Année 2026   Mai-Juin Afficher en grands caractères

Sommes-nous l’Église de cette Pentecôte ?

par Wallace Smith

Jésus-Christ a dit : « Sur ce roc je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16 :18). Les Écritures témoignent que le Christ est le Roc, ou le Rocher, sur lequel Son Église est bâtie et le Fils de Dieu nous a promis que cette Église subsisterait. Elle a vu le jour au cours de la Fête de la Pentecôte, il y a près de 2000 ans, lorsque Dieu répandit Son Saint-Esprit sur un groupe relativement restreint de croyants.

Cette Église existe encore de nos jours et Jésus Lui confia une mission qui débuta à la Pentecôte : « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16 :15-16). Il promit qu’Il serait avec eux à chaque étape de leur chemin lorsqu’ils s’efforceraient d’accomplir leur mission (Matthieu 28 :20). Dans le livre des Actes, nous voyons qu’Il tint cette promesse en accompagnant et en fortifiant Son Église. Nous voyons aussi ce que ce groupe de personnes, relativement restreint et hétéroclite, a pu accomplir grâce à Son soutien. L’impact a été décrit par ceux qui cherchaient violemment à faire taire ce message à Thessalonique : « Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici… » (Actes 17 :6).

Ce petit groupe de personnes n’avait pas Internet, ni même d’imprimerie. Pourtant, il ne tarda pas à se forger la réputation d’avoir « bouleversé le monde ». Auparavant, Jésus avait stupéfié les foules par Sa puissance et Son autorité (Luc 4 :32, 36). L’Église qui vit le jour lors de la Pentecôte en l’an 31 de notre ère allait parcourir le monde avec la même puissance et le même Esprit.

Tout ce qui décrivait ces personnes doit également décrire la suite de l’Église qui vit le jour lors de cette Pentecôte : l’Église qui est capable de bouleverser le monde. Sommes-nous l’Église de cette Pentecôte ? Lorsque nous examinons les caractéristiques des personnes qui faisaient partie de l’Église en l’an 31, pouvons-nous vraiment dire que nous faisons partie de ce même groupe ? Cela dépend de nous, car nous faisons tous partie d’un corps et nous contribuons tous à ce que celui-ci ressemble – ou ne ressemble pas.

Examinons trois caractéristiques de l’Église de cette Pentecôte, car elles devraient aussi nous décrire.

Sommes-nous une Église d’un commun accord ?

L’Église de cette Pentecôte était « d’un commun accord », condition préalable à la réception du Saint-Esprit. « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière » (Actes 1 :14), puis « le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous d’un accord dans un même lieu » (Actes 2 :1, Ostervald). Que ce serait-il passé s’ils n’avaient pas été d’un commun accord dans le même lieu ? S’ils s’étaient disputés et querellés ? En tant qu’êtres humains, il est certain qu’ils avaient parfois des idées divergentes. Et si ces idées avaient pris le dessus au point d’empêcher les disciples d’être réunis au même endroit pour recevoir ce don ? Et si des différences de personnalité les avaient séparés ? Et si certains avaient dit : « J’aime bien ce gars, mais je ne vais pas me retrouver dans la même pièce que lui », ou encore : « Je l’aime comme un frère, mais ne me demandez pas de lui serrer la main, car je ne peux pas oublier ce qu’il a fait » ?

Les disciples réunis lors de cette Pentecôte ne se sont pas comportés ainsi. Le mot grec traduit par « d’un accord » ou « d’un commun accord » est homothumadon. Ce mot, utilisé dix fois dans les Actes, « nous aide à comprendre le caractère unique de la communauté chrétienne. Homothumadon est un mot, composé de deux termes, signifiant “se hâter” et “à l’unisson”. L’image est presque musicale : plusieurs notes sont jouées qui, bien que différentes, s’harmonisent en hauteur et en tonalité. »1

En poursuivant la lecture d’Actes 2, nous voyons homothumadon en action. À quoi ressemble le fait d’être d’un commun accord tout en étant animé par l’Esprit de Dieu ? Voici ce qu’ils firent après que 3000 personnes eurent été baptisées :

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple [Ostervald : “ils étaient tous les jours assidus au temple d’un commun accord”], ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient [en train d’être] sauvés » (Actes 2 :42-47).

Les membres de cette Église n’étaient pas communistes et personne ne s’attendait à ce qu’ils donnent tout ce qu’ils possédaient (ni même qu’ils fassent une telle donation), mais ils avaient une compassion sincère et mutuelle les uns pour les autres. Certains avaient voyagé depuis des contrées lointaines pour être présents à la Pentecôte et soudain, par l’Esprit de Dieu, ils se sentirent plus proches de leurs nouveaux frères et sœurs que de toutes les autres personnes qu’ils avaient connues auparavant. Ils n’avaient plus envie de retourner dans leur pays d’origine, bien qu’ils n’eussent emporté que de quoi rester pendant quelque temps.

Ils partageaient les uns avec les autres car ils aspiraient à continuer de passer du temps ensemble. Ils désiraient être avec ceux qui partageaient un même Esprit, une même entente et une même passion.

Deux chapitres plus loin, nous trouvons une autre description reflétant cet aspect de cette Église. « Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux […] tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin » (Actes 4 :32-35). Ces ressources n’étaient pas données pour permettre la réalisation d’un projet vaniteux, comme certains faux dirigeants l’ont recherché à notre époque. Les gens donnaient parce qu’il y avait des personnes dans le besoin et ils faisaient confiance à leurs dirigeants pour savoir où se trouvaient véritablement ces besoins.

Au-delà même de la sollicitude et de la compassion, les enseignements de l’Église faisaient partie de ce homothumadon, car il est impossible pour l’Église d’être d’un commun accord si nous nous disputons sur ce qui est enseigné. Nous ne pouvons pas être d’un commun accord avec une multitude d’enseignements contradictoires. Une partie de l’unité d’esprit consiste « à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Corinthiens 1 :10).

Le peuple de Dieu « n’était qu’un cœur et qu’une âme » (Actes 4 :32). Lorsque nous partageons un cœur et une âme, nous avons assurément envie de partager nos repas. Lorsque nous allons au cinéma, nous avons envie de voir le film avec le peuple de Dieu, car ce sont les personnes avec lesquelles nous voulons en discuter après. Lorsque vous vous réunissez pour un match de volley-ball, vous souhaitez jouer avec le peuple de Dieu, car ces personnes partagent avec vous quelque chose de plus important que ce sport – et c’est plus précieux d’y jouer avec eux qu’avec d’autres. En tant qu’individus, nous devons être disposés à nous examiner et à chercher, si nécessaire, comment raviver cet état d’esprit. Que faut-il pour que nous ressemblions davantage à la description de ceux qui nous ont précédé au premier siècle ? Comment être davantage d’un commun accord ?

Sommes-nous une Église qui accomplit l’Œuvre ?

L’Église fondée à la Pentecôte de l’an 31 reçut pour mission de porter aux confins de la Terre un message venant de Dieu. Nous voyons cela dès les premiers instants.

Dans Actes 2 :1-3, le récit de la première Pentecôte de l’Église du Nouveau Testament décrit le don miraculeux du Saint-Esprit de Dieu, accompagné de visions et de sons surnaturels. Parmi les dons de cet Esprit, les apôtres reçurent la capacité de s’exprimer dans des langues qu’ils n’avaient jamais pratiquées auparavant (verset 4).

Autour du lieu où ils se réunissaient, ces sons attirèrent des Juifs, « hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel », qui entendirent dans leur propre langue ce que disaient ces hommes de Galilée (Actes 2 :5-6) :

« Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? » (Actes 2 :7-11).

Pierre prononça ensuite ce que nous pourrions qualifier de première Conférence du Monde de Demain. Ce don divin des langues n’était pas fortuit !

Dès l’instant où l’Église de Dieu vit le jour, le premier don miraculeux qui lui fut accordé était la capacité de prêcher l’Évangile au monde ! L’Église du Nouveau Testament commença à accomplir sa mission de prêcher l’Évangile dès le tout premier instant de son existence. Son Dirigeant vivant, Jésus-Christ, utilisa le don initial de Son Esprit pour la rendre capable d’accomplir précisément cette tâche !

Nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer ce fait essentiel et il mérite d’être répété : le premier acte de l’Église de Dieu fut de se mettre immédiatement au travail pour prêcher l’Évangile au monde et le premier don que Dieu accorda à Son Église fut la capacité d’accomplir efficacement cette Œuvre. L’Église vit le jour et commença à prêcher l’Évangile dès son premier souffle, ayant été dotée par Son Père de la puissance nécessaire pour atteindre le monde entier avec Son message.

Il est impossible de séparer l’Église de Dieu et l’Œuvre. Beaucoup essaient de le faire, mais ils servent alors les desseins du diable. Il y a une chose dont ce monde a besoin et Dieu nous donne la force de la lui offrir – sans aucune puissance, grandeur ou sagesse de notre part. Nous n’avons pas le droit de Lui dire d’utiliser quelqu’un d’autre. Nous devons nous atteler à l’Œuvre à laquelle Il nous a appelés.

L’Église de la Pentecôte de l’an 31 prêchait assurément l’Évangile et ses dirigeants furent convoqués devant certains des plus hauts responsables gouvernementaux de l’époque pour cette raison. « Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus » (Actes 4 :18). Aujourd’hui, pour beaucoup de ceux qui vivent dans le monde occidental, il est facile d’imaginer un gouvernement permissif, car nous sommes habitués à entendre les gens ridiculiser leurs dirigeants en toute impunité. Mais les hommes auxquels les apôtres devaient rendre des comptes avaient le pouvoir de vie ou de mort sur eux. Ils pouvaient les faire exécuter d’un simple ordre.

Sachant cela, Pierre et Jean auraient pu dire : « Eh bien, il semble que la porte se referme, car il est vraiment difficile d’accomplir l’Œuvre à notre époque. Nous pourrons peut-être nous le permettre lorsque nous aurons un budget plus conséquent et quand les choses seront beaucoup plus sûres nous chercherons à accomplir l’Œuvre. Entre-temps, concentrons-nous sur les weekends familiaux, des repas en commun et des études bibliques locales. »

Mais ils ne firent pas cela. Au contraire, voyez ce que rapporte la parole inspirée de Dieu : « Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4 :19-20).

C’est une déclaration d’engagement absolu. C’est le langage de ceux qui n’ont pas d’autre choix. Face à ces hommes qui leur ordonnaient de ne pas prêcher l’Évangile du Royaume à venir de Jésus-Christ et qui pouvaient les faire périr, Pierre et Jean leur répondirent en substance : « Peu importe ce que vous ferez avec notre vie, quelles que soient les paroles que vous envisagez d’utiliser pour nous accuser et quelles que soient les souffrances que vous vous apprêtez à nous infliger, nous ne pouvons rien faire d’autre que prêcher ce message. »

Il est facile de se laisser entraîner dans des distractions et des controverses qu’il n’appartient pas à l’Église de résoudre dans ce monde. Notez bien pourquoi les apôtres avaient des ennuis. Ce n’était pas pour s’être impliqués dans les controverses politiques de l’époque, bien qu’il y en eût beaucoup, comme aujourd’hui.

Nous devrions avoir honte si nous nous attirons des ennuis à cause des querelles de ce monde. Laissons les « morts » se disputer à propos de ces choses (Luc 9 :60). Nous avons un message vivant qu’aucun d’entre eux ne peut porter. Les passions de ce monde ne correspondent pas à celles de Dieu. Se laisser entraîner dans des disputes mondaines est un piège tendu par le diable et nous voyons que l’Église de cette Pentecôte n’est pas tombée dedans.

À une autre occasion, les apôtres furent encore arrêtés par les autorités juives pour avoir prêché l’Évangile. Cette fois-ci, ils furent libérés de prison par un ange (Actes 5 :17-19). Un miracle ! Si nous avions été parmi les apôtres, nous aurions pu supposer que nous allions être mis en sécurité, voire ramenés auprès de nos épouses respectives et de nos proches qui s’inquiétaient pour nous.

Mais que dit l’ange ? « Allez, tenez-vous dans le temple, et annoncez au peuple toutes les paroles de cette vie » (Actes 5 :20). Autrement dit : « Continuez de faire ce pour quoi vous venez d’avoir des ennuis et avez été menacés. Et faites-le à l’endroit où l’on vous trouvera le plus facilement, au milieu du temple ! » Et ils n’hésitèrent pas :

« Ayant entendu cela, ils entrèrent dès le matin dans le temple, et se mirent à enseigner. Le souverain sacrificateur et ceux qui étaient avec lui étant arrivés, ils convoquèrent le sanhédrin et tous les anciens des fils d’Israël, et ils envoyèrent chercher les apôtres à la prison. Les huissiers, à leur arrivée, ne les trouvèrent point dans la prison. Ils s’en retournèrent, et firent leur rapport, en disant : Nous avons trouvé la prison soigneusement fermée, et les gardes qui étaient devant les portes ; mais, après avoir ouvert, nous n’avons trouvé personne dedans. Lorsqu’ils eurent entendu ces paroles, le commandant du temple et les principaux sacrificateurs ne savaient que penser des apôtres et des suites de cette affaire. Quelqu’un vint leur dire : Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple, et ils enseignent le peuple. Alors le commandant partit avec les huissiers, et les conduisit sans violence, car ils avaient peur d’être lapidés par le peuple » (Actes 5 :21-26).

Les sacrificateurs reconnurent qu’il se passait quelque chose de miraculeux et que l’auditoire était réceptif. Par conséquent, les choses se passèrent différemment : « Bien le bonjour, messieurs ! Nous voyons que vous prêchez encore aujourd’hui. C’est bien. Le souverain sacrificateur aimerait vous parler. Pourriez-vous nous accompagner ? »

Mais une fois les portes closes, le discours fut bien différent : « Après qu’ils les eurent amenés en présence du sanhédrin, le souverain sacrificateur les interrogea en ces termes : Ne vous avons-nous pas défendu expressément d’enseigner en ce nom-là ? Et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme ! Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 :27-29).

La seule raison pour laquelle les apôtres ne furent pas mis à mort fut que Gamaliel, la seule voix rationnelle au sein du conseil, suggéra que si l’œuvre des apôtres n’était pas véritablement de Dieu, elle mourrait d’elle-même, mais que si elle l’était, lui et ses pairs risquaient de lutter contre Dieu Lui-même (Actes 5 :34-39). Ses collègues « se rangèrent à son avis. Et ayant appelé les apôtres, ils les firent battre de verges, ils leur défendirent de parler au nom de Jésus, et ils les relâchèrent. Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. Et chaque jour, dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner, et d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ » (Actes 5 :40-42).

Les apôtres furent miraculeusement libérés, mais pour faire quoi ? Pour continuer à prêcher et à être battus. Quoi qu’il en soit, ils ne cessèrent pas.

Certains de ceux qui professent le nom de « l’Église de Dieu » cherchent à détourner les agneaux du troupeau, en essayant de les convaincre que ce n’est plus le moment de faire l’Œuvre, que c’est désormais trop difficile, ou que Dieu n’ouvre plus les mêmes portes qu’à l’époque de M. Armstrong. Ils affirment que c’est le moment de se recentrer sur nous-mêmes. Que ceux qui tiennent de tels propos y croient sincèrement ou non, ces paroles viennent de Satan le diable. Si elles ne sont pas prononcées par des séducteurs eux-mêmes, elles le sont par des gens qui se sont laissé séduire. À notre époque, certains prétendent que l’argent se fait rare et que peu de gens répondent à l’appel, ou encore que Dieu n’appelle plus personne. Cependant, l’Église fondée à la Pentecôte de l’an 31 aurait dit quelque chose de bien différent : « Eh bien, puisqu’ils ne font que nous battre et ne nous exécutent pas, nous sommes toujours en vie, donc la porte est encore ouverte ! »

Il est honteux d’avoir le Saint-Esprit et de ne pas être disposé à faire la volonté de Celui qui s’est sacrifié pour que nous puissions recevoir cet Esprit. Le premier souffle de l’Église, formée à la Pentecôte de l’an 31, était la prédication de l’Évangile. Au fil des siècles, les derniers mots de beaucoup de serviteurs de Dieu qui nous ont précédés en tant que martyrs étaient à propos de la prédication de l’Évangile. Si nous disons qu’il n’est plus nécessaire d’accomplir l’Œuvre, nous déshonorons à la fois leur mémoire et ce que Jésus-Christ cherche à accomplir dans Son corps.

L’Église fondée lors de cette Pentecôte comprend que la prédication du message de l’Évangile au monde entier est une nécessité. Si nous sommes cette Église, nous aurons cette même vision.

Sommes-nous une Église courageuse ?

Il est facile de penser que seuls les ministres ont besoin de courage pour prêcher l’Évangile, mais l’ensemble de l’Église fondée ce jour de la Pentecôte était composée de membres qui avaient besoin de courage. Ils reconnurent que cette responsabilité incombait à chaque membre.

Cela ne signifie pas que chacun d’entre nous devrait créer sa propre chaîne YouTube et prêcher à sa manière. Cependant, Dieu vous a-t-Il déjà donné une occasion naturelle de parler de vos croyances ? Dans mon ancien emploi, j’avais de temps à autre de telles occasions dans mon bureau, lorsqu’un collègue m’interrogeait sur mes convictions religieuses (1 Pierre 3 :15). Je suis certain que beaucoup d’entre vous ont aussi de telles occasions.

Les Écritures nous disent que toute l’Église a besoin de courage. Avant de devenir l’apôtre Paul, Saul le pharisien haïssait profondément l’Église de Dieu. Il croyait que tous ses membres étaient des hérétiques corrompant les hommes, les femmes et les enfants. Il persécutait intensément les disciples et cela le poussait à montrer quelques individus en exemples. Le chapitre 8 des Actes commence juste après que les autorités religieuses eurent fait un exemple d’Étienne en le lapidant à mort.

« Saul avait approuvé le meurtre d’Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie. Des hommes pieux ensevelirent Étienne, et le pleurèrent à grand bruit. Saul, de son côté, ravageait l’Église ; pénétrant dans les maisons, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison » (Actes 8 :1-3).

Imaginez des individus en colère qui attaqueraient non seulement ceux qui travaillent à notre siège central, mais qui viendraient aussi chez vous pour emmener votre épouse à cause d’une réponse qu’elle aurait donnée à un employé de caisse au sujet de ses croyances. Ils viendraient arracher vos enfants de votre maison.

Que feriez-vous ?

Voici ce qu’ils firent : « Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole » (Actes 8 :4) Les persécutions intenses ne les arrêtèrent pas, car ils comprenaient que ce qui avait débuté à la Pentecôte de l’an 31 les concernait tous.

Dieu dirigea parfois l’ancien Israël vers les exemples des nations païennes qui les entouraient, pas pour qu’ils adorent des dieux étrangers, mais pour aider les Israélites à voir comment ils adoraient l’Éternel (par ex. Ézéchiel 5 :7). Ce concept me rappelle un récit issu de la Deuxième Guerre mondiale. Beaucoup de gens ignorent que les Témoins de Jéhovah, en Europe, furent rassemblés et placés dans des camps de concentration, comme les Juifs. Leur message n’est pas le véritable Évangile ! Qu’il n’y ait aucun doute là-dessus. Cependant, ils croient qu’ils ont le devoir de prêcher leur message face à toute persécution qui pourrait leur être infligée.

J’ai visionné un documentaire à ce sujet illustrant leur dévotion. Dans un camp de concentration où étaient détenus de nombreux Témoins de Jéhovah, la rumeur s’était répandue parmi leurs geôliers nazis qu’il se passait quelque chose de suspect dans l’un des bâtiments. Alors que les gardes firent irruption dans la pièce, fusils au poing (s’attendant peut-être à voir des gens creuser un tunnel pour s’échapper ou constituer une cache d’armes artisanales illégales), ils découvrirent un groupe de prisonniers en train d’imprimer des exemplaires d’une publication qu’ils avaient produite. À l’aide de pièces de machines introduites clandestinement dans le camp, ils avaient assemblé un miméographe en état de marche et produisaient des exemplaires d’une revue expliquant leur religion, à l’intérieur même du camp de concentration !

Le documentaire rapportait le choc total des gardes nazis qui n’en croyaient pas leurs yeux et qui leur demandèrent à plusieurs reprises : « Que faites-vous ? Que faites-vous ? » Leur réponse : « Vous ne comprenez pas. Nous devons le faire. »

Dieu trouverait-Il aujourd’hui ce genre d’engagement et de dévouement de notre part ? Nous qui portons Son message au monde ? Ou trouverait-Il des personnes cherchant des excuses ? Si nous tenons bon, avec courage, en tant qu’Église fondée à la Pentecôte de l’an 31, Il trouvera ce courage. Sommes-nous l’Église de cette Pentecôte ?

L’ADN « spirituel » de ces premiers disciples est en nous : le Saint-Esprit nous relie à eux au cours des 2000 années écoulées. Cependant, le fait que nous soyons réellement cette Église ne relève pas du hasard, c’est un choix. Ne déshonorons pas le nom que nous portons. Soyons cette Église !


1. The Outline of Biblical Usage