Année 2010   Archives Afficher en grands caractères

Selon le cœur de l’Eternel

par Roderick Meredith
(1930-2017)

Voulez-vous ressembler davantage au roi David, roi d’Israël – un homme selon le cœur de l’Eternel (Actes 13 :22) ? Tout au long de ma vie chrétienne, le roi David et l’apôtre Paul ont été mes héros bibliques – à l’exception de Jésus-Christ Lui-même. En vieillissant, j’ai ajouté à cette liste Abraham, puis Jean, l’apôtre bien-aimé. Mais cela est une autre histoire. Pendant toutes ces années, j’ai étudié la vie du roi David, et j’ai prêché plusieurs sermons pour enseigner pourquoi David était un homme selon le cœur de l’Eternel. Nous avons publié bon nombre d’articles à ce propos également.

Dans cet article, je vais me concentrer sur un aspect souvent négligé de la relation de David avec Dieu. Nous, dans la véritable Eglise de Dieu, devrions sérieusement nous efforcer de croître davantage selon le cœur de l’Eternel, à tous égards. Nous devons faire des efforts sur nous-mêmes pour parvenir à une intimité profonde avec Dieu et avec notre Sauveur Jésus-Christ, en priant avec ferveur à l’aide du Saint-Esprit. Nous devons nous efforcer d’obéir au « plus grand commandement de la loi ». Car Jésus a dit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée » (Matthieu 22 :36-37).

Le roi David obéissait à ce commandement fondamental de deux façons. Premièrement, comme nous le savons, il aimait sincèrement la loi divine et il méditait sur elle, constamment. A ce propos, nous pouvons lire ses paroles dans Psaume 119 :97-99 : « Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation. Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, car je les ai toujours avec moi. Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. Combien j’aime ta loi. » Et encore : « J’incline mon cœur à pratiquer tes statuts, toujours, jusqu’à la fin » (verset 112).

Il n’est pas étonnant que David sera à nouveau « roi sur tout Israël » sous Jésus-Christ, dans le Monde de Demain ! Personne d’autre que David n’a mieux exercé l’administration de la loi divine et la forme de gouvernement divin sur toute une nation. Le gouvernement du Christ, qui va bientôt s’établir sur cette terre, sera fondamentalement basé sur les commandements divins, et selon les « statuts » tels que spirituellement compris et administrés sous la Nouvelle Alliance. Le gouvernement du Christ sera hiérarchique – composé de ceux qui seront désignés pour assumer certaines responsabilités. Il n’y aura pas de vote, pas de politique, mais la conviction profonde que le Christ mettra en place la personne appropriée au poste correspondant. C’est pourquoi, il est très important que l’Eglise de Dieu, aujourd’hui, apprenne à enseigner et à pratiquer cette forme de gouvernement divin au sein de l’Eglise – en ayant foi que notre tête vivante, Jésus-Christ, guide et orchestre le gouvernement dans Son Eglise. Car, si nous n’avons pas maintenant la foi que le CHRIST guide Son Eglise, comment pourrions-nous espérer recevoir une responsabilité importante dans Son gouvernement à venir ?

L’autre façon essentielle, selon laquelle David exprimait son amour profond pour Dieu, résultait de son attitude qui consistait à être profondément reconnaissant, plein de gratitude et d’adoration envers Dieu, au-delà de ce que la plupart des gens n’aient jamais démontré. Les Psaumes de David révèlent, d’une manière remarquable, ce qu’il pensait et ressentait lorsqu’il s’enfuyait littéralement pour sa vie devant le roi Saül ; lorsqu’il était désespérément malade ou émotionnellement angoissé ; lorsqu’il réalisa l’horreur de son péché dans l’affaire d’Urie et de Bath-Schéba. Voilà les pensées et les sentiments de l’un des plus grands serviteurs de Dieu. Ils méritent notre étude approfondie et notre considération.

Lorsque David dut fuir devant son fils rebelle, Absalon, il écrivit : « O Eternel, que mes ennemis sont nombreux ! Quelle multitude se lève contre moi ! Combien disent à mon sujet : Plus de salut pour lui auprès de Dieu ! Mais toi, ô Eternel ! tu es mon bouclier, tu es ma gloire, et tu relèves ma tête. De ma voix je crie à l’Eternel, et il me répond de sa montagne sainte » (Psaume 3 :1-5). Quand David fut finalement délivré de Saül, il écrivit cette prière d’exultation : « Je t’aime, ô Eternel, ma force ! Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite ! Je m’écrie : Loué soit l’Eternel ! Et je suis délivré de mes ennemis » (Psaume 18 :2-4).

Plus loin, dans cette magnifique prière, David décrit la gloire et la puissance du Dieu qu’il servait : « La terre fut ébranlée et trembla, les fondements des montagnes frémirent, et ils furent ébranlés, parce qu’il était irrité. Il s’élevait de la fumée dans ses narines, et un feu dévorant sortait de sa bouche ; il en jaillissait des charbons embrasés […] L’Eternel tonna dans les cieux, le Très-Haut fit retentir sa voix, avec la grêle et les charbons de feu. Il lança ses flèches et dispersa mes ennemis, il multiplia les coups de la foudre et les mit en déroute. Le lit des eaux apparut, les fondements du monde furent découverts, par ta menace, ô Eternel ! Par le bruit du souffle de tes narines » (versets 8-9, 14-16). Ici, David dépeint son Dieu qui fait littéralement trembler la terre, et il décrit la voix divine comme étant un tonnerre qui gronde. Ceux d’entre nos lecteurs qui ont vu de violents éclairs et des orages secouer littéralement le sol de l’endroit où ils vivent, peuvent se rendre compte du pouvoir fantastique du Dieu, décrit par David dans ses Psaumes.

Son adoration absolue du Dieu suprême, et sa crainte profonde du pouvoir divin donnèrent à David une grande foi et un grand courage. Lors- que Goliath, le géant, s’avança vers lui à grandes enjambées, le maudissant par ses dieux (1 Samuel 17 :43), et menaçant de le tuer, le vaillant jeune homme était rempli d’une foi et d’un courage remarquables. En effet, l’esprit de David n’était pas orienté sur lui-même – c’est là la clé – mais sur la formidable puissance et la majesté de Dieu. C’est ainsi que David s’écria, plein de confiance, devant le géant philistin : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée […] Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu » (versets 45-46).

La pleine assurance que le Dieu merveilleux qu’il servait « prendrait soin de toute chose » retint David d’exécuter le roi Saül, lorsque celui-ci demeurait encore « l’oint de Dieu ». Même lorsque Saül fut à portée de main de David – dans un sommeil profond – il ne permit pas au guerrier Abischaï de le tuer. « Mais David dit à Abischaï : Ne le détruis pas ! car qui pourrait impunément porter la main sur l’oint de l’Eternel ? Et David dit : L’Eternel est vivant ! c’est à l’Eternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu’il meure, soit qu’il descende sur un champ de bataille et qu’il y périsse. Loin de moi, par l’Eternel ! de porter la main sur l’oint de l’Eternel ! Prends seulement la lance qui est à son chevet, avec la cruche d’eau, et allons-nous-en » (1 Samuel 26 :9-11). David n’aurait pas eu ce comportement envers un homme qui avait essayé de le tuer maintes et maintes fois – s’il n’avait pas constamment la connaissance que son Dieu, le « rocher » d’Israël, était un Etre très réel, absolument juste, un Dieu qui arrange toujours toute chose, en fin de compte !

David vénérait et adorait Dieu.

La nuit, sous les étoiles, David s’exclamait : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence […] Eternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! » (Psaume 8 :4-6, 10).

Lorsque David fut très malade, il s’écria : « Eternel ! ne me punis pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ta fureur. Car tes flèches m’ont atteint, et ta main s’est appesantie sur moi. Il n’y a rien de sain dans ma chair à cause de ta colère, il n’y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché. Car mes iniquités s’élèvent au-dessus de ma tête ; comme un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes, par l’effet de ma folie » (Psaume 38 :1-5). Cependant, même dans le plus profond abattement et dans la peine, David avait l’esprit fixé sur la fidélité de Dieu : « Eternel ! c’est en toi que j’espère ; tu répondras, Seigneur, mon Dieu ! » (Psaume 38 :16).

Quand David se repentit sincèrement de son abominable péché avec Bath-Schéba et du meurtre de son mari Urie, il fixa son esprit sur Dieu et la miséricorde divine, ainsi que sur le dessein de Dieu dans notre vie : « O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, et ma langue célébrera ta miséricorde. Seigneur ! ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ; mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit » (Psaume 51 :16-19).

Certainement, David concentrait continuellement ses pensées sur l’amour, la miséricorde et la grandeur de Dieu. Le Psaume 103, tout entier, est une magnifique expression de l’amour et de l’adoration qu’il exprimait constamment envers son Créateur (versets 1-4, 8, 11-14).

Dans notre société confuse, complètement matérialiste – alors que nous sommes quotidiennement bombardés par le son et les images de la télévision, par la sonnerie du téléphone, par l’ordinateur, la radio, les bruits de la circulation et peut-être même les bruits aériens au-dessus de nos têtes – il est difficile de nous concentrer sur la beauté, la miséricorde, la sagesse profonde et la puissance impressionnante du Dieu suprême, qui nous a créés à Son image. Toutefois, si nous voulons ressembler à David – « un homme selon le cœur de l’Eternel » – nous ferons en sorte d’organiser notre vie pour prendre le temps de nous nourrir quotidiennement des paroles de Dieu, de méditer sur Sa loi, comme David le fit.

Nous devons trouver le temps de sortir et de contempler les arbres, les fleurs et les plantes, le soleil, la lune et les étoiles que notre Dieu et Créateur a créés. Tout comme David, nous devons prendre le temps d’ouvrir notre cœur à Dieu avec sincérité, vénération et adoration, de dire comme lui : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il entendra ma voix » (Psaume 55 :17).

Dieu notre Père et Jésus-Christ notre Sauveur doivent être au centre de nos pensées. Ils sont véritablement « un » – comme le Christ l’a dit : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10 :30). Nos espoirs, nos rêves, nos pensées et nos plans doivent se centrer sur Dieu et sur ce qu’Il souhaite que nous fassions et que nous devenions. Comme David l’a si bien compris, et comme l’apôtre Paul le formula : « En lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être » (Actes 17 :28).

Dans le Psaume 104, David décrit la beauté et la perfection de la création divine. Il décrit comment Dieu étendit les cieux comme un rideau, et comment la voix divine ressemble à un « tonnerre ». David s’exclama : « Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Eternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de tes biens. Voici la grande et vaste mer : là se meuvent sans nombre des animaux petits et grands » (versets 24-25).

Ensuite, le roi David s’écria du fond de son être : « Je chanterai l’Eternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu tant que j’existerai. Que mes paroles lui soient agréables ! Je veux me réjouir en l’Eternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis l’Eternel ! Louez l’Eternel » (versets 33-35).

Vous et moi, chanterons-nous aussi à l’Eternel tant que nous vivrons ? Chanterons-nous des louanges à Dieu pendant toute notre existence ? Notre Père céleste et notre Seigneur personnel qui mourut pour nous – Jésus-Christ, le Seigneur Dieu des armées d’Israël – sont-Ils le centre véritable de notre vie, de nos projets, de tout ce que nous espérons ?

Prions sincèrement notre Dieu afin de parvenir à Le « chercher » de tout notre cœur, à marcher avec Lui, à L’aimer, à Le prier, à Le remercier, et L’adorer comme David le fit ! Alors, nous deviendrons véritablement un peuple « selon le cœur de l’Eternel ». Et alors, Dieu nous bénira, nous délivrera, nous guérira, et Il fera briller Sa lumière sur nous, comme jamais auparavant.