Année 1999   Archives Afficher en grands caractères

Se réjouir à la Fête

par Gary Ehman

Beaucoup de gens qui se disent chrétiens ne savent pas comment adorer Dieu. Les croyances et les pratiques contradictoires de plus de 450 sectes, cultes et organisations chrétiennes, témoignent d’une confusion semblable à celle de la tour de Babel.

De nombreux principes du christianisme sont en contradiction avec les instructions fondamentales de Dieu. Le meilleur exemple est, de loin, le commandement de Dieu qui nous dit d’observer Ses sabbats et Ses Jours saints. Beaucoup de chrétiens ignorent l’exemple du Christ ; ils disent que ces commandements sont des rituels physiques, désuets, de l’Ancienne Alliance, imposés aux Juifs par Moïse, et qu’ils ne font plus partie du culte chrétien.

Ces chrétiens négligent ce que Dieu Lui-même déclare ; ces Jours ne sont ni juifs ni mosaïques : ce sont Ses sabbats et Ses Jours saints. « L’Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Eternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. VOICI QUELLES SONT MES FETES » (Lévitique 23 :1-2).

En dépit de cette déclaration sans ambiguïté, le christianisme moderne soutient que les Jours saints de Dieu sont « juifs », et qu’ils sont un lourd fardeau – un fardeau « cloué sur la croix » par la mort du Christ.

Le véritable culte n’est pas un fardeau

Cet article n’a pas pour but de prouver que les chrétiens doivent observer les Jours saints. Mais plutôt de répondre à l’accusation que les Jours saints sont un lourd fardeau imposé par Dieu. Les véritables chrétiens – ceux qui étudient, connaissent et comprennent les Ecritures – ont déjà prouvé que leur soumission à Dieu et au Christ requiert l’observance de ces Jours. Néanmoins, ceux qui les observent n’en saisissent pas toujours le sens, et les considèrent parfois comme un « fardeau ».

Le dictionnaire définit « fardeau » comme quelque chose qu’on porte, un poids. Souvent, cela suppose des difficultés, une obligation, ou de la peine à porter un poids.

Mais le commandement de Dieu, adressé à l’humanité à l’égard de Ses Jours saints ou Fêtes, diverge totalement de ce point de vue comme nous pouvons le voir en examinant la Fête des Tabernacles. « Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Eternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous REJOUIREZ devant le Seigneur, votre Dieu, pendant sept jours » (Lévitique 23 :39-40).

Ici, le mot important est « réjouirez » ! Le mot hébreu samach est révélateur ; il est indifféremment traduit dans tout l’Ancien Testament par heureux, allégresse, joyeux, gai.

Le Vine’s Expository Dictionary of Old Testament and New Testament Words explique : « Samach se réfère généralement à une émotion spontanée, ou à un très grand bonheur qui est exprimé d’une façon visible, extérieure. Normalement, cela ne définit pas une sensation ou un sentiment de bien-être. Cette émotion se retrouve au cours des fêtes, des cérémonies de circoncision et de mariage, des fêtes de la moisson, lors de la défaite des ennemis, et de tout autre événement similaire » (C’est nous qui traduisons).

Où est le fardeau ?

Dieu désigna Ses Fêtes comme des points saillants dans la vie religieuse et sociale des gens – pour briser les routines du travail normal et du culte. « Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes » (Deutéronome 16 :14).

La Fête est un élément central

L’homme ne veut tout simplement pas croire ce que Dieu dit. Il regarde le Dieu de l’Ancien Testament comme quelqu’un qui a toujours commandé, qui a toujours été sévère, décimant et châtiant l’humanité avec Ses lois dures et le fardeau de leur observance. Il ne voit pas que Dieu est un Dieu joyeux et généreux, qui attend avec une grande anticipation la croissance spirituelle de Sa famille à travers ce processus d’adoration. Il ne comprend pas que la création – quand elle est soumise et productive – est un délice pour Dieu. « Ceux qui ont le cœur pervers sont en abomination à l’Eternel, mais ceux dont la voie est intègre lui sont agréables » (Proverbe 11 :20).

Dieu a spécialement destiné la Fête des Tabernacles pour permettre à l’homme d’apprendre combien il est agréable d’adorer Dieu. « Et tu mangeras devant l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l’Eternel, ton Dieu » (Deutéronome 14 :23).

En instituant une « deuxième dîme », réservée exclusivement aux dépenses de la Fête, Dieu S’assura que Son peuple puisse jouir d’une riche expérience totalement différente du reste de l’année. « Là, tu achèteras avec l’argent tout ce que tu désireras, des bœufs, des brebis, du vin et des liqueurs fortes, tout ce qui te fera plaisir, tu mangeras devant l’Eternel, ton Dieu, et tu te réjouiras (samach), toi et ta famille » (verset 26).

L’observance de la Fête est une expérience qui stimule à peu près tous les sens physiques et émotionnels que Dieu créa en l’homme. La plus grande partie des érudits religieux refusent de le reconnaître, mais le véritable culte est un don merveilleux de Dieu.

Dieu est un Dieu de réjouissances

Le véritable culte, qui consiste à observer les commandements divins, est un facteur de réjouissances pour Dieu et pour l’homme. « Et toi, tu reviendras à l’Eternel, tu obéiras à sa voie, et tu mettras en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui. L’Eternel, ton Dieu, te comblera de biens en faisant prospérer tout le travail de tes mains, le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol… »

Beaucoup oublient à quel point Dieu Se réjouit lorsque les hommes Lui obéissent : « Car l’Eternel prendra de nouveau plaisir [suws ou siys, exulter] à ton bonheur, comme il prenait plaisir à celui de tes pères, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant ses commandements et ses ordres écrits dans ce livre de la loi, lorsque tu reviendras à l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 30 :8-10).

Le roi David avait compris que Dieu voulait qu’il se réjouisse dans l’abondance. « Louez l’Eternel, invoquez son nom ! Faites connaître parmi le peuple ses hauts faits ! Chantez, chantez en son honneur ! Parlez de toutes ses merveilles ! Glorifiez-vous de son saint nom ! Que le cœur de ceux qui cherchent l’Eternel se réjouisse ! » (1 Chroniques 16 :8-10).

Le roi David comprenait qu’il y a beaucoup à gagner à se réjouir en Dieu en tout temps, particulièrement au cours des Fêtes. Le livre des Psaumes décrit à merveille cette adoration. « Poussez vers l’Eternel des cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Servez l’Eternel avec joie, venez avec allégresse en sa présence ! Sachez que l’Eternel est Dieu ! C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons ; nous sommes son peuple, et le troupeau de son pâturage. Entrez dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom ! Car l’Eternel est bon ; sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération » (Psaume 100 :1-5).

Nous devrions nous réjouir de ce que notre Dieu miséricordieux nous permet de L’adorer ! Jésus compara notre relation avec Lui comme la relation physique entre un père généreux et ses enfants. « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (Matthieu 7 :11).

Le Christ employa les mots « bonnes choses ». En grec, l’adjectif bon signifie bénéfique. Les dons que Dieu donne aux chrétiens sont bénéfiques. ILS PRODUISENT UN AVANTAGE! Malheureusement, un monde au bord de l’autodestruction ne croit pas en Dieu, et rejette les bénédictions qui accompagnent l’observance de Ses Jours saints.

Les chrétiens ont tout à gagner de respecter le sabbat et les Jours saints. En suivant la voie de Dieu, en ne rejetant pas Son plan d’adoration, cela leur permet de se réjouir dans Son amour, et de profiter des belles choses que sont la joie, le plaisir des sens, la prospérité et l’abondance. Il ne s’agit pas d’un Dieu qui exploite lourdement Sa création. « Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier l’Eternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, alors tu mettras ton plaisir en l’Eternel, et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de l’Eternel a parlé » (Esaïe 58 :13-14).

Les membres de l’Eglise de Dieu doivent faire un grand pas pour passer de la voie de Satan à la voie divine. Ils le font avec l’aide du Saint-Esprit, en respectant aussi bien le sens physique que spirituel du sabbat et des Jours saints. Ils comprennent les motifs de Dieu parce qu’ils comprennent Son plan et le sens du sabbat et des Jours saints.

Les chrétiens peuvent comprendre ce que Paul ressentait réellement en adorant Dieu. Etant justifiés par la foi, ayant reçu la paix de Dieu, et l’accès à Son trône par le Christ, les fidèles peuvent se glorifier « dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Romains 5 :1-2).

« L’espérance et la gloire » illustrées par les Jours saints – le plan de salut de Dieu – s’étendent AU-DELA de l’Eglise ; cela inclut le monde entier. Paul utilisa le verbe se réjouir (kauchaomai), qui a le sens de se glorifier, mais dans le bon sens du terme.

Un besoin de rester centré sur le but

Les êtres humains, même au sein de l’Eglise de Dieu, ont tendance à voir le côté négatif. Face à la persécution contre l’observance des commandements de Dieu, le sentiment de « pauvre de moi » submerge le sentiment de réjouissance.

Aujourd’hui, ce que les vrais chrétiens souffrent pour obéir à Dieu n’a rien de comparable avec ce que l’Eglise primitive affronta. « Après qu’ils les eurent amenés en présence du sanhédrin, le souverain sacrificateur les interrogea en ces termes : Ne vous avons-nous pas défendu expressément d’enseigner en ce nom-là ? Et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme ! Pierre et les [autres] apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 :27-29).

Du point de vue physique, c’était une réponse lourde de conséquences pour ces hommes, mais leur attitude, face à la persécution contre le vrai culte, devrait inspirer tous ceux qui affirment suivre le Christ. Avant d’être libérés, les apôtres furent battus, et on leur défendit de parler au nom de Jésus. « Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus » (verset 41).

Le mot joyeux (chairo) utilisé ici signifie heureux ou calme, une excellente humeur mêlée d’un sentiment de bien-être. Même persécutés, les chrétiens ne devraient pas être tristes et sombres. L’apôtre Pierre, l’un des douze qui furent battus dans l’épisode de Jérusalem mentionné plus haut, parla en connaissance de cause. « D’ailleurs, même si vous souffriez pour la justice, vous seriez heureux. N’ayez d’eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés » (1 Pierre 3 :14).

Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il soit misérable et triste. Dieu a un plan de salut pour l’humanité. Cela veut dire qu’Il Se réjouit de Sa création, de Son peuple. C’est pourquoi Il a créé des Jours de Fêtes à célébrer – POUR QUE L’HOMME PUISSE SE REJOUIR AVEC LUI ! Les Fêtes sont des jours pleins de signification et de promesses ; elles décrivent le salut, l’espoir et la gloire pour toute l’humanité – SA CREATION ENTIERE.

Une destinée inimaginable

Les chrétiens ont un destin inimaginable, et RIEN ne devrait les empêcher de s’en réjouir ! Ceux qui obéissent à Dieu recevront la grande promesse de participer au plus spectaculaire des événements. « Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu tout-puissant, est entré dans son règne. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints » (Apocalypse 19 : 6-8).

C’est la destinée ultime de tous ceux qui font la volonté de Dieu. Le mot grec « réjouissons » utilisé ici est agalliao, exulter, se réjouir à l’extrême, être extrêmement heureux. Dieu dit que cet événement résulte « des œuvres justes des saints » (verset 8). Dieu utilisa le mot grec dikaioma signifiant : qui a été établi et ordonné par une loi, un décret – dont une partie implique l’observance des Fêtes.

En ayant à l’esprit ce magnifique résultat final pour les saints, comment un chrétien pourrait-il ne PAS vouloir observer ces Fêtes, ni se réjouir d’être un membre de l’Eglise de Dieu, utilisé pour proclamer la venue du Royaume symbolisé par ces Jours saints ?

Dieu montre qu’il n’y a pas de fardeau dans Ses sabbats ou les Jours saints des Fêtes pour ceux qui se soucient d’étudier Sa parole avec un esprit ouvert et soumis, mais seulement d’incroyables réjouissances, physiques aujourd’hui, qui continueront dans le Monde de Demain.

Comme l’apôtre Paul l’a écrit aux chrétiens de Philippes : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4 :4).

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