vérité depuis longtemps, vous avez sans doute entendu des personnes affirmer avec assurance qu’elles n’abandonneraient jamais la foi. Pourtant, beaucoup d’entre elles ont fini par faire exactement cela. Personnellement, je frémis quand j’entends quelqu’un proclamer qu’il ou elle ne ferait jamais certaines choses. Se fier à soi-même plutôt que de se tourner vers Dieu est une grave erreur, car il existe un esprit maléfique, bien plus puissant que nous, qui fait tout ce qu’il peut pour nous détruire.
L’apôtre Paul nous adressa un avertissement que nous ne devrions pas prendre à la légère : « Que celui qui croit être debout, prenne garde qu’il ne tombe » (1 Corinthiens 10 :12, Ostervald). Paul reconnaissait que le chemin vers le Royaume est semé d’embûches. « Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres » (1 Corinthiens 9 :27).
En décrivant la lutte qui a lieu dans son esprit, Paul avoua l’impuissance totale de sa propre volonté à vaincre sa nature humaine charnelle :
« Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7 :21-24).
Voyons-nous également cette lutte dans notre esprit ? Dans le cas contraire, pourquoi ? Négligeons-nous quelque chose ? Nous sentons-nous fiers au lieu de nous sentir bénis ?
Le lien avec la Pentecôte
Paul ne nous laisse pas sans espoir, car il répond à sa propre question concernant la délivrance d’un état aussi misérable : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché » (verset 25). Que voulait-il dire en écrivant « par Jésus-Christ » ? Est-ce la mort du Christ qui nous sauve ? Beaucoup sont surpris d’apprendre que la réponse est négative !
Au contraire, Paul explique que nous sommes bénis par la réconciliation et amenés dans un état de pardon par la mort du Christ, mais que nous sommes sauvés par Sa vie :
« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés [pardonnés] par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu [nous ne sommes plus ennemis] par la mort de son fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5 :8-10).
Comment se fait-il que nous soyons sauvés par Sa vie ? Paul dit aux Corinthiens perplexes que s’il n’y avait pas de résurrection, rien de tout cela n’aurait d’importance ! « Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés (1 Corinthiens 15 :16-17). Nous sommes sauvés car le Christ ressuscité vit en nous.
Paul dit aux Romains que la seule façon de vaincre la force qui lutte contre notre désir d’obéir à Dieu est une force encore plus puissante. L’Esprit du Christ vivant doit habiter en nous, car « l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8 :6-9).
Une des nombreuses leçons de la Pentecôte est que nous devons avoir la pensée et la puissance du Christ et du Père (c.-à-d. leur Esprit) vivant littéralement en nous. Ce n’est pas une métaphore. C’est une réalité. Les gens s’égarent lorsqu’ils se fient trop à leur propre force, à leur façon de penser et d’agir. Trop souvent, ils s’accrochent à leurs anciennes habitudes religieuses, mettant au sens figuré du vin nouveau dans de vieilles outres. Certains ne se rendent pas compte qu’il existe une différence cruciale entre le dimanche et le sabbat du septième jour. D’autres commettent l’erreur de penser que nous sommes simplement des « juifs qui croient en Christ ».
Dans d’autres groupes de l’Église de Dieu, tout comme dans l’Église du Dieu Vivant, certains ne comprennent pas pourquoi Dieu les a bénis en les appelant. Ils s’accrochent à « l’ancienne outre » selon laquelle Dieu appelle principalement les gens pour leur propre salut personnel. Frères et sœurs, mettre du vin nouveau dans de vieilles outres est un danger mortel ! Le salut personnel est une conséquence et non le but premier de notre appel. Dieu nous appelle avant tout à accomplir Son Œuvre et à nous préparer à notre futur rôle au sein de Sa famille. Permettez-moi de le répéter : Dieu vous appelle à accomplir Son Œuvre, pas simplement à obtenir un salut personnel !
Lisez et méditez attentivement la parabole des mines (Luc 19 :11-27). Chaque serviteur reçut une somme d’argent, avec pour instruction de la faire fructifier et non de la conserver au fond d’un tiroir ! Notez que Jésus ne laissa pas la possibilité à certains serviteurs de prendre leur bénédiction pour acquise, en faisant preuve de paresse jusqu’à Son retour. Dans la parabole, ils reçurent tous l’ordre de faire fructifier l’argent reçu. Le serviteur qui resta les bras croisés sans travailler perdit tout ce qui lui avait été donné. Comprenons-nous que cette parabole nous donne un aperçu de l’avenir et nous envoie un avertissement ?
La parabole du semeur contient également un avertissement : « Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance » (Luc 8 :14-15). La semence dispersée parmi les épines représente ceux qui sont distraits et ne se concentrent pas pleinement sur la bénédiction et la responsabilité de leur appel. Seul le dernier groupe, dont la terre est fertile pour la semence, reconnaît qu’il faut produire du fruit.
Chers frères et sœurs, vous et moi avons de nombreuses bénédictions pour lesquelles remercier notre Créateur. Songez que parmi les huit milliards d’êtres humains qui peuplent la Terre, Dieu vous a identifiés individuellement et s’est révélé à vous. Il vous a appelés dans un but incroyablement spécial : faire partie de Ses prémices. Il vous a révélé la seule et unique vérité concernant le but de la vie. Il vous a donné Son Esprit afin que le Christ demeure en vous et Il vous a préservés dans Sa vérité. Exprimez-Lui donc votre gratitude, soyez attentifs aux besoins des autres et appréciez la bénédiction d’avoir été appelés à accomplir Son Œuvre !


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