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Lettre co-ouvrière, 17 mars 2026

par Gerald Weston

Chers frères et sœurs, chers co-ouvriers en Christ,

Ceux d’entre vous qui sont baptisés et qui assistent à nos assemblées hebdomadaires du sabbat se préparent activement à célébrer la Pâque de la nouvelle alliance, le soir du 31 mars de cette année, suivie par les sept Jours des Pains sans Levain qui débuteront le lendemain soir. Cependant, certains d’entre vous, parmi les co-ouvriers fidèles et dévoués, ne sont peut-être pas aussi familiers avec ces célébrations.

Ces deux Fêtes sont mentionnées dans les épîtres de l’apôtre Paul à l’Église de Dieu de Corinthe. Il y avait dans la congrégation un homme qui entretenait des relations illicites avec sa belle-mère. Les membres le savaient, mais ils lui permettaient de rester au sein de leur communauté. Paul utilisa à quatre reprises l’expression « enflés d’orgueil » pour décrire leur compassion inappropriée envers cet homme (1 Corinthiens 4 :6, 18, 19 ; 5 :2). Ils devaient l’exclure de l’Église pour son bien – afin de le réveiller – et pour empêcher que le péché ne se propage davantage au sein de la congrégation.

Il poursuivit en expliquant : « C’est bien à tort que vous vous glorifiez [dans une propre justice remplie d’orgueil]. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? » (1 Corinthiens 5 :6). Tolérer un péché aussi flagrant au sein de la congrégation inciterait certains à se relâcher et le péché se propagerait aux autres, tout comme un peu de levain dans une pâte la fait gonfler entièrement. Il leur ordonna : « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé » (verset 7).

Pourquoi appela-t-il le Christ « notre Pâque » ? Combien de personnes réalisent que la « Cène », représentant le dernier repas de Jésus, était en réalité la Pâque ? (Luc 22 :7-20 ; voir aussi Matthieu 26 et Marc 14) Ce n’est pas un hasard s’Il prit ce dernier repas avec Ses disciples, avant d’être brutalement arrêté, flagellé, crucifié et mis au sépulcre – tout cela pendant le jour de la Pâque. Ce fut prédit environ 1500 ans plus tôt en Égypte, lorsque les Israélites immolèrent des agneaux ou des chevreaux, avant d’enduire les poteaux et le linteau de leurs portes du sang de ces animaux sacrifiés pour protéger leurs premiers-nés de la mort. De la même manière, nous devons aussi être couverts par l’effusion du sang, non pas celui d’agneaux ou de chevreaux, « mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1 :19).

Paul expliqua aux Corinthiens que nous devons répondre comme il se doit à la Pâque de la nouvelle alliance en éliminant le péché de notre vie. « Célébrons donc la fête [puisque le Christ s’est sacrifié pour nous], non avec du vieux levain, non avec un levain de la malice et de la méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité » (1 Corinthiens 5 :8). La Fête qui suit immédiatement la Pâque est clairement la Fête des Pains sans Levain. Notez que cette instruction de « célébrer la fête » s’adressait aux frères et sœurs d’origine païenne de Corinthe. Elle n’était pas réservée aux seuls Juifs.

De nombreux chrétiens, sincères mais mal informés, pensent que le dimanche de Pâques a remplacé la Pâque biblique. Ils pensent aussi que les Jours des Pains sans Levain relèvent de « l’ancienne alliance » et qu’ils sont donc abolis. Rien n’est moins vrai ! Cependant, c’est une idée très ancienne. La controverse quartodécimane [un mot signifiant “quatorzième”] est un différend qui eut lieu entre le 2e et le 4e siècle de notre ère, pour savoir s’il fallait observer la Pâque ou les Pâques. De nombreuses sources créent la confusion en affirmant qu’il s’agissait d’une controverse sur la date de la célébration des Pâques, mais c’est totalement faux. Il s’agissait de savoir s’il fallait commémorer la mort du Christ au cours de la Pâque biblique le 14e jour de nisan, ou célébrer Sa résurrection lors du dimanche de Pâques. (Pour approfondir ce sujet, demandez un exemplaire gratuit de notre brochure La vérité au sujet des Pâques.) L’historien Eusèbe, partisan de l’empereur Constantin, écrivit à propos de cette controverse :

« Anicet [l’évêque de Rome] ne pouvait pas en effet persuader à Polycarpe [un disciple de Jean] de ne pas observer ce qu’avec Jean, le disciple de notre Seigneur, et avec les autres apôtres, dont il avait été le familier, il avait toujours observé [c’est-à-dire la Pâque biblique]. Polycarpe de son côté n’amena pas non plus à l’observance Anicet, qui lui dit qu’il fallait conserver la coutume des presbytres [les anciens] qui avaient précédé » (Histoire ecclésiastique, Eusèbe, livre 5, librairie Alphonse Picard, p. 129, traduction Émile Grapin).

Il convient de noter que Polycarpe suivait les apôtres de Jésus, tandis que l’évêque de Rome suivait un autre groupe de dirigeants non identifiés. Selon vous, qui devrions-nous suivre ? Toujours au 2e siècle, Polycrate (un disciple de Polycarpe) entra lui aussi en conflit avec les Églises occidentales, dirigées par Victor, l’évêque de Rome alors en place. Voici à nouveau ce qu’écrivit Eusèbe :

« Les évêques de l’Asie, qui affirmaient avec force qu’il fallait conserver l’ancienne et primitive coutume qui leur avait été transmise [la Pâque biblique], avaient à leur tête Polycrate. Lui-même aussi, dans une lettre qu’il écrivit à Victor et à l’église de Rome, expose en ces termes la tradition venue jusqu’à lui : “Nous célébrons donc avec scrupule le jour sans rien ajouter ni retrancher. C’est encore en effet dans l’Asie que se sont éteintes de grandes lumières […] Philippe, l’un des douze qui s’est endormi […] Jean, qui a reposé sur la poitrine du Sauveur […] Polycarpe à Smyrne […] Ceux-là ont tous gardé le quatorzième jour de la Pâque selon l’Évangile, ne s’écartant en rien, mais suivant la règle de la foi. Et moi-même aussi, Polycrate, le plus petit d’entre vous tous, je garde la tradition de ceux de ma parenté dont j’ai suivi certains […] Je n’ai pas peur de ce qu’on fait pour nous émouvoir, car de plus grands que moi ont dit : "Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes"” » (ibid., pp. 123-125).

Obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes n’était pas chose facile à cette époque, car le pouvoir de l’État s’opposait à eux. Mais cela ne l’est davantage aujourd’hui. La plupart préfèrent suivre les traditions transmises par leur famille et leurs amis plutôt que par le Christ et Ses apôtres. La Pâque est une commémoration du sacrifice du Christ pour nous et nous en avons tous besoin ! « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 :23).

Jésus dit à Ses disciples : « J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir […] Et il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous » (Luc 22 :15, 19-20).

Beaucoup comprennent mal ce que Paul écrivit plus loin aux Corinthiens, dans la même épître : « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11 :26). Ils interprètent cela en affirmant que nous devrions partager les symboles de Ses souffrances et de Sa mort aussi souvent que nous le souhaitons, mais il ressort clairement de l’ensemble de l’épître que Paul faisait référence au fait de prendre le pain et le vin lors de la Pâque – « une commémoration annuelle » (1 Corinthiens 11 :23 ; 5 :7-8).

Nous entendons beaucoup parler de l’amour que Jésus nous porte, et la Pâque démontre que c’est bien le cas, mais le christianisme traditionnel ne dit presque rien sur la Fête des Pains sans Levain qui lui succède. Cette Fête de sept jours montre que nous devons répondre à l’amour de Dieu. Nous ne devons pas rester « tels que nous sommes ». Nous devons nous repentir – changer – en identifiant le péché et en le sortant de notre vie. Malheureusement, bien trop de gens parlent de Jésus, mais ils parlent d’un Jésus très différent de Celui des Écritures (2 Corinthiens 11 :4).

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La Pâque et la Fête des Pains sans Levain sont des moments privilégiés pour le peuple de Dieu. Nous qui sommes ici à Charlotte, en Caroline du Nord, nous vous souhaitons à tous une saison des Fêtes riche en bénédictions. Chers frères et sœurs, chers co-ouvriers, merci pour vos prières et votre soutien fidèle. Que votre récompense soit grande au retour du Christ !

Au service du Christ,

Gerald E. Weston