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Aimer le monde ou aimer Dieu

par Gerald Weston
Gerald Weston
Gerald Weston
Rédacteur en chef

Les frères et sœurs dans l’Église qualifient souvent la dernière Fête des Tabernacles comme « la meilleure de toutes les Fêtes ». Mais chaque nouvelle Fête ne sera pas forcément la « meilleure d’entre toutes », car nous pouvons parfois nous retrouver cloués au lit à cause d’une maladie ou d’un accident. D’autres circonstances peuvent aussi assombrir la Fête d’un membre en particulier. Avec la crise du Covid-19, la dernière Fête des Tabernacles fut assurément éprouvante et différente pour beaucoup d’entre nous.

Au cours de la Fête des Tabernacles 2019, j’avais donné un sermon sur la nature temporaire de la vie et c’est un sujet dont je voudrais encore parler dans cet éditorial. Résider dans des demeures temporaires pendant quelques jours nous rappelle que nous sommes des voyageurs qui ne passent que pour une brève période de temps. Dieu est éternel. Nous sommes temporaires. Chaque année qui passe, nous réalisons davantage cette réalité. Je dois admettre que je parle souvent de la nature éphémère de la vie car c’est un sujet qui me fascine. Un enfant ou un jeune pense que cela « prend une éternité » d’atteindre la prochaine étape, peut-être à 10, 13, 16, 18 ou 21 ans. Mais la réalité commence vraiment à s’installer chez la plupart des gens entre 30 et 40 ans. Le fait que notre vie soit très courte devient plus visible à chaque nouvelle décennie qui s’écoule.

La vie éternelle ne nous est pas octroyée dès la naissance. C’est un don de Dieu (Romains 6 :23). Le frère de Jésus a écrit : « Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1 :12). Oui, la vie éternelle est une couronne, mais elle n’est pas donnée automatiquement. Elle est octroyée à ceux qui aiment Dieu. Mais que cela signifie-t-il ? Nous pensons peut-être le savoir, mais est-ce vraiment le cas ?

Un avertissement essentiel de la part de “l’apôtre de l’amour”

L’apôtre Jean nous dit que l’amour du monde est incompatible avec l’amour de Dieu : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde » (1 Jean 2 :15-16). Jean pensait probablement au jardin d’Éden en écrivant cela, car il nous est dit que « la femme vit que l’arbre était bon à manger [la convoitise de la chair] et agréable à la vue [la convoitise des yeux], et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence [l’orgueil de la vie] ; elle prit de son fruit, et en mangea » (Genèse 3 :6). En prêchant au sujet de ces versets de la Genèse, M. Armstrong élevait souvent la voix en lançant que la majorité des membres de l’Église ne comprenaient pas cela. Le temps lui a donné raison ! Comprenons-nous cela ?

Ces trois motivations de la nature humaine sont étroitement liées et elles « s’alimentent » l’une l’autre. Voyez à quel point certains individus, y compris au sein de l’Église, sont esclaves de la convoitise de la chair. Des adolescents comme des adultes cèdent à la tentation du vapotage, du tabac, du cannabis ou d’autres drogues afin de nourrir leur appétit de la chair et d’avoir l’air plus matures, ou plus mondains, aux yeux des autres. D’autres abusent de l’alcool. Combien achètent un objet « juste pour l’avoir », alors qu’ils n’en ont pas les moyens ? Il n’y a rien de mal à acheter une nouvelle robe ou une nouvelle voiture, ou bien à déménager dans une maison plus grande, si vous en avez les moyens – mais beaucoup se mentent à eux-mêmes en pensant qu’ils peuvent se le permettre. Nous vivons dans une société consumériste et il serait naïf de croire que cette tendance ne nous affecte pas. Autour de nous, tout est de l’infopublicité ! La société nous tente sans relâche à croire que le bonheur se trouve dans de nouveaux biens matériels. Les chaussures de sport hors de prix de notre adolescence deviennent la dernière voiture à la mode lorsque nous avons un emploi. Dans les deux cas, ce n’est pas un péché, mais c’est une illusion de croire que le bonheur se trouve dans de tels objets. Les biens matériels et les loisirs, comme une fin en soi, n’ont jamais produit un bonheur durable – pas plus que la convoitise de la chair.

Internet a assurément exacerbé la convoitise des yeux. La pornographie est un immense problème affectant des hommes et des femmes de tous âges. David a écrit : « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux » (Psaume 101 :3). Dans ma Bible, une note mentionne que mauvais signifie également vain ou futile.

La futilité n’est pas le seul problème. Des conséquences malheureuses affectent notre vie lorsque nous nous adonnons à de telles convoitises. Jésus donna cette célèbre instruction : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 :28). Il n’est pas surprenant que David priât Dieu de détourner « [ses] yeux de la vue des choses vaines » (Psaume 119 :37). Mais, comme nous le savons, lors d’un moment de faiblesse, David échoua en ne résistant pas à la tentation et cela le conduisit à la plus grande erreur de sa vie (1 Rois 15 :5). Son fils Salomon conseilla avec sagesse : « Que tes yeux regardent en face, et que tes paupières se dirigent devant toi » (Proverbes 4 :25).

Se focaliser sur soi ou sur les autres ?

Le désir de se mettre en avant est omniprésent dans notre nature et celui-ci doit être réprimé. L’éducation est utile lorsqu’elle est bien utilisée, mais comme Paul l’expliqua aux Corinthiens, « la connaissance enorgueillit, mais l’amour édifie » (1 Corinthiens 8 :1, Colombe). Dieu veut que nous réussissions et que nous fassions de notre mieux, mais jamais au détriment d’une autre personne. Jésus se focalisa sur le fait de servir les autres et non de se mettre en avant (Philippiens 2 :5-11). Chercher à s’élever au lieu de se focaliser à servir les autres est ce qui fit chuter Lucifer (Ésaïe 14 :12-15).

Le livre de l’Ecclésiaste est souvent lu pendant la Fête des Tabernacles et il contient de nombreuses leçons pour chacun d’entre nous au sujet de la convoitise de la chair, de la convoitise des yeux et de l’orgueil de la vie. Ces choses appartiennent au monde et Jean nous dit que « le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2 :17). Parfois, la vie peut sembler longue, mais en réalité elle est incroyablement courte. La convoitise et l’orgueil ont provoqué la chute de nos tout premiers parents. Ils devaient choisir entre deux arbres – représentant deux chemins – et chacun d’entre nous doit affronter le même choix. Ces deux chemins mènent à des issues bien différentes : la couronne de la vie éternelle ou l’obscurité des ténèbres à tout jamais.

Comprenons-nous cela ?

Jésus n’a pas édulcoré le défi qu’Il nous lança, en donnant cet enseignement : « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7 :13-14).

L’avertissement de Jean de ne pas aimer le monde doit être bien plus qu’un passage à mémoriser. Nous devons comprendre pleinement ce que ces paroles signifient. Nous devons mener une guerre valeureuse contre les attraits de la chair, de l’esprit et du cœur. C’est uniquement à cette condition que nous pourrons obtenir la couronne de vie qui échappe à tant de gens.

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