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Le cœur d’un champion

par Roderick Meredith
(1930-2017)
Al Oerter, champion olympique du lancer de disque en 1960
Al Oerter, champion olympique du lancer de disque en 1960.

Il était intéressant de voir les jeunes athlètes « donner tout ce qu’ils pouvaient » lors des derniers jeux Olympiques. Ces jeunes du monde entier ont passé des années à travailler, à s’entraîner, à se discipliner et à viser un BUT – un but transcendant tout le reste.

Malheureusement, trop souvent, nous les chrétiens, ne réussissons même pas à commencer à avoir le zèle et le dévouement qu’il faudrait envers notre but suprême – la vie éternelle dans le Royaume de Dieu, en tant que fils de Dieu à part entière, avec un corps glorifié pour accomplir, avec joie et enthousiasme, de grands projets dans tout l’univers ! Nos pensées ne sont pas assez souvent orientées complètement sur le grand BUT qui nous attend.

Dieu inspira l’apôtre Paul à comparer nos efforts à ceux des athlètes olympiques : « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible » (1 Corinthiens 9 :24-25). Notez qu’un athlète de haut niveau doit être tempéré en toutes choses. Il ne fume pas. S’il boit de l’alcool, il le fait avec modération – et il s’en abstient même juste avant l’épreuve. Les athlètes doivent en tout temps « contrôler » leur corps, leurs pensées et leurs émotions. Ils doivent « penser d’une manière positive », « avoir les nerfs tendus », et se CONDUIRE de façon à donner le meilleur d’eux-mêmes !

Ils ne négligent rien qui puisse les faire échouer, car ils savent qu’ils ne se préparent pas à un après-midi récréatif avec des enfants. Ils seront en compétition avec d’autres athlètes mondiaux de haut niveau. Ils savent que la plupart d’entre ceux-ci seront fortement motivés à GAGNER pour l’honneur de leur famille, de leurs amis et celui de la nation entière qu’ils représentent. Ils savent, par exemple, que les athlètes américains feront tout pour monter sur le podium, et voir le drapeau américain monter sur le mât au son des trombones, des trompettes et de divers instruments interprétant l’hymne national en leur honneur – et en celui de leur nation.

Quelle inspiration pour ces jeunes athlètes qui ont réussi à atteindre la victoire, en gagnant une médaille d’or aux jeux Olympiques ! En atteignant ce but, ils auront peut-être atteint le plus haut sommet de leur vie terrestre. En effet, tout l’entraînement ardu, commencé tôt le matin et finissant souvent tard le soir, venant souvent en complément d’un travail régulier ou d’une carrière professionnelle – tous ces sacrifices personnels, toutes ces restrictions, tous ces renoncements à certains amusements et à une certaine vie sociale – tout cela aura montré, en ces instants de gloire, qu’il en valait largement la peine.

Aux jeux Olympiques de 1960, Jeff Farrell était un espoir américain de haut niveau en natation. Six jours avant les épreuves olympiques, il fut emmené à l’hôpital pour une crise d’appendicite. Le reste de l’histoire fut raconté dans Parade Magazine du 18 février 1996 :

    « Avec des coutures non encore cicatrisées et contre les ordres du médecin, Farrell entreprit à la fois l’épreuve du 100 mètres et du 200 mètres. “J’ai fini troisième à l’épreuve du 100 mètres et je ne pouvais pas faire partie de l’équipe car, seuls les deux premiers finalistes étaient sélectionnés”, dit Farrell. “Mais j’appris ensuite que deux équipes de relais seraient constituées avec les six finalistes du 200 mètres.”
    Farrell fit partie des équipes du relais, et nagea les manches finales qui conduisirent les U.S.A à l’obtention de deux médailles d’or et à deux records du monde. “Je voulais gagner une médaille d’or olympique, et rien ne pouvait m’arrêter”, dit Farrell. »

« Rien » ne pouvait l’arrêter de nager ? C’est cela « l’attitude d’un champion » ! Un vrai champion SURPASSE TOUT pour arriver au but. Il ne regarde pas en arrière pour voir si « l’autre athlète » est en train de le rattraper. Au contraire, il fonce de tout son être – « tête baissée » comme on dit – vers la ligne d’arrivée.

Après avoir décrit son profond désir d’atteindre son BUT – pour participer à la résurrection des morts – l’apôtre Paul a écrit : « Ce n’est pas que j’ai déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3 :12-14).

Paul a dit : « Je COURS vers le but. » Combien d’entre nous ont-ils à cœur de « foncer tête baissée » vers le Royaume de Dieu ? Combien d’entre nous se disciplinent-ils vraiment pour se lever tôt chaque matin, afin de PRIER sérieusement et assez longtemps, avant de faire quoi que ce soit d’autre ? Combien d’entre nous se disciplinent-ils aux « Olympiades spirituelles », auxquelles nous sommes tous engagés, en prenant régulièrement le temps d’étudier intensivement la Bible, de méditer et de jeûner ? Combien d’entre nous consacrent-ils vraiment leur VIE à Dieu, pour être avec Lui à jamais ?

Aux jeux Olympiques de 1960, le meilleur lanceur américain du disque était Al Oerter. On lui donnait une petite chance de battre le tenant du titre mondial, Ludvik Danek, de Tchécoslovaquie, qui avait gagné 45 compétitions. L’article de Parade Magazine mentionné ci-dessus nous raconte la suite :

    « Il semblait difficile de battre Danek, même en étant au mieux de sa forme physique, disait récemment Oerter. Mais, une semaine environ avant la compétition, j’étais blessé à la cage thoracique. La douleur était atroce, et les médecins disaient qu’il n’était pas possible que je puisse concourir. En d’autres circonstances, j’aurais démissionné. Mais je me souviens d’avoir clairement dit : “Ce sont les jeux Olympiques et tu MOURRAS pour eux !” Je le pensais vraiment. Aussi, le jour de la compétition, je décidai d’accomplir un effort suprême pour faire un lancer malgré la douleur. Après le cinquième essai, je mis toute mon énergie dans le dernier lancer suivant. La douleur était incroyable. Je ne vis pas où le disque atterrit. La tête me tourna pendant quelques secondes et ma vision s’obscurcit. Puis, j’entendis une formidable clameur, on annonçait que j’avais battu le précédent record olympique, et que j’étais à la première place. Le sixième et dernier lancer était bon ; j’étais champion olympique. »

Souvenez-vous de la déclaration d’Oerter : « Ce sont les jeux olympiques, et tu MOURRAS pour eux ! »

Combien plus cette déclaration devrait-elle résonner pour nous, qui nous efforçons de parvenir au BUT suprême, à devenir des membres à part entière de la Famille de Dieu ! Nous ne devons JAMAIS prendre notre appel à la légère ! Comme l’apôtre Paul l’a dit à Timothée, nous devons « être animés » par le don du Saint-Esprit. Avec l’aide et l’inspiration du Christ vivant en nous, nous devons fortement désirer de nous joindre à Lui et aux saints glorifiés, en montant dans le ciel de Jérusalem. Puis, avec le Christ, nous redescendrons dans la GLOIRE sur cette terre, pour REGNER avec notre Sauveur sur toutes les nations. De tout notre être, nous devons nous efforcer à faire partie de la première résurrection : « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! la seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans » (Apocalypse 20 :6).

Quoique beaucoup d’entre nous ne possèdent plus une grande forme physique, nous pouvons et nous devons quand même développer un « cœur de champion. » Il faut que nous parvenions à comprendre et à apprécier le BUT magnifique, que Dieu a mis devant nous en nous appelant. Puis, nous devons désirer « aller de l’avant », quitte à MOURIR pour ce but, si nécessaire !

Révisons régulièrement la leçon tirée de la parabole de la « perle de grand prix » . En effet, Jésus nous a appris que « le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » (Matthieu 13 :45-46). Vous et moi, voulons-nous vendre « tout » ce que nous avons pour acquérir cette « perle » ? Voulons-nous nous discipliner, continuellement, comme le font les jeunes athlètes olympiques, en vue de parvenir à notre but ultime ?

Bien que la plupart d’entre nous ne soient pas des « champions » par nature, nous pouvons le devenir pour Jésus-Christ ! Nous pouvons nous soumettre à Lui et recevoir Sa force, Sa nature et Son caractère. Car, si nous essayons sincèrement et de toutes nos forces, Dieu nous pourvoira l’aide dont nous avons besoin : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement […] ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2 :12-13).

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